Du plaisir à la passion à travers le prisme de photographies, de commentaires œnologiques et autres
4 Avril 2025
Le Tamil Nadu (littéralement : "le pays des Tamouls") est un État du sud de l'Inde, d'une superficie de 130 060 m² équivalant à la Grèce (Inde: 3 287 590 km²) peuplé d'environ 77 millions d'habitants. Il est limité au nord par l'État de l'Andhra Pradesh, au nord-ouest par le l'État du Karnataka, à l'ouest par l'État du Kerala, à l'est et au sud par le golfe du Bengale et l'océan Indien. Il occupe la partie la plus méridionale de la péninsule indienne.
Ouverture par les autorités gouvernementales du Pongal, fête importante du Tamil Nadu très attendue par la population.
Au Tamil Nadu, la fête dure traditionnellement quatre jours. Au cours du premier, Bhogi, les vieux tissus et vêtements sont jetés et brûlés, marquant le début d'une nouvelle vie.
Le deuxième jour, le jour du Pongal proprement dit, ou Thai Pongal, on met à bouillir du riz avec du lait frais et de la mélasse ou du sucre brun, tôt le matin, en laissant le mélange déborder, ce qui explique le nom de la fête. Les gens préparent des en-cas et des desserts, se rendent visite l'un l'autre et échangent des vœux.
Le troisième jour, Mattu Pongal, est destiné à rendre grâce aux vaches et aux buffles, car la légende dit que le bétail accepta d'aider l'homme à labourer les champs, à seule la condition d'être fêté et honoré une fois par an. Dans les régions méridionales de l'État, sont organisés à cette occasion des tournois de Jallikattu, une pratique tauromachique sociale et sportive, où des compétiteurs se mesurent pour contrôler des taureaux d'élevage appelés les kōyil kāḷai ou "taureaux de temple".
Le dernier jour, Kanum Pongal "kanum" signifiant à voir est l'occasion de visites ou de sorties de loisirs entre proches ou connaissances, constituant depuis une date majeure dans les secteurs du divertissement (notamment le cinéma) et du tourisme. Durant cette période les gens consomment de la canne à sucre et décorent leur maison avec des kolam.
J'ai retrouvé le vélo de Nathalie adapté au transport de son cher et tendre Bertrand Fotos13 Amateur...
Les panneaux de signalisation sont de circonstance... Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à lui.
Photos prises à Chennai (anciennement Madras). Namaste
Les racines
fendent le sol
comme des éclairs
avancent dans leur solitude
et tremblent
pareilles à une vaste cité de bois
les racines
s’accordent à la sève
qui les fouille
observent-elles les nuages
pour apprendre
la langue de l’horizon.
Hélène Dorion
"Nature peut tout et fait tout." : Michel de Montaigne
Photo prise au sein du Musée gouvernemental de Chennai (Madras)
Libre comme un poisson dans l'eau, comme un oiseau dans l'air,
Léger comme le vent qui danse dans les arbres,
Ou le mât d'un bateau qui danse sous la vague.
Danse tant que tu peux danser sur les pavés, sur l'herbe,
Sur une table de bistrot, à l'ombre des tavernes.
Viens, laisse-toi porter par toutes les musiques,
Qui sortent d'un piano ou d'un vieux tourne-disque.
Danse tant que tu peux danser, danse autour de la terre,
Danse dans les bras de Margot ou Julie de Nanterre,
Danse pour retrouver l'amour et la folie,
Danse pour éblouir ton âme qui s'ennuie.
Danse tant que tu peux danser, danse autour de la terre,
Pour ne plus porter sur ton dos la mort et la misère.
Et tu verras jaillir les sources souterraines,
Et les torrents de joie qui coulent dans tes veines.
Danse tant que tu peux danser, danse autour de la terre,
Danse pour qu'un printemps nouveau balaye les hivers.
Danse comme l'on vit, danse comme l'on aime,
Danse comme on écrit sur les murs un poème.
Danse tant que tu peux danser, danse autour de la terre,
Danse tant que tu peux danser. Viens, le bal est ouvert !
Danse tant que tu peux danser, danse autour de la terre,
Danse tant que tu peux danser. Viens, le bal est ouvert!
Georges Moustaki
Festival de danse à Mamallapuram, Tamil Nadu
Le festival de danse de Mamallapuram est l'un des festivals les plus remarquables de l'Inde. Organisé sur une vingtaine de jours, les danses spectaculaires sont exécutées sur une scène décorée avec les monuments historiques de l'UNESCO en toile de fond.
Comme si vous y étiez...
Kolam à Mamallapuram durant la fête du Pongal.
Kolam : Dessin au sol à l'aide de farine de riz, culture tamoule hindouiste du Tamil Nadu et de Pondichéry, Inde
Le terme kōlam signifie ornement, il est utilisé à la fois pour des ornements que portent des acteurs de théâtre et pour ces motifs utilisés pour décorer la rue. Ils sont exclusivement produits par des femmes, contrairement aux kalam, motifs du Kerala, qui sont produits exclusivement par des hommes.
De nature éphémère, les kōlam sont dessinés à main levée en laissant la poudre s'écouler. Ils sont déposés chaque matin devant l'entrée des maisons du Tamil Nadu, en Inde du Sud, afin d'apporter la prospérité. Ces créations quotidiennes constituent ainsi une offrande au jour qui se lève, un rituel de sanctification et protection de la maison, un signe de bienvenue, et une invitation aux divinités. Réