Du plaisir à la passion à travers le prisme de photographies, de commentaires œnologiques et autres
26 Février 2026
Avec une superficie de totale de 331 699 km² le Vietnam forme un immense S qui s’étend sur toute la longueur de la péninsule indochinoise et que baigne la mer de Chine sur son flanc oriental. Le territoire vietnamien s’étend sur 1 750 km du nord au sud, ne dépasse pas de 600 km en son point le plus large. La partie la plus étroite, à proximité du 17e parallèle, mesure 50 km. Ce pays partage 1420 km de frontières avec la Chine au nord, 2340 km avec le Laos et 1450 km avec le Cambodge (y compris la frontière maritime) à l’ouest. Il possède en outre une large façade maritime (3260 km) comprenant des milliers d’archipels qui s’étendent du golf du Tonkin au golfe de Thaïlande.
Cet article s'enrichira au fur et à mesure des futures parutions.
Prenez le temps de laisser défiler les photos, sur grand écran de préférence.
Ho Chi Minh était et est toujours un héros national.
Également connu sous le nom de "Grand Oncle Ho", il est le père fondateur du Vietnam moderne. Son corps momifié est gardé au mausolée à Hanoï (que l’on peut visiter).
Il a été reconnu comme Héros de la Libération Nationale et Grand Homme de Culture par l’UNESCO en 1987.
La plus importante ville du pays, Ho Chi Minh-Ville (l’ex Saigon), porte son nom. Et il est la seule personne qui soit sur les billets du pays.
Tout le monde au Vietnam est millionnaire et il y a beaucoup de milliardaires car 1 € vaut environ 30 800 VND (Dong) donc quand vous changez 50 euros pour de la monnaie locale, vous devenez millionnaire ! Il est donc normal que vous payez 100 000 à 500 000 Dongs pour un dîner ou plus d’un million de Dongs pour une nuit d’hôtel !
Ainsi l'hôtel de ville illumine son faîte.
Le prince et les flambeaux, tout y brille, et la fête
Ce soir va resplendir sur ce comble éclairé,
Comme l'idée au front du poète sacré.
Victor Hugo
L'hôtel de ville de Hô Chi Minh-Ville ou siège du Comité populaire
L'hôtel de ville de Hô Chi Minh-Ville est un palais construit par l'architecte français Paul Gardès de 1902 à 1908 au centre de Saïgon en Indochine à l'époque qui est maintenant Hô Chi Minh-Ville, la plus grande ville du pays. C'est un exemple de l'architecture coloniale française.
Il se trouve dans le 1er arrondissement de Hô Chi Minh-Ville
Ces cils
Ces battements de cils
Pour chasser les poussières
Des rêves que je fais
Comme si je ne pouvais croire
Que le monde est réel,
Que tout ce que je vois
Est véritable et vrai
Et je ne veux y croire…
Je me réveille encore
Tout doucement, j’ouvre
Mes paupières alourdies
Et puis je bas des cils
Comme pour chasser toujours
Les échos des images
Que je rêve souvent…
Cécile encore toujours
Je crois, c’est moi que je raconte
Cécile à jamais sur un fil posé
Vivre le temps d’un battement,
D’un battement de cil,
Des ailes d’un papillon,
D’un battement de cœur,
Un instant, un sourire.
Et une larme aussi
Aussitôt chassée par une autre,
Un battement de cil
Pour montrer mon chagrin.
Cécile, théâtrale à jamais
Et jusqu’au bout de moi,
Dans un miroir,
Je me souris, et puis
Je bat des cils…
Cécile Breuvart
Une mini aux beaux cils. Je n'ai pas résisté...
Photo prise à Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon)
Lis toujours, lis sans cesse, ô penseur agité,
Et que les champs profonds t'emplissent de clarté !
Il est sain de toujours feuilleter la nature,
Car c'est la grande lettre et la grande écriture ;
Car la terre, cantique où nous nous abîmons,
A pour versets les bois et pour strophes les monts !
Lis. Il n'est rien dans tout ce que peut sonder l'homme
Qui, bien questionné par l'âme, ne se nomme.
Médite. Tout est plein de jour, même la nuit ;
Et tout ce qui travaille, éclaire, aime ou détruit,
A des rayons : la roue au dur moyeu, l'étoile,
La fleur, et l'araignée au centre de sa toile.
Victor Hugo
Scènes de rue à Hô-Chi-Minh-Ville
On ne peut pas s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux.
Henri Matisse (1869-1954).
Photo prise à Hô-Chi-Minh-Ville
Prendre de la hauteur pour voir différemment, pas toujours facile mais souvent indispensable...
Photo prise à Can Tho
Rien ne sèche plus vite qu'une larme quand une mère est là.
Bến Tre
Le visage humain fut toujours mon grand paysage.
(Colette)
Dans le marché de Bến Tre
La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Général Mac Arthur
Photo prise à Bến Tre
Sans ami, comme sans famille,
Ici bas vivre en étranger ;
Se retirer dans sa coquille
Au signal du moindre danger ;
S'aimer d'une amitié sans bornes ;
De soi seul emplir sa maison ;
En sortir, suivant la saison,
Pour faire à son prochain les cornes ;
Signaler ses pas destructeurs
Par les traces les plus impures ;
Outrager les plus tendres fleurs
Par ses baisers ou ses morsures ;
Enfin, chez soi, comme en prison,
Vieillir de jour en jour plus triste,
C'est l'histoire de l'égoïste,
Et celle du colimaçon.
Antoine-Vincent Arnault
Photos prises dans le Musée des Beaux Arts à Hô-Chi-Minh-Ville
Le nouvel ordre productif a institué la permanence de l'impermanent. La requête du "changement" a fini par affoler les hommes. En quelques décennies, l'organisation globale a érigé "l'innovation" en dogme. Toujours plus, toujours différent, toujours ailleurs. De là, nécessité de vivre vite. Puisque tout se transforme, on sera toujours en retard. Alors, sous la menace de l'obsolescence, le résultat ne sera jamais satisfaisant : frustration, ressentiment, violence. La requête de la mise à jour numérique transposée dans le champ anthropologique fait de l'Histoire une valse musette avec substitution de cavalier à chaque mesure. "S'adapter" est le nom que l'impuissance donne à l'action. "Sens de l'histoire", est le nom que des dirigeants incapables donnent au mouvement qu'ils ne savent empêcher. Ainsi s'épargnent-ils la charge de veiller tendrement sur les héritages de l'Histoire. Hugo dans "Les rayons et les ombres" : "Peu de temps suffit à changer toute chose". Les empereurs Habsbourg disaient en léguant le pouvoir à leur descendance : "Veille à ce que rien ne change." C'est une parole de montagnard, répugnant à l'incertain, craignant les avalanches qui sont à la géographie ce que sont les révolutions à l'Histoire.
Sylvain Tesson : Blanc
Dans une rue à Hô Chi Minh-Ville
L'ANTAGONISTE
N'en déplaise aux pince-sans-rire,
Le mien est franc et homérique.
Je le pratique à pleines dents :
Lyrique, gorge déployée,
Perlé, ventre déboutonné !
J'en éclabousse les passants,
Ils me sourient du bout des lèvres,
Puis de bon coeur, rient aux éclats,
Éclats de vie, éclats de joie.
Une explosion à en mourir,
Une contagion qui peut guérir.
Le rire est Tout,
Du rire aux larmes,
Le rire désarme.
©Angélique THIAULT-BRISSAC
Extrait du recueil "Le Rire" Les Adex 2024
Photo prise à Bến Tre
Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs que l'on oublie pour moins souffrir. (Justine Lévy)
Une fillette Cham à Châu Dôc
Camouflage tout en couleur
Dans la rue, Châu Dôc
Nettoyage de printemps
Châu Đốc
Reflets du quotidien sur l'eau
Village flottant à Châu Dôc
Conduite accompagnée
Bến Tre
Joli sourire au marché de Bến Tre
La pollution nous en fait voir de toutes les couleurs...
Bến Tre
Partir !
Aller n'importe où,
vers le ciel ou vers la mer,
vers la montagne ou vers la plaine !
Partir !
Aller n'importe où,
vers le travail vers la beauté,
ou vers l'amour !
Mais que ce soit avec une âme pleine de rêves et de lumières,
avec une âme pleine de bonté,
de force et de pardon !
S'habiller de courage et d'espoir,
et partir,
malgré les matins glacés,
les midis de feu,
les soirs sans étoiles.
Raccommoder,
s'il le faut,
nos cœurs comme des voiles trouées,
arrachées au mât des bateaux.
Mais partir !
Aller n'importe où et malgré tout !
Mais accomplir une œuvre !
Et que l'œuvre choisie soit belle,
et qu'on y mette tout son cœur,
et qu'on lui donne toute la vie.
Cécile Chabot
Photo prise au sud de Cần Thơ
Cette nuit je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver.
Mathias Malzieu
Photo prise à Ho Chi Minh Ville sur les bords du Kênh Nhiêu Lộc
Dans le gris de la rue où s'éveille la ville,
Une dame est là, légère et fragile.
Elle glane au sol, d'un geste très doux,
Des éclats de soleil tombés parmi nous.
Ses mains, par le temps tendrement dessinées,
Cueillent ces fleurs d'or de pluie couronnées.
C'est un humble trésor, un vestige d'été,
Qu'elle ramasse délicatement avec humilité.
Alors, sur son visage aux rides de soie,
Fleurit un sourire qui déborde de joie.
Un éclat si pur, si vaste et si beau,
Digne de figurer sur un joli tableau.
Dans son bouquet d'ombre, le monde est fleuri,
Elle oublie la chaleur, le gris et l'ennui.
Elle emporte en passant, d'un geste divin,
La poésie d'or trouvée sur son chemin.
B9
Une belle rencontre à Ho Chi Minh Ville.
Nettoyage de printemps
Je cherche parfois dans le fond de ma mémoire
Caché sous la poussière, un souvenir qui dort
Depuis l'éternité au point qu'on le croit mort
Habitué qu'il est, plié dans cette armoire.
Or je découvre alors le fin mot de l'histoire
Et ce qu'il fichait là, sans qu'il ne soit d'accord
J'avais dû l'oublier à regret même à tort
Mon cerveau quelquefois se transforme en passoire.
Il faudrait qu'à zéro reparte le compteur
Du balai, du balai, un coup d'aspirateur
Grand vide printanier du placard aux archives.
Le tout aux encombrants, le reste au compacteur
Mais proche de la benne à ordures j'eus peur,
Me ravisant soudain, devant les perspectives.
Kerdrel
Dans une rue à Ho Chi Minh Ville
Le printemps arrive
comme il était prévu.
Lanternes allumées,
les cœurs
se laissant porter par la joie,
comme enivrés
dans les airs.
Đặng Thân
Quelques superbes lanternes dans le ciel à Hô-Chi-Minh-Ville
La lanterne vietnamienne n'est pas seulement un objet ; elle est un poème silencieux, une métaphore visuelle de la vie, de l'espoir et de l'âme vietnamienne.
Je l'appelle Cannelle
Parce que son corps est bronzé.
Je l'appelle Cannelle
Parce que ses cheveux sont dorés.
Je l'appelle Cannelle
Parce que sa peau est sucrée.
Si vous voulez savoir
Comment je le sais,
C'est parce que je l'ai goûtée...
🎶🎵Antoine 🎶🎵🎸
Plus connu sous le nom de pomme cannelle, ou encore Annona squamosa, l'attier est un fruit tropical qui ne manque pas de surprendre avec son apparence unique et de séduire par sa douceur. Sous sa peau verte et écailleuse, on découvre une chair blanche, crémeuse et sucrée, qui se fond délicieusement dans la bouche.
L'attier est le fruit du pommier-cannelle, un petit arbre qui s'épanouit sous les climats tropicaux. De la taille d'une pomme, ce fruit se distingue par son apparence et sa texture uniques.
- Le fruit est recouvert d'écailles proéminentes de couleur verte, qui ont tendance à s'écarter légèrement lorsque le fruit atteint sa maturité. La pulpe à l'intérieur est blanche, crémeuse et divisée en segments, chacun contenant une graine noire et brillante non comestible.
- Choisissez un fruit qui est légèrement mou au toucher. C'est le signe qu'il est mûr et que sa chair sera fondante. S'il est dur, laissez-le mûrir un ou deux jours à température ambiante.
- Sa saveur est exceptionnellement douce et sucrée, avec une texture qui rappelle celle d'une crème dessert ou d'un flan à la vanille. Certains y perçoivent des notes de poire et de cannelle, d'où son surnom.
Le Viêtnam est le premier producteur mondial de pommes-cannelle.
Pour info : 1 € = environ 30 000 dongs.
Mon cabinet de curiosités
Ouvrez donc les battants de mon petit musée
A voir mon cabinet de curiosités
Je crois que cela va vraiment vous amuser
Vous allez trouver de l'originalité
Des choses rares, exotiques, singulières
Coquillages venant du fond des profondeurs
Pierres et roches aux formes particulières
Des fossiles divers, je ne suis pas vendeur
Dans l'armoire aux trésors, des objets de voyage
Souvenirs ramenés des pays visités
Antiquités, œuvres d’art, armes, de tout âge
Revenez, vous serez toujours mes invités !
Gonzague
Nho Café à Hô-Chi-Minh-Ville
Une halte en dehors des sentiers battus dans cette ville qui nous surprend un peu plus chaque jour...
Inspiré par la nature, ses matières, ses couleurs, ses formes, ce cabinet de curiosité tend à imaginer l’inimaginable, tant l’incongru y règne en maître là où sa muse, la poésie, y est déesse.
La frontière entre l'imaginaire et le réel est bien présente ici.
Un lieu où décomposition et composition rime avec inspiration, telle une chambre secrète où se révèle d'étranges curiosités.
Par assemblage d'éléments hétéroclites aux origines diverses, une renaissance est opérée avec minutie sous le scalpel bienveillant de Phuong. Ces installations insolites sont présentées magistralement, collections patiemment recherchées, impressionnantes accumulations qui accentuent leur caractère poétique.
Merci à Phuong pour son accueil et sa gentillesse
Café glacé excellent...
Une poule sur un mur
A pondu quatorze œufs frais
Mais pendant qu'elle pondait,
Le soleil d'août les cuisait.
Une poule sur un mur
A couvé quatorze œufs durs.
Il en sortit des poulets
Aussi durs que des galets.
C'est depuis lors que l'on voit
Folle encore de désarroi,
Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur.
C'est depuis lors que l'on voit
Picoti et picota
Une poule qui cent fois
Grimpe au mur et saute en bas.
Maurice Carême
Dans une rue du quartier chinois à Hô Chi Minh Ville
Et s’il me plaît, moi, que la terre
soit le centre de l’univers
où chacun peut chanter pour soi :
"Le centre de la terre, c’est moi !"
Je veux croire que la vie est belle.
Je m’fiche qu’elle ne soit qu’étincelles !
Je suis enfant de mes enfants.
Je suis tous les enfants à naître !
Et quand le bonheur va paraître,
Je vais y mordre à pleines dents !
Esther Granek
Photos prises à l'intérieur du Musée de la médecine traditionnelle vietnamienne à Ho-Chi-Minh-Ville.
Le musée à chaque étage est occupé par des jeunes en costume traditionnel qui passent des heures à prendre et être pris en photos. Instagram, quand ta folie nous envahit...
Quand descend la nuit brune
Sur l’océan sans fond,
Bien loin, au clair de lune,
Les filets bleus s’en vont.
La sardine, par bande,
Nage sans aucun bruit :
Pour un rien qu’elle entende,
La voilà qui s’enfuit.
Mais la bande s’avance
Comme un long défilé…
Amis ! Faisons silence
Et jetons nos filets.
Paroles et musique d’Albert Larrieu
Pêche au filet à pied et pêche au coquillages sur la plage de Mui Ne
Sur la plage élégante au sable de velours
Que frappent, réguliers et calmes, les flots lourds,
Tels que des vers pompeux aux nobles hémistiches,
Les enfants des baigneurs oisifs, les enfants riches,
Qui viennent des hôtels voisins et des chalets,
La jaquette troussée au-dessus des mollets,
Courent, les pieds dans l’eau, jouant avec la lame.
Le rire dans les yeux et le bonheur dans l’âme,
Sains et superbes sous leurs habits étoffés
Et d’un mignon chapeau de matelot coiffés,
Ces beaux enfants gâtés, ainsi qu’on les appelle,
Creusent gaiement, avec une petite pelle,
Dans le fin sable d’or des canaux et des trous;
Et ce même Océan, qui peut dans son courroux
Broyer sur les récifs les grands steamers de cuivre,
Laisse, indulgent aïeul, son flot docile suivre
Le chemin que lui trace un caprice d’enfant.
Ils sont là, l’œil ravi, les cheveux blonds au vent,
Non loin d’une maman brodant sous son ombrelle,
Et trouvent, à coup sûr, chose bien naturelle,
Que la mer soit si bonne et les amuse ainsi.
Soudain, d’autres enfants, pieds nus comme ceux-ci,
Et laissant monter l’eau sur leurs jambes bien faites,
Des moussaillons du port, des pêcheurs de crevettes,
Passent, le cou tendu sous le poids des paniers.
Ce sont les fils des gens du peuple, les derniers
Des pauvres, et le sort leur fit rude la vie.
Mais ils vont, sérieux, sans un regard d’envie
Pour ces jolis babys et les plaisirs qu’ils ont.
Comme de courageux petits marins qu’ils sont,
Ils aiment leur métier pénible et salutaire
Et ne jalousent point les heureux de la terre;
Car ils savent combien maternelle est la mer
Et que pour eux aussi souffle le vent amer
Qui rend robuste et belle, en lui baisant la joue,
L’enfance qui travaille et l’enfance qui joue.
François Coppée, Le Cahier Rouge
Le long de la promenade des Anglais, non, pardon, des Russes... à Mui Ne.
Photos prises au coucher du soleil il y a quelques minutes... Je vous envoie un peu de chaleur.
Demain, départ en bus à Da Lat ville perchée à 1500 m. Il fera plus frais qu'ici...
Arrivée à Da Lat
Première chose importante pour soigner une gorge en difficulté depuis quelques jours.
Dégustation d'un vin d'ici. Pas de verre de dégustation, on fera avec les moyens du bord.
Assemblage de cabernet sauvignon et de cardinal : 2021
Vin fruité (un peu fané malgré tout), un bel équilibre et une jolie finale. Très légère sucrosité et petite amertume en fin de bouche...
À Dalat, la Crazy House (la maison folle) refuse obstinément l’angle droit et fait exploser sa palette de couleurs. Visite guidée d’un délire expressionniste signé par une architecte affranchie de toute contrainte et rêveuse impénitente.
On pensait avoir tout vu. Et puis on pousse la porte de la Crazy House à Dalat, dans les hauts-plateaux du Vietnam, et plus rien n’a de sens. Les escaliers grimpent sur les toits, les fenêtres refusent obstinément l’angle droit, les couloirs serpentent comme des racines de banian géant. Bienvenue dans le cerveau manifestement très fertile de Dang Viet Nga.
Le parcours de la créatrice a de quoi surprendre. Fille de Truong Chinh, second président de Vietnam après Hô Chi Minh, Dang Viet Nga décroche son doctorat d’architecture à Moscou avant de rentrer concevoir des bâtiments officiels à Hanoï. Autrement dit : des parallélépipèdes bien sages. En 1983, elle s’installe à Dalat, tombe amoureuse de cette station d’altitude au climat doux, et décide de libérer son imagination. Le résultat, inauguré en 1990, ressemble à un croisement improbable entre Gaudí, Niki de Saint Phalle et un conte des frères Grimm.
Ici, pas de plans traditionnels. Dang Viet Nga peint ses visions, puis engage des artisans locaux pour les transformer en béton, acier et bois. L’extérieur évoque un banian de cinq étages dont les branches s’élèvent vers le ciel. À l’intérieur, on se faufile dans des troncs creux, on franchit des ponts-lianes, on se perd dans un labyrinthe de grottes, champignons et toiles d’araignées sculptées. L’architecte revendique l’influence de Gaudí, mais le résultat est résolument inclassable. Les autorités locales ont d’ailleurs longtemps refusé les permis, perplexes face à cet ovni architectural.
La Crazy House est aussi une maison d’hôtes. On y dort au creux des troncs d’arbres, dans des chambres inspirées par une nature fantasmée, sans télévision ni climatisation. Dans celle du Faisan, les rayons du soleil se faufilent à travers des fenêtres en toile d’araignée. Dans la chambre de l’Ours, un ursidé grandeur nature monte la garde pendant que vous dormez. Partout, le mobilier taillé sur mesure épouse les courbes des murs comme s’il avait poussé là. Quant au salon de l’Aquarium, avec ses bas-reliefs XXL de créatures marines, il accueille lectures de poésie et cérémonies du thé. Dans les jardins, des statues de chevaux ailés et de Cupidon gambadent sous les cerisiers en fleurs.
Trente-cinq ans après son ouverture, la Crazy House continue de pousser. "Elle ne sera jamais vraiment terminée" , confiait l’architecte, octogénaire maintenant. "C’est un être vivant, elle change constamment". Classée parmi les dix bâtiments les plus étranges du monde, célébrée par Lonely Planet comme "une exploration débridée du surréalisme", la maison attire chaque jour des milliers de visiteurs venus se perdre dans ses méandres.
Sources : Envols Vietnam
Nous avions visité les bâtisses de Gaudi, mais nous n'avions jamais vu cela auparavant. 2 h de visite dans un monde magique...
Du haut de la montagne, l'eau dévale la pente,
De chute en chute sans blessure,
Elle arrive à nos pieds légère et pure.
Tout au long de sa cascade le soleil l'habille,
Éclaboussant la nature environnante de dentelles transparentes.
Certaines régions de la planète gèle la cascade,
Nous offrant des beautés figées par le froid, grandioses, où le pâle soleil d'hiver miroite
Des couleurs inattendues...
Lorsque le dégel arrive, il redonne à la cascade,
Ses droits de courir et sauter.
Revêtue du voile de mariée et sa liberté retrouvée
La coureuse va rejoindre les fleuves,
Qui l'emmènent vers l'océan,
Et toujours le soleil caresse la voyageuse....
Colibri
La cascade de Pongour : Duc Trong
Surnommée la plus belle cascade du Vietnam, Pongour est un endroit extrêmement attrayant pour les touristes venant à Da Lat.
À environ 50 km cette ville, la cascade de Pongour (également connue sous le nom de cascade à sept étages, cascade Thien Thai, Paradis) est située dans le district de Duc Trong, dans la province de Lam Dong. Cette cascade est considérée comme l'une des plus belles cascades au Sud des hauts plateaux du centre.
J'aime ta couleur café
Tes cheveux café
Ta gorge café
J'aime quand pour moi tu danses
Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets
Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent.
🎵🎶 Couleur café 🎵🎶
Que j'aime ta couleur café...
Serge Gainsbourg
Dans une ferme qui produit plusieurs variétés de cafés dans les environs de Dalat
Le kopi luwak est un café récolté dans les excréments d'une civette asiatique, le luwak de la famille des viverridés, du fait d'une digestion quasi inexistante. La civette consomme en effet les cerises du caféier, digérant leur pulpe mais pas leur noyau, qui se retrouve dans ses excréments.
Les excréments de civettes, parsemés de graines de café partiellement digérées, étaient auparavant recherchés dans la nature. De plus en plus de civettes sont désormais enfermées dans des cages sur des plantations de café...
Ce café n’est pas un café comme les autres. Sa méthode de production est aussi fascinante que son goût. La civette consomme les cerises de café, digère leur pulpe et rejette les noyaux. Ces noyaux sont ensuite récoltés, nettoyés, puis torréfiés, ce qui leur confère des arômes uniques.
Le Kopi Luwak est réputé pour sa douceur, ses notes sucrées, et ses notes sauvages de baies noires qui émergent en tasse. Ce café est le résultat d’un processus de fermentation naturel dans le tube digestif de la civette, qui décompose les protéines et enrichit les saveurs du café. Il est donc non seulement un produit rare mais aussi un véritable voyage gustatif...
Ce café est idéal pour les amateurs de café onctueux et doux, qui recherchent une expérience sensorielle unique.
J'en avais déjà dégusté une fois il y a 10 ans mais l’enfermement des civettes pour cette production spéciale me laisse dubitatif... Je n'ai pas réitéré.
J'ai pensé qu'il valait mieux
Nous quitter sans un adieu.
Je n'aurais pas eu le cœur de te revoir.
Mais j'entends siffler le train.
Mais j'entends siffler le train. 🎶🎵
Que c'est triste un train qui siffle dans le soir. 🎶🎵
Je pouvais t'imaginer
Toute seule abandonnée
Sur le quai, dans la cohue des au revoir...
J'ai failli courir vers toi,
J'ai failli crier vers toi,
C'est à peine si j'ai pu me retenir.
Mais j'entends siffler le train.
Mais j'entends siffler le train. 🎵🎶
Que c'est triste un train qui siffle dans le soir.🎵🎶
Richard Anthony
Gare de Dalat
La gare de Dalat, province de Lâm Dông (Hauts Plateaux du Centre), est la plus ancienne du pays.
Revéron et Moncet (architectes français) ont commencé à concevoir cette gare en 1932 (qui a un petit air de ressemblance avec celle de Deauville-Trouvile).
La construction de cette voie ferrée a duré six ans, de 1932 à 1938.
Cette gare était le terminus de la ligne de 84 km entre la ville de Phan Rang (province centrale de Ninh Thuân) et la ville de Dàlat. Le toit de la gare est formé de trois sommets censés symboliser le mont Lang Biang
La gare de Da Lat est aujourd’hui comme un musée. A l’intérieur, on trouve les guichets et divers vendeurs de souvenirs. Cette gare n’accueille plus de ligne régulière de train, elle propose un trajet touristique (depuis la gare de Dàlat jusqu’au bourg de Trai Mat, soit un petit trajet de 7 km).
En 2001, elle a été inscrite au patrimoine architectural national.
Né en Suisse, Alexandre Yersin arrive en France en 1885 : il a alors 22 ans. Il rencontre Louis Pasteur et Emile Roux et travaille avec eux sur la rage puis la diphtérie. Il rejoint l’Institut Pasteur en 1888 sous l’égide d’Émile Roux. À Hong Kong, il découvre le bacille de la peste. Brillant scientifique, il est également explorateur et pionnier dans de nombreux domaines. Encore aujourd’hui, Alexandre Yersin possède à côté de sa tombe au Vietnam un monument orné de fleurs et d’encens, un honneur sans précédent pour un étranger.
Parc Yersin : Dalat
Le parc Yersin, situé à côté du lac Xuan Huong, s'étend sur environ 11 hectares et comprend six zones : un jardin central, une pépinière, un centre d'exposition, un centre de commerce international, un espace vert et un lac de décantation.
Le clou du parc est la statue du docteur Alexandre Yersin, sculptée dans un bloc de granit de 36 tonnes. La statue pèse 25 tonnes, mesure 2,5 m de haut et 2,1 m de large. Derrière elle est gravée la devise "Donne de la joie à l'un et de la fraîcheur à l'autre, placée solennellement le 15 novembre 2008.
Bien connu et vénéré ici au Viêtnam, qu'en est-il chez nous ?
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre,
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau ?
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut ?
🎵🎶 Juliette Gréco 🎶🎵
Un drôle d'attelage dans une rue au bord du canal à Dalat
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre,
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans un sac plastique ?
Magnifique vélo fleuri à Buôn Ma Thuột, Đắk Lắk
"Je veux juste faire du monde un endroit plus beau. Si vous ne l'aimez pas, vous pouvez peindre dessus !"
Banksy
Street Art face au Musée du Đắk Lắk, musée d'histoire locale à Buôn Ma Thuột
“L'histoire nous dit que les chemins de la liberté passent par les prisons."
Roch Carrier
Pénitencier de Buôn Ma Thuột, Đắk Lắk
Cette prison est revêtue d'une teinte jaune empreinte de nostalgie, marquée par le temps. Son entrée, propre et fraîchement repeinte, est bordée de part et d'autre d'arbres verts soigneusement taillés.
Le complexe pénitentiaire s'étendait sur une superficie totale de près de 2 hectares et était entouré de quatre murs de 4 mètres de haut et 40 centimètres d'épaisseur, flanqués de robustes miradors à chaque angle. L'ensemble comprenait de nombreuses structures : cellules, bâtiments administratifs, infirmerie, cuisine, salle de correction, salle de torture, ateliers, chapelle et bureaux. Ces bâtiments furent principalement utilisés durant deux périodes : la période coloniale française et la guerre de résistance contre les États-Unis.
À sa construction, la prison de Buôn Ma Thuột était d'une grande simplicité : une structure en bois, des murs en torchis, un enduit extérieur fin et un toit de chaume. Après quelques années d'activité, face à l'augmentation du nombre de détenus, elle fut reconstruite, vers la fin novembre 1931, avec des murs en briques et un toit de tuiles. Plus tard, suite à de nombreuses tentatives d'évasion, le bâtiment fut minutieusement rénové et est aujourd'hui aussi solide qu'on le connaît.
L'enceinte de la prison comprenait six blocs cellulaires, numérotés de 1 à 6. Chaque bloc couvrait une superficie d'environ 180 mètres carrés et pouvait accueillir plus de 100 détenus. L'entrée principale était orientée au sud. Les cellules, de forme allongée et continue, étaient dotées de hautes fenêtres, de barreaux de fer solidement fixés, de murs robustes, de toits de tuiles et de plafonds recouverts de barbelés pour empêcher les évasions.
Outre les six cellules collectives, le quartier d'isolement était un lieu de détention spécial pour les prisonniers jugés extrêmement dangereux. Les prisonniers politiques y subissaient des conditions encore plus dures : confinés dans des espaces d'environ deux mètres carrés, enchaînés 24 heures sur 24 et contraints de vivre dans la même cellule. Pourtant, les colonisateurs n'auraient jamais imaginé que cette brutalité forgerait une "force loyale" organisée, inébranlable et inflexible. En 1940, la première cellule du Parti communiste à Đắk Lắk y fut établie.
L'ancien bâtiment administratif de la prison a été transformé en salle d'exposition. Il abrite désormais de nombreux documents, images et objets relatifs à la construction de la prison, aux mouvements de résistance, au développement du Parti communiste au sein de l'établissement et à l'évolution de la province de Đắk Lắk.
On ne peut rester insensible après cette visite.
Musée du Đắk Lắk : Buôn Ma Thuôt
Moderne mais riche en traditions, le Musée de Đắk Lắk est l’un des plus grands du Vietnam. Il ambitionne de devenir un Tây Nguyên en miniature, qui préserverait, présenterait et mettrait en avant les valeurs culturelles des hauts plateaux du Centre.
Les spécialistes qui ont travaillé au Musée de Dak Lak sont venus de France et du Musée national d’ethnographie. Des 12 000 objets qu’il renferme dans ses collections, le Musée de Dak Lak en a choisi 1 000 pour ses expositions permanentes, lesquelles sont réparties en trois thématiques : biodiversité, cultures ethniques, histoire.
C’est l’espace des cultures ethniques qui est le plus important avec 450 objets : des gongs, des jarres d’alcool de riz à siroter au chalumeau, des instruments de musique... Mais en plus des expositions permanentes, le musée organise souvent des expositions thématiques.
“Authenticité” est le maître-mot du Musée de Đắk Lắk, explique Trân Van Nam, chef du service Collection et Étude des objets du musée.“Tous les objets exposés ici, que ce soit des statues de maisons tombales ou des instruments de musique, ont été créés par des artisans Êdê, Giarai ou Mnông. Les légendes sont en anglais, en français, en vietnamien mais aussi en Ede, ce qui est une façon d’honorer la culture autochtone”, a dit M. Van Nam.
Un musée remarquable, didactique et très vivant. Nous avons fortement apprécié cette visite au calme.
La cathédrale du Sacré-Cœur (en vietnamien : Nhà thờ chính tòa Ban Mê Thuột) est la cathédrale catholique de Buôn Ma Thuột, au Viêt Nam, capitale de la province de Dak Lak et siège du diocèse de Buôn Ma Thuột, dans le centre-sud du pays et ses hauts plateaux.
La construction de l'église a commencé en 1958 et s'est terminée en avril 1959.
Elle peut recevoir 1 200 fidèles assis.
Les lumières du soir lui offrent un aspect magique face à la place de la victoire.
Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies¹ ;
Qui ne les eût à ce vêpre² cueillies
Chutes à terre elles fussent demain.
Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries
En peu de temps cherront toutes flétries
Et, comme fleurs, périront tout soudain.
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame,
Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons,
Et tôt serons étendus sous la lame³ ;
Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle :
Pour ce aimez-moi, cependant qu'êtes belle*.
Pierre de Ronsard
1 épanouies
2 ce soir
3 la pierre du tombeau
* pendant que vous êtes belle
Des fleurs et un joli sourire autour du marché à Buôn Ma Thuột
J’abriterai dans mon sanctuaire d’Asie
Mon éternel besoin d’ombre et de poésie.
Là-bas, guettant les mille et trois Dieux aux pieds d’or,
Des prêtres, jour et nuit, veillent sur leur trésor.
Oui, désespérément, je fixe mon exode
Vers ce refuge énorme et sombre de pagode,
Où, dressant vers le ciel les lotus léthéens,
Les étangs dorment leurs sommeils paludéens
Renée Vivien
Pagode Sac Tu Khai Doan à Buôn Ma Thuột
Khai Doan est la première pagode du Bouddhisme de la période de Renaissance du Bouddhisme vietnamien, située dans le Tay Nguyen. C’est aussi la dernière pagode à avoir reçu le "Sắc tứ" (ordre décerné par le Roi à une pagode) au Vietnam. Avec son architecture unique, ses détails architecturaux délicats, la pagode offre aux visiteurs un sentiment de paix et de tranquillité.
Un jour, mon Prince viendra,
Un jour, il me dira,
Ces mots d'amour, si troublants et tendres
Que j'aurais tant plaisir à entendre
Qu'il vienne, je l'attends
Craintive et cœur battant
Dans ses bras, alors
Mon beau rêve enchanté
Deviendra réalité !
🎶🎵🎵🎶
Trop tard pour Mjo. Elle m'a rencontré avant...
Photo prise dans la rue un soir à Nha Trang. Je n'ai pas pu résister...
De là on découvrait la mer,
quelquefois claire et unie comme une glace, quelquefois follement irritée contre les rochers,
où elle se brisait en gémissant,
et élevant ses vagues comme des montagnes.
Fènelon
Le promontoire rocheux de Hon Chông à Nha Trang
Le promontoire rocheux de Hon Chông est un ensemble de rochers géants au nord de la ville de Nha Trang (Centre). Entouré par les îlots de Hon Do, Hon Rùa et Hon Tre, ce site magnifique est associé à plusieurs légendes...
La peinture peut être poésie. La couleur n'est-elle pas là pour jeter d'un coup toute sa profondeur dans le discours du tableau ?
Yves Bonnefoy
Œuvres de l'artiste vietnamien Tran Ha
Un monde coloré enchanteur...
Les tours Cham de Po Nagar à Nha Trang
Le temple de Po Nagar a été construit entre le 8ème et le 11ème siècle par le peuple Cham qui dominaient jadis la plaine centrale du Vietnam. Les Chams qui étaient d’origine Hindoue, avaient leur propre écriture basée sur le Sanskrit. Ils étaient réputés pour leurs compétences dans la sculpture et de l’architecture et ont laissé des artéfacts et des établissements, non seulement au Vietnam, mais aussi au Cambodge,en Thaïlande et en Inde.
Au 14ème siècle, le royaume de Champa est tombé entre les mains de l’envahisseur Viet, dont les descendants sont aujourd’hui le peuple vietnamien. Actuellement les Chams sont peu nombreux et sont une minorité ethnique vivant encore dans la plaine centrale, quelque part près de Danang. Bien que la plupart des Chams se soient convertis à l’Islam, ils viennent toujours adorer leurs dieux aux Tours de Po Nagar pendant le festival religieux annuel de Thap Ba, qui tombe vers la fin avril début mai.
Les tours Po Nagar ont été construites pour honorer la déesse Po Nagar, littéralement traduit par "La mère du pays", qui aurait enseigné les compétences agricoles et de tissage au peuple Cham. Plus tard, les historiens sont parvenus à identifier Po Nagar, qui correspond à la déesse hindou Bhagavati, l’épouse de Shiva et à Durga, le tueur de démon-buffle.
Les tours de Po Nagar sont carrées, d’une structure en briques rouges avec une toiture effilée. Il y avait autrefois 10 bâtiments, chacun dédiés à un dieu différent, mais aujourd’hui il n’en reste que 4. Le plus grand temple mesure 25 m, c’est le Po Nagar Kalan qui est le plus impressionnant. Ici, Po Nagar était adorée et selon des inscriptions historiques retrouvées sur des pierres, les gens sacrifiaient des animaux en son honneur. Au centre du complexe, se dresse la tour de "Cri Cambhu", la déesse de la fertilité. Les deux autres temples sont les sanctuaires des dieux hindous Shiva et Ganesh. Les tours de Po Nagar sont situées sur les hauteurs du mont Cu Lau, sur les bords de la rivière Cai, à quelques kilomètres au nord du centre-ville.
La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
Dany Laferrière
Photo prise dans la rue à Nha Trang
Si, par hasard,
Sur l'Pont des Arts,
Tu croises le vent, le vent fripon,
Prudenc', prends garde à ton jupon.
Si, par hasard,
Sur l'Pont des Arts,
Tu croises le vent, le vent maraud,
Prudent, prends garde à ton chapeau.
🎶🎵 Georges Brassens. 🎵🎶
Nghinh Phong Tower à Tui Hòa
Le nom "Nghinh Phong" signifie "accueillir le vent", mais face aux deux majestueuses tours de pierre qui se dressent devant l'immensité de la mer, on comprend soudain que ce lieu est aussi une destination pour ceux qui cherchent à se ressourcer au contact de la nature et de leurs racines.
La brise marine fraîche s'infiltre entre les tours, emportant avec elle le parfum salé de l'océan, et le doux clapotis des vagues est comme un salut paisible, une atmosphère typique de Phu Yen (nom de cette région) : simple, sincère et profonde.
Ce monument est inspirée de la légende des "Cent œufs, cent enfants" ; la tour est divisée en deux parties, chacune composée de 50 blocs de pierre adjacents. Ces blocs représentent les 100 enfants de la légende, divisés en deux pour symboliser ceux qui vont dans la forêt et ceux qui vont à la mer. Au centre se dresseront deux hautes tours : la plus haute représente Lac Long Quan, et la plus basse, Au Co. Entre les deux colonnes de pierre se trouve un espace suffisamment grand pour que deux personnes puissent s'y tenir debout. La particularité réside dans le fait que, de cet endroit, on peut entendre une mélodie naturelle composée par le vent qui s'y engouffre, une mélodie unique et éphémère.
Cette tour a la forme de Ganh Da Dia, une formation rocheuse basaltique particulière du nord du Tuy Hoa, est l'emblème de la ville.
Peu de monde, de touristes ici en ce moment. Le dernier typhon de novembre dernier y a causé de sérieux dégâts.
Je suis muet et mort le jour sous la lumière,
Les pieds rivés au sol, la tête en plein ciel bleu,
Lointain fantôme blanc que l’on regarde peu,
Et mon cœur est froid dans ma poitrine de pierre.
Ils s’en vont sans me voir, les bateaux passagers
Qui filent tout là-bas au large de la côte ;
Ma silhouette, au front de la falaise haute,
Ne fait pas d’ombre sur leurs sillages légers.
Mais quand la nuit descend, quand les sombres nuages
Enveloppent de deuil l’horizon triste et noir,
Soudain, ressuscité par le souffle du soir,
J’allume mon fanal écarteur de naufrages.
Et la vie est en moi ; je veille ; je frémis ;
L’ouragan fait craquer ma solide cuirasse :
La mer est à mes pieds, qui gronde et qui menace ;
Mais ma lumière crie : "Attention, amis !"
Il me voit, il a bien donné le coup de barre ;
Il rase la bouée où tremble mon reflet ;
Il évite l’écueil, passe l’étroit goulet ;
Il touche au quai du port, il a jeté l’amarre.
Le cuirassé qu’étreint son armure de fer,
Le fin voilier, mouette aux ailes éployées,
Tous cherchent, dans l’horreur de leurs nuits effrayées
Mes longs regards brillants qui rôdent sur la mer.
C’est l’heure où je suis roi sur les côtes désertes.
C’est pour moi que se plaint la musique des flots,
Et seul je vois, parmi les ceintures d’îlots,
Les goémons traîner leurs chevelures vertes.
Adolphine Couvreur
Mini phare à Tuy Hòa :
Un joli site bien mis en valeur.
Dans quel pays, dans quel district ?
C’était tout au bord de la mer
Depuis, j’ai oublié laquelle
Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n’importe où
Sous le soleil, sous le soleil
Exactement, juste en dessous.
Serge Gainsbourg
Au bord de la mer de Chine méridionale à Tuy Hòa
Promenade du matin oxygénante. Personne sur la plage. Cela change de Nha Trang...
Quelques dégâts provoqués par le passage du typhon dernièrement...
Tandis que les humains bâtissent des maisons,
Façonnent des jardins à l’harmonie parfaite,
Érigent des palais pour y donner des fêtes,
Un monstre coléreux les guette à l’horizon.
Pendant qu’indifférents à l’horreur des prisons
Ainsi qu’à la fureur de lointaines tempêtes,
Ils écoulent leur vie dans une paix douillette,
Le cyclone maudit leurs sombres trahisons.
Alors que, pour chasser leurs angoisses secrètes,
Les hommes glorifient de malfaisants prophètes,
L’ouragan se déclenche en hurlant à foison.
Le typhon justicier plonge sur la planète,
Abat l’humanité pétrie de déraison
De son souffle, qui joue leur ultime oraison.
Patricia Guénot
Tuy Hòa
Contraste saisissant entre le village des pêcheurs en bord de mer très touché par le dernier typhon et les belles villas un peu plus protégées dans la ville...
La tour Nhan à Tuy Hòa
Cette tour a été construite à la fin du XIème siècle par les Chams sur le versant est du mont Nhạn, à une altitude de 64 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce site, situé dans la ville de Tuy Hòa, province de Phú Yên au Centre, est une construction architecturale emblématique des anciens Chams. Ce lieu est considéré comme l'œil divin de cette terre, car la position de la tour réunit tous les éléments : rivière, montagne, mer et ciel.
La tour Nhạn, accompagnée des légendes qui l'entourent, reflètent le processus d'exploration de la terre de Phú Yên par le peuple vietnamien, l'interférence culturelle et la solidarité entre les habitants de l’ethnie Kinh et ceux de l'ethnie Cham, dans le passé comme dans le présent.
La tour Nhạn est une combinaison parfaite entre la technique de construction et l'art de la sculpture. Cette œuvre témoigne en partie de la brillante culture des Chams de l'époque. Globalement, la tour est construite en trois parties : la base, le corps et le toit. La hauteur totale de la tour est d'environ 24 m. La partie la plus impressionnante est la base de la tour, une grande structure solide profondément ancrée dans le sol, qui soutient le corps et le toit de la tour. Les rangées de briques supérieures sont construites en retrait par rapport à celles inférieures, se rétrécissant progressivement selon un ordre déterminé et se concentrant à la base de la tour.
Le corps de la tour est conçu sous forme carrée, chaque côté mesurant 10,5 m de long, avec une hauteur de 9,3 m et des murs d'environ 3 m d'épaisseur. Le toit de la tour comporte quatre niveaux, avec des formes et des lignes très inhabituelles, atteignant une hauteur d'environ 8,5 m. Vu de loin, le toit ressemble à une fleur sauvage ou à une flamme hivernale, symbolisant la divinité et l'éveil spirituel dans la vie des gens.
Depuis la tour, on peut profiter d’une vue générale de la ville de Tuy Hoa, qui ne cesse d’émerveiller les visiteurs.
Un patrimoine de l'ethnie Cham
La tour Nhạn est l'une des rares tours Cham encore en activité pour le culte de la déesse Ponagar, également connue sous le nom de Thiên Y A Na. La statue de Thiên Y A Na est placée sur un socle en pierre de grès rare à l'intérieur de la tour. C'est aussi l'un des rares autels restants dans le patrimoine de la sculpture Cham. Selon la légende, la sainte mère Thiên Y A Na est une divinité qui gouverne les plaines et les montagnes de cette région. Elle est descendue de nombreuses fois sur terre pour aider les habitants à obtenir de bonnes récoltes. Après son retour au ciel, en reconnaissance de sa grâce, les Chams ont construit cette tour pour la vénérer.
Texte : Phuong Mai/CVN
Je voudrais partir
Jusqu’à la mer
Allongé sur le sable
Prendre un peu l’air
Et sentir les embruns
Rester encore
Rester jusqu’à
M'ensaler le corps.
On serait juste Toi et Moi
Près d’ici ou là-bas
Sans règles dignes et sans foi
Quand tu veux on y va
Toutes les couleurs du ciel
Un plein de bouteilles
Du rhum, du vin, du miel...
Quand tu veux on y va..
Cachés par les dunes
Entre terre et mer
Voler un peu de paix
Des refrains à la mer
Bien sûr tu serais là
Moi blotti contre toi
J'te raconterais ce rêve
Quand tu veux on y va...
🎶🎵 Guillaume Grand 🎶🎵
Zut on y est... Plage de Quy Nhon
Une petite surprise ce jour à Quy Nhon.
MakcBarrels - Thùng Gỗ Sồi Nhập Khẩu Sản Xuất Tại Châu Âu
Devanture d'une boutique qui ne pouvait me laisser indifférent. Des barriques de chêne importées de Serbie pour l'élaboration d'un whisky vietnamien de qualité.
Tuân nous a bien accueilli et expliqué le processus d'élevage. A la dégustation, des notes fumées et un whisky très fruité avec une belle caudalie.
Tuân s'est fait un plaisir de nous offrir une belle bouteille et son coffret.
Un geste qui nous a beaucoup touché. Merci infiniment Tuân.
L'abus d'alcool est nocif pour la santé. Mais pas le plaisir de la dégustation raisonnable...
Pagode Long Khanh à Quy Nhon
La plus grande pagode de la ville se signale de loin grâce à une statue de Bouddha haute de 17 m, construite en 1972. La pagode a été fondée en 1715 grâce aux subsides d'un marchand chinois du nom de Duc Son. Néanmoins, les bâtiments datent au plus tôt de 1946 et ont été restaurés à plusieurs reprises.
À l’intérieur, devant le grand bouddha Thich Ca en cuivre (et son halo de néons multicolore), vous pourrez admirer la représentation d’une Chuan De (déesse de la Miséricorde). Ses bras et ses yeux multiples symbolisent sa capacité à toucher et à voir tout le monde.
Les bonzes de la pagode dispensent aujourd'hui un enseignement religieux aux enfants de la ville. La visite offre une plaisante atmosphère de quiétude lorsqu'on prend le temps d'une flânerie dans le jardin agrémenté de bonsaïs.
Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger.
Jean Giono
Un petit florilège des petits plats dégustés avec plaisir depuis notre arrivée au Viêtnam.
Le bonheur n'est pas loin...
Cher petit chien pur et charmant,
De l’amitié vivant emblème,
En moi tu flairas un tourment
Dès que tu vis ma face blême.
Tes aboiements qui sont des voix
M’ont crié : « Courage ! Espérance ! »
Et tes caresses m’ont dit : « Vois !
Je m’associe à ta souffrance ! »
Accepte donc ces pauvres vers
Que t’offre un poète malade,
Et parfois, sur tes coussins verts,
Songe à lui comme à ton Pylade.
Maurice Rollinat
Un caniche aux couleurs du Viêtnam... à Quáng Ngãi
Le 16 mars 1968 plus de 500 civils vietnamiens sont massacrés par les GI à My Lai
Le vingt-quatrième jour du premier mois lunaire de 1968, année du Singe, c'est-à-dire au matin du 16 mars 1968, un jour de marché, les hommes de la Charlie Company prirent d'assaut le village de My Lai (ou Son My), dans la région de Quang Ngai au centre du Vietnam. En voyant les GI descendre de leurs hélicoptères, les villageois eurent le sentiment que quelque chose de grave se préparait. Ils envoyèrent les femmes et les enfants se cacher dans des abris souterrains. Les fouilles des maisons commencèrent immédiatement. Les Américains tiraient sur tous ceux qu'ils trouvaient sur leur passage. A 11 heures, ils firent une pause pour le déjeuner. La plupart des habitants, 504 précisément, avaient déjà été tués.
Le journaliste Mike Wallace de CBS (États-Unis) a interviewé Paul Meadlo, qui a participé à la fusillade dans le fossé du village de Son My (extrait du livre "Quatre heures à My Lai").
Meadlo : "Pourquoi ai-je fait ça ? Parce que j’avais l’impression qu’on me l’avait ordonné, et sur le moment, j’avais le sentiment d’agir correctement, car j’avais perdu des camarades, un très bon ami, Bobby Wilson, et ça me pesait sur la conscience. Alors, après l’avoir fait, je me sentais bien, mais plus tard dans la journée, ça a commencé à me ronger."
Wallace : "Vous êtes mariée ?" Meadlo : "Oui." Wallace : "Des enfants ?" Meadlo : "Deux." Wallace : "Quel âge ont-ils ?"
Meadlo : "Le garçon a deux ans et demi, et le petit a un an et demi."
Wallace : "Évidemment, la question se pose… comment un père de deux petits enfants comme ça… peut-il tirer sur des bébés ?"
Meadlo : "Je n'avais pas encore la petite fille, j'avais seulement le petit garçon à ce moment-là."
Wallace : "Comment peut-on tirer sur des bébés ?" Meadlo : « Je ne sais pas. C'est comme ça." Wallace : "À votre avis, combien de personnes ont été tuées ce jour-là ?" Meadlo : "Je dirais 370." Wallace : "Qu'ont fait ces civils… ces gens, en particulier les femmes, les enfants, les vieillards ? Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ? Ils ne suppliaient pas, ils ne disaient pas "Non… non" ou… ?" Meadlo : "Si… Ils suppliaient et disaient : "Non. Non." Et leurs mères serraient leurs enfants dans leurs bras, mais on continuait à tirer. Enfin, on continuait à tirer. Ils agitaient les bras et suppliaient…" Wallace : "Avez-vous déjà rêvé de tout ce qui s'est passé à Pinkville ?" Meadlo : "Oui, j'en ai rêvé… et j'en rêve encore."
Wallace : "Quel genre de rêves ?" Meadlo : "Je vois les femmes et les enfants en rêve. Certains jours… certaines nuits, je n’arrive pas à dormir. Je reste allongé là à y penser."
Extrait du livre Quatre heures à My Lai de Michael Bilton et Kevin Sim, 1992.
Une visite bouleversante qui n'honore pas nos dirigeants politiques et militaires. Les civils, premières victimes toujours de leurs folies meurtrières.
Mon œil rêveur suit la barque lointaine
Qui vient à moi, faible jouet des flots ;
J’aime à la voir déposer sur l’arène
D’adroits pécheurs, de joyeux matelots.
Mais à ma voix, nulle voix qui réponde !
La barque est vide, et je n’ose approcher.
Nacelle vagabonde,
A la merci de l’onde...
Amable Tastu
Dans la campagne au milieu des rizières, le calme est retrouvé à quelques encablures du Musée dédié au Massacre de My Lai.
Fruit du caïmitier, Pomme étoile, Pomme de lait.
Appelé pomme étoile, pomme de lait ou caïmite, ce fruit est consommé et apprécié cru ou cuit, en sorbet par exemple. La pomme étoile se cueille sur l’arbre à pleine maturité, car immature elle est très astringente. Le fruit mûr possède une chair souvent bien juteuse et sucrée, très appréciée. Il peut être dégusté coupé en deux, épépiné, puis simplement mangé à la cuillère. La peau exsude parfois un peu de sève qu’il est préférable de ne pas laisser en contact avec les parties comestibles.
Une dame au cours de notre déambulation pédestre autour des rizières a gaulé quelques unes de ces pommes pour nous les offrir généreusement. La dégustation du fruit est intéressante sans un goût très prononcé malgré tout.
Si les rides du temps ont marqué mon visage,
Si les neiges d'hiver ont blanchi mes cheveux,
Si les éclats du ciel ont fatigué mes yeux,
L'esprit n'a pas vieilli, mon âme n'a pas d'âge !
Si les ans ont passé, tournant la belle page,
Si le vent de l'automne atténuera les feux,
Si la fuite des jours nous emmène tous deux,
Les printemps à venir fleuriront davantage !
Dans un monde oubliant la sagesse des coeurs,
Nous déposons nos ris, nos peines et rancoeurs
Au bateau qui nous porte à l'ultime croyance.
Que l'aventure est belle et grand le dernier soir
Aux océans d'amour, de foi, de tolérance,
Quand on cueille la vie en roses de l'espoir !
Dominique Simonet
Photos prises dans la campagne au milieu des rizières autour de Quảng Ngãi.
Buffle ! Je te dis ceci :
Va dans la rizière, buffle, et laboure avec moi !
Nous labourons, nous repiquons suivant la tradition de notre vie paysanne.
Ni moi, ni toi, buffle, aucun de nous n’épargne sa peine.
Tant que les plants de riz donneront des épis,
Il y aura toujours des brins d’herbe dans les champs pour que tu les manges, buffle !
Photos prises dans autour de Quảng Ngãi et de Hoi an : Viêtnam
Le ca dao est une sorte de poème-chanson populaire vietnamienne. Le ca dao reflète à merveille les travaux et les joies, les fois et les peines du paysan dans le Vietnam traditionnel.
Sur le coteau, là-bas où sont les tombes,
Un beau palmier, comme un panache vert,
Dresse sa tête, où le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.
Mais le matin elles quittent les branches ;
Comme un collier qui s’égrène, on les voit
S’éparpiller dans l’air bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.
Mon âme est l’arbre où tous les soirs, comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux en palpitant des ailes,
Pour s’envoler dès les premiers rayons.
Théophile Gautier
Les tombes en campagne au Vietnam sont omniprésentes, souvent nichées au milieu des rizières ou des champs, reflétant la tradition de piété filiale et le culte des ancêtres. Bien que ces pratiques ancestrales soient de plus en plus réglementées pour favoriser des cimetières officiels, ces sépultures familiales allant de simples tumulus à d'imposants tombeaux colorés restent un élément marquant du paysage rural.
Traditionnellement, les défunts étaient enterrés à proximité de leurs terres cultivées, une pratique toujours visible.
Ces lieux sont entretenus par les descendants, illustrant la croyance que prendre soin des morts apporte chance et protection aux vivants.
Le Festival des Lanternes de Hoi An, également connu sous le nom de Festival des Lanternes de Pleine Lune, est un événement traditionnel organisé dans l’ancienne ville de Hoi An, au Vietnam. Ce festival a lieu le 14ème jour de chaque mois lunaire, lorsque la lune est la plus pleine et la plus brillante.
Pendant le festival, certaines lampes électriques de la ville sont éteintes et les rues sont éclairées par des milliers de lanternes colorées. Les lanternes sont fabriquées à partir de divers matériaux, notamment de la soie et du papier, et se présentent sous différentes formes et tailles. Elles sont souvent ornés de motifs magnifiques et complexes.
Le point culminant du Festival des Lanternes de Hoi An est le lâcher de lanternes flottantes sur la rivière Thu Bon. Les visiteurs et les habitants achètent de petites lanternes, font un vœu et les lâchent sur la rivière, créant ainsi un spectacle visuel époustouflant. On pense que cet acte apporte chance et bonheur.
Malgré tout, chaque soir les lumières sur l'eau nous offrent un spectacle magique...
Dans le jardin de l’oncle Jacques,
Tous les légumes sont patraques :
Les salades sont malades
Les poireaux tous pourris
Et les cocos tout riquiqui.
Pas entonnant car l’oncle Jacques
Passe son temps dans son hamac.
Monique Hion
Le village maraîcher de Trà Quê, à Hôi An
Ici, personne dans le hamac...
Vieux de près de 400 ans, le village de Trà Quê est entouré par la rivière Cô Cò et des rizières où les producteurs de légumes utilisent principalement des méthodes agricoles artisanales et utilisent rarement des engrais chimiques.
Les herbes y sont particulièrement plus aromatiques que celles des autres endroits. Les fermes maraîchères totalisent environ 40 hectares dans le village de Trà Quê et les agriculteurs locaux fournissent 40 types de légumes différents et plantes aromatiques aux supermarchés, restaurants et hôtels de Hôi An ainsi que de la ville voisine de Dà Nang.
"Thung Chai", ce type de bateau rond typique de la région Quang, également connu sous le nom de bateau-panier (ou coracle), est né pendant la période coloniale française. Les Français au Vietnam ont commencé à introduire diverses taxes notamment sur la possession de bateaux. La plupart des pauvres pêcheurs vietnamiens n’ayant aucun moyen pour parvenir à payer ont donc inventé un nouveau type de bateau pour contourner la taxe : le bateau-panier est né !
Tissé à partir de bambou pour former un gros panier rond, le plan astucieux des pêcheurs a finalement porté ses fruits. Depuis lors, ces bateaux paniers forment le symbole marquant du paysage de la région centrale.
La navigation n'est pas aisée mais ces pêcheurs sont très habiles et efficaces.
Sous le chapeau de paille, un sourire s'éveille,
Deux paniers de bambou se balancent au soleil.
Parfum de mangue mûre et de fruit du dragon,
Elle transporte l'été au fil des rues, en chanson.
Le pas est cadencé, la palanche est légère,
Offrant aux passants les trésors de la terre.
Éclats de rouge vif et de vert acidulé,
Tout le verger de Hoi An s'arrête à vos côtés.
B9
Un petit clin d'œil juste pour sourire...
Votre sourire est charmant de gaieté.
Lorsqu'en mon âme où bout parfois l'orage,
il resplendit comme un soleil d'été,
il y dissipe et chasse tout nuage.
Et je m'apaise à sa sérénité.
Albert Dabadie
Un bien joli sourire offert généreusement devant le temple Ba Mu à Hoi An
Un joli vélo en bambou. La selle doit être très confortable...
La sculpture sur racine de bambou est un art artisanal réputé, particulièrement au Vietnam, transformant des racines séchées et façonnées en personnages expressifs, tels que des bouddhas rieurs ou des sages. Ce travail délicat, souvent réalisé à partir de racines de récupération, crée des pièces uniques et décoratives très prisées.
Les racines sont nettoyées, séchées au soleil pendant plus de 10 jours, et parfois trempées dans la boue pendant des mois pour les traiter.
Les formes naturelles des racines dictent le personnage final, les radicelles servant souvent de barbe ou de cheveux aux visages sculptés.
Ces sculptures représentent fréquemment des génies, des héros légendaires ou des bouddhas méditant. Ces œuvres, qui se patinent avec le temps, sont considérées comme de véritables objets d'art, reflétant une maîtrise technique alliée à une créativité inspirée par la nature.
Le pont japonais à Hoi An
Certainement la passerelle des plus poétiques du pays, le pont japonais à Hoi An est un joyau incomparable parmi les monuments préservés dans la vieille ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son architecture unique, riche en histoire et en culture, en fait une halte incontournable dans cette charmante ville.
Au cœur du vieux quartier de Hoi An, ce pont couvert enjambe un petit canal de la paisible rivière Hoai (Thu Bon). Selon les chercheurs, le pont a été initialement construit par des marchands japonais à l’époque de la formation du quartier japonais à Hoi An, à la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème siècle. D’où son nom populaire “pont japonais”. Plus tard, vers 1653, les immigrants chinois originaires du Fujian (les Minh Huong) ont ajouté une pagode sur le côté nord donnant naissance à l’ensemble architectural unique du pont-pagode.
La légende raconte que la construction était destinée à apaiser le Cù, un monstre aquatique dont la tête se trouvait en Inde, le corps au Vietnam et la queue au Japon. Chaque fois que le Cù se déplaçait, il provoquait des inondations et des tremblements de terre dans ces régions. A cette époque, outre sa fonction de passage principal et de lieu de culte, le pont servait également de lieu de rencontre et de règlement des litiges commerciaux dans cette citée portuaire.
Les nouilles d'Hoi An en train de sécher sur les quais.
Cao lau, le trésor culinaire de Hoi An
La célèbre cité portuaire du Centre Vietnam était jadis un carrefour commercial, crucial pour le pays. Il bénéficiait des influences de marchands venus de partout en Asie et en Europe. Ainsi, Hoi An fut en quelque sorte un melting-pot en matière de cuisine notamment, avec des saveurs incroyables. Le plat de nouilles "cao lau" en est le meilleur exemple, exprimant à la fois cet héritage cosmopolite et l'âme de sa région.
Ces pâtes ont la réputation d’être uniques, fabriquées exclusivement à partir d’ingrédients que l’on ne trouve qu’à Hoi An et ses environs. Qu’en est-il, concrètement ? Découvrons la magie de ce mets quasiment mythique préparé nulle part ailleurs, aux origines et secrets fascinants.
Cao lau et les secrets d’une légende culinaire
En plus de sa texture d’apparence élastique unique, le cao lau libère un léger goût de féculent. Cela se doit à l'eau spéciale dans laquelle les grains de riz sont trempés avant d’être moulus pour en faire des pâtes. Elle provient d’un célèbre puits de Hoi An, appelé Ba Le, et est mélangée avec des cendres. Celles-ci sont issues du bois d'un arbre poussant dans les îles Cham, à environ 20 km au large de la côte maritime proche.
Encore récemment, la ville comptait environ 80 puits datant de plusieurs siècles et constituant sa principale source d’approvisionnement en eau potable. La localité dispose maintenant d'un système moderne d'adduction, mais de nombreux habitants ont encore pour source le Ba Le. On dit qu’il a été construit au Xème siècle par le peuple Cham, une population indigène dont l'empire Champa prospéra dans le centre du Vietnam jusqu'au XVe siècle. Selon la légende, son eau a quelque chose de spécial, grâce à ses propriétés médicinales, ainsi qu’un lien mystique avec les fées. Le mythe est inépuisable...
Les nouilles ont été fabriquées ainsi, dans le passé, au service exclusif des classes supérieures. Cette sophistication perdure encore, mais dans peu de familles car les ingrédients originaux sont assez difficiles à trouver tels quels. La plupart utilisent désormais l'eau d'un puits creusé à côté de leur maison, ou plus simplement celle du robinet. Pour le reste, elles ont recours à des cendres venant de bois local au lieu de celui des îles Cham.
La photo du plat a été prise sur le net, ayant oublié de le photographier. J'en suis désolé...
Mes cheveux sont trop longs
Il me faut les couper.
Où dénicher un coiffeur
Qui puisse libérer
Ma tête de ce poids
D'inutile présence.
Celui que j'ai trouvé
N'a pas l'air méchant
Il lui faut un couteau
Qu'il pourrait,
Dit-il,
Emprunter au boucher.
Un beau couteau tranchant,
De la sciure
Pour absorber le sang,
De l'eau pas trop gazeuse
Pour tout nettoyer.
J'ignore encore
Si je vais rester
Dans ce fauteuil
Où je me suis assis confiant...
Jacques Herman
Coiffeurs de rue à Hué
Un salon en plein air : cela décoiffe...
La Cité impériale de Hué, située au centre du Vietnam, est un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO qui a servi de capitale et résidence à la dynastie Nguyen, la dernière du pays, de 1805 à 1945. Elle se compose de trois enceintes emboîtées (Citadelle, Cité impériale, Cité Pourpre interdite), offrant un mélange unique d'architecture royale, de temples et de jardins, bien que marquée par les guerres.
Inspirée des forteresses de Vauban, la cité est délimitée par d'épais murs de 10 km de périmètre et s'organise autour d'un axe nord-sud.Malgré les lourds dégâts subis en 1885 et 1968, de nombreuses parties ont été restaurées, faisant de ce lieu un incontournable de l'histoire vietnamienne.
La cité est située sur les rives de la rivière des Parfums, dans une ville réputée pour sa cuisine raffinée, héritage des repas impériaux
J'aime tout ici-bas : chaque jour en mon âme
Brûlent des grains d'encens, parce que chaque jour
Un sourire, un regard, un beau vers me réclame ;
Dans un chant, dans un son, je trouve un peu d'amour...
Et c'est dans cet encens que viennent les poèmes !
Chaque grain, en brûlant, allume vite un vers !
Et parce que j'adore et que, joyeuse, j'aime,
Aimant, je chanterai demain autant qu'hier !
Germaine Bernier
Le village de bâtonnets d'encens de Thuy Xuan se situe près du tombeau de l’empereur Tu Duc, à 7 km environ du centre-ville de Hué.
Hué, connue pour ses nombreux patrimoines culturels et historiques, abrite également des villages artisanaux traditionnels séculaires. Parmi eux, le village d’encens Thuy Xuan se distingue par sa beauté ancienne et la splendeur colorée de ses bouquets d’encens.
La fabrication d’encens à Thuy Xuan remonte à environ 700 ans, transmise de génération en génération. Selon les anciens, cet artisanat serait apparu sous le règne du roi Minh Mang, lorsque des artisans furent désignés pour fournir l’encens aux cérémonies de la cour royale.
Les bâtonnets d'encens jaunes et rouges sont couramment utilisés pour les cérémonies religieuses et les célébrations, tandis que les senteurs de santal et de bois d'agar sont considérées comme sacrées et purificatrices . Certaines variétés d'encens sont également mélangées à des herbes pour créer des effets apaisants.
À travers les siècles, les villageois ont su préserver et faire prospérer ce savoir-faire, en le rendant indissociable de la vie culturelle et spirituelle des habitants de Huê. Aujourd’hui, cet artisanat génère des emplois pour des centaines de familles et contribue à promouvoir la culture locale. La confection des bâtonnets d'encens nécessite de nombreuses étapes minutieuses.
Les ingrédients principaux sont la poudre de bois aromatique, la colle issue de l’écorce de litsea, et diverses essences naturelles telles que le bois d’agar, le bois de santal ou la cannelle. Le mélange, préparé selon des proportions secrètes, est extrudé puis enroulé autour de fins bâtonnets de bambou préalablement traités. Les bâtonnets sont ensuite séchés naturellement au soleil pendant plusieurs jours.
L’encens de Thuy Xuan se distingue par son parfum doux, raffiné et non irritant, très différent des senteurs artificielles de l’encens industriel. Fabriqué uniquement à partir de matières naturelles, sans additifs toxiques, il est à la fois sain pour les utilisateurs et respectueux de l’environnement. Chaque bâtonnet n’est pas seulement un objet d’offrande, mais aussi un symbole de la culture raffinée de Hué, héritée de son passé impérial.
Tombeau de Đồng Khánh situé à Huế
Il sert de lieu de sépulture à l'empereur Đồng Khánh, le neuvième empereur de la dynastie Nguyễn, qui a régné de 1888 à 1889.
Le tombeau de Đồng Khánh, connu sous le nom de Tư Lăng (思陵), est un site historique remarquable , et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1993. Construit entre 1888 et 1923, il se distingue par un mélange unique d'architecture traditionnelle vietnamienne et d'influences européennes, reflétant une période de transition majeure.
C'est le premier tombeau royal de la dynastie Nguyễn à intégrer des éléments occidentaux marqués, notamment dans les motifs décoratifs et les matériaux utilisés (ex: vitraux, carreaux de ciment).
Véritable havre de paix au sein d'une magnifique forêt de pins, nous étions seuls pour la visite...
Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Victor Hugo
Une belle peinture accrochée dans un petit restaurant à Hué : Viêtnam
Signée Manson
Phong Nha signifie "le vent qui souffle à travers les montagnes", image poétique évoquant les sons naturels qui résonnent dans les cavernes.
Ke Bang désigne une ancienne forêt tropicale d’une richesse écologique exceptionnelle.
Le parc national de Phong Nha – Ke Bang
Un héritage géologique unique
Le massif calcaire de Ke Bang, l’un des plus vastes au monde, est le fruit d’une histoire géologique remontant à près de 400 millions d’années. Les processus géologiques complexes ont façonné un paysage karstique époustouflant, caractérisé par des falaises abruptes, des grottes profondes et des rivières souterraines. Ces formations géologiques uniques abritent certaines des plus grandes grottes au monde, avec des stalactites et des stalagmites d’une beauté à couper le souffle.
Ce véritable cadeau de la nature a valu à la province de Quang Binh le titre “Royaume des grottes”. À ce jour, 425 grottes ont été explorées, dont 22 ont été découvertes en 2024, révélant des paysages souterrains d’une beauté à peine croyable. Pour les amateurs de sensations fortes et d’exploration, Phong Nha-Ke Bang est une destination incontournable. La grotte Son Doong, la plus grande grotte du monde, et Hang En, la troisième plus grande, offrent des expériences inédites.
Le cœur battant du parc national de Phong Nha – Ke Bang, la grotte Phong Nha est une véritable merveille naturelle et c'est elle que vous découvrirez ici grâce à ces photos. Découverte parmi les premières dans le parc, elle continue de surprendre les visiteurs par sa beauté exceptionnelle. Une croisière souterraine nous invite à explorer un univers minéral fascinant. Âgée de 250 millions d’années, cette grotte s’étend sur 7 729 mètres, avec une entrée de 20 à 25 mètres de large et 10 mètres de haut.
Ce complexe majestueux comprend douze galeries principales et de nombreuses ramifications, traversé par la plus longue rivière souterraine du Vietnam. Lors de la visite, nous parcourrons 1,2 kilomètre, dont une partie en barque, pour admirer les innombrables cavités plus magnifiques les unes que les autres. Les formations rocheuses aux formes capricieuses nous transportent dans un monde de légendes et d'émerveillements à chaque instant. Nous en avions déjà beaucoup visitées mais là, nous sommes tombés des nues...
C'était notre première journée de pluie depuis un mois. Un bon moment malgré tout d'être ainsi abrités dans ces profondeurs d'une beauté incomparable.
Comment faire un carton à vélo ?
Photos prises à Vihn
Tu ne peux avoir été crée,
Que par les doigts d'une fée.
Te ramasser, c'est te profaner,
Et abimer ta beauté.
Cependant si belle à regarder,
Je ne peux que m'incliner,
Devant celui qui ta élevée.
Orchidée, chère orchidée,
Quelle fleur, plus belle serait mieux parée,
De mille couleurs irisée,
Aux milliers de saveurs parfumées.
Oh bien aimée orchidée,
Tu me fais réver.
Robin André
Le Vietnam possède une biodiversité exceptionnelle avec près de 2 500 variétés d'orchidées (hoa lan), dont 500 poussent naturellement dans ses forêts et montagnes. Considérée comme la "reine des fleurs" et symbole de raffinement, l'orchidée est très prisée, notamment à Hanoi pour le Têt. La plupart de celles qui sont vendues pour cet évènement proviennent de la région de Dalat. Certaines présentations remarquables en photos ici sont vendues plus de 2000 €...
Photos prises à Vinh
Temple dédié à l'empereur Quang Trung : montagne Dung Quyet : Vinh
Le temple du roi Quang Trung (Đền thờ vua Quang Trung), inauguré en 2008, est un site historique majeur situé au sommet du mont Dũng Quyết, dans la ville de Vinh (province de Nghệ An). Il honore l'empereur Quang Trung (Nguyễn Huệ), célèbre pour avoir vaincu l'armée chinoise Qing en 1789, et est construit sur le site de son ancien quartier général et projet de capitale, Phượng Hoàng Trung Đô.
Après la victoire du printemps 1789 contre les envahisseurs Qing (bataille de Ngọc Hồi - Đống Đa), le roi Quang Trung a choisi le mont Dũng Quyết, près de la rivière Lam, pour établir sa nouvelle capitale, le Phượng Hoàng Trung Đô.
Bien que des fortifications aient été construites, la mort subite du roi en 1792 a empêché l'achèvement de ce projet, et le site est devenu un lieu de vénération.
Le temple actuel, édifié en 2005 et inauguré en 2008, rend hommage à ce héros national, considéré comme un "roi au chapeau de paysan" (anh hùng áo vải) pour ses origines modestes et son génie militaire.
Situé à environ 100 m d'altitude sur le mont Dũng Quyết, le site offre une vue imprenable sur la ville de Vinh, la rivière Lam et les environs.
Il suit une architecture traditionnelle en "Chữ Tam" (trois niveaux) comprenant un sanctuaire principal, des bâtiments annexes (Ta Vu, Huu Vu), et est entouré d'une forêt de pins, créant une atmosphère paisible et majestueuse.
À l'intérieur, sont vénérés l'empereur Quang Trung, ses parents, et d'autres figures historiques de la dynastie Tây Sơn.
Le temple aujourd'hui est une destination spirituelle et touristique incontournable pour les vietnamiens souhaitant honorer la mémoire de l'un des plus grands stratèges militaires de l'histoire du Viêtnam.
En redescendant du site, une fresque peinte sur un muret d'un kilomètre nous attendait...
Un petit pont de bois couvert de vernis rouge
écho du soleil rouge qui traverse le ciel
Un petit pont de bois entre les pins qui bougent
Situé dans un jardin quoi de plus naturel
Un pont en harmonie avec l’eau et le ciel
Un pont fait de bambous qui répond à l’usage
Qui sans cérémonie s’insère au paysage
Un simple pont de bois sans rien d’artificiel.
Alain Hannecart
Le Pont "The Huc", en bois rouge situé sur le lac Hoan Kiem à Hanoï
Il relie la rive du lac au temple Ngoc Son. Construit au 19ème siècle son nom se traduit par "le pont de la lumière du matin" symbolisant la prospérité et le bonheur.
Le Pont The Huc est un lieu prisé des visiteurs, offrant des vues pittoresques et une atmosphère paisible au milieu de la ville plus qu'animée ce qui est un doux euphémisme...
"L'argent possède une valeur inégale : une énorme s'il s'agit d'aider autrui, une insignifiante pour nos propres besoins."
Emanuel Wertheimer
Photos prises dans le Temple de la Littérature : Hanoï
Les maisons au Vietnam, souvent appelées "maisons tubes", sont étroites (2 à 5 mètres) et profondes pour maximiser l'espace commercial en façade, minimiser les taxes foncières basées sur la largeur depuis le XIXème siècle, et répondre à la rareté des terrains urbains. Cette architecture en hauteur s'adapte également à la structure familiale, permettant la cohabitation de plusieurs générations.
Sous l'occupation française et la dynastie Nguyen, les taxes foncières étaient basées sur la largeur de la façade donnant sur la rue. Construire en longueur et en hauteur (parfois jusqu'à 5-6 étages) permettait d'éviter des impôts élevés.
Dans des villes denses comme Hanoï, le prix du foncier est très élevé. Les parcelles sont divisées en bandes étroites pour offrir à un maximum de personnes un accès à la rue.
Traditionnellement, le rez-de-chaussée est utilisé pour le commerce, l'atelier ou le stockage de scooters, tandis que les étages servent d'habitation, permettant de lier vie familiale et activité professionnelle.
Ces maisons abritent souvent plusieurs générations, les plus âgés au rez-de-chaussée et les jeunes aux étages.
La fragmentation des terrains lors des héritages successifs a accentué la tendance à diviser les parcelles en bandes de plus en plus étroites.
Ces maisons sont conçues pour être profondes, atteignant parfois plus de 50 mètres de profondeur, tout en se collant les unes aux autres, ce qui explique l'absence de fenêtres sur les côtés.
Une constante sur les 2 000 km parcourus du Sud au Nord depuis maintenant presque 40 jours.
“La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.”
Léonard de Vinci
Une riche collection de tableaux à la Galerie Thang Long Art à Hanoï
Des œuvres d'une très grande qualité dans un cadre superbe pour le plaisir des yeux...
À Hanoi, la poésie ne se lit pas dans les livres, elle se devine dans le fil qui lie le passé au présent, sous la lampe jaune d'un tailleur de rue.
C'est une ville où la poésie se cache dans les gestes les plus quotidiens. L'image d'un artisan penché sur sa machine à coudre, entre le vrombissement du moteur et le silence de la concentration, est une véritable scène de théâtre urbain.
L'homme et la machine ne font qu'un. Ses pieds battent la pédale avec la régularité d'un métronome, tandis que ses mains, marquées par les années, guident le tissu avec une douceur infinie.
Ce n'est pas seulement de la couture ; c'est une chorégraphie silencieuse face au chaos des motos qui hurlent à quelques centimètres du seuil.
La fête du Têt approche à grands pas...
Même avec une belle fleur, certains font la tête malgré tout. Ils n'ont pas été à la fête...
Un beau vélo chargé de noix de cajou pour l'apéro.
Plus qu'à bien pédaler pour rentrer avec...
Pagode Tran Quoc : la plus ancienne pagode de Hanoï
La pagode Tran Quoc est le plus ancien temple de Hanoï. Sa construction remonte au 6ème siècle, sous le règne de l’empereur Ly Nam De, le temple a donc plus de 1500 ans ! Il est aujourd’hui un symbole de la ville et sa visite fait partie des incontournables à Hanoï.
Construite en 545, sous le règne du roi Ly Nam De, la pagode Khai Quoc (Khai Quoc signifie la fondation du royaume) se situe sur un îlot du lac de l’Ouest, le plus grand lac de Hanoï. Elle était à l’origine construite sur les rives du fleuve Rouge et c’est à cause d’un glissement de terrain, en 1615, que la pagode a été déplacée sur l’îlot Kim Ngu (poisson d’or).
La grande tour-pagode (thap) de 11 étages (d’une hauteur de 15m) a été construite en 1998. Dans chaque étage se niche un bouddha en pierre blanche de valeur.
Quand, assise le soir au bord de ta fenêtre,
Devant un coin du ciel qui brille entre les toits,
L’aiguille matinale a fatigué tes doigts,
Et que ton front comprime une âme qui veut naître.
Ta main laisse échapper le lin brodé de fleurs
Qui doit parer le front d’heureuses fiancées,
Et, de peur de tacher ses teintes nuancées,
Tes beaux yeux retiennent leurs pleurs.
Alphonse de Lamartine
Jeune fille au Temple de la Littérature de Hanoï
Donne-moi tes mains que mon cœur s'y forme,
S'y taise le monde au moins un moment.
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme,
Que mon âme y dorme éternellement.
Aragon : Les mains d'Elsa
Saint-Valentin 2026 ❤️ღ¸.•°* ❤️
Arrivés au Viêtnam le 1er janvier, l'heure du retour au bercail s'approche.
42 jours de belles découvertes, de surprises au coin de chaque rue, de belles rencontres qui resteront gravées à jamais. Une montée progressive d'Ho Chi Minh Ville jusqu'à Hanoï. Plus de 2 000 km effectués en bus essentiellement et 400 à pied.
Un grand merci pour votre fidélité et vos gentils mots tout le long de notre périple.
Un 148ème article sur le blog suivra ce voyage. Mais il me faudra quelques jours pour cela.
La mousson nous attend en France paraît-il... Nous verrons bien.
Photo prise par Mjo à Hanoï.
Gilles LUCIANI (Auteur Photographe)
Expositions
Expo Galerie Haut Brion à Pessac en 2016
Maison des Arts à Gujan-Mestras en Août 2017
Cabane Cap Noroit, Port de Larros à Gujan-Mestras octobre 2017 à mai 2018
Vinimarché St-Genès, à Bordeaux juin/juillet 2018
Maison des Arts à Gujan-Mestras août 2018
Caves Briaud à Bordeaux, septembre 2018
La Conserverie à Bordeaux, décembre 2018 et janvier 2019
Le GascoPub à Pessac, avril, mai et juin 2019
Maison des Arts à Gujan-Mestras du 20 au 26 août 2019
Comptoir d'Indochine à Bordeaux du 1er septembre au 15 octobre 2019
Cabane 248 Port de Larros à Gujan-Mestras les 17 et 18 octobre 2020
Le Café de l'Horloge à Talence du 6 mars 2020 à fin septembre 2021
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 22 octobre au 6 novembre 2022
Expo-Vente de Créations : 26 et 27 novembre 2022 Salle de France, 39 rue A. France à Pessac (33)
Reflets : Le Café de l'Horloge à Talence du 6 avril 2023 à fin mai 2023
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 21 octobre au 5 novembre 2023
Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 15 juin 2024 de 9 h à 17 h
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 7 au 21 juillet 2024
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 18 oct au 2 nov 2025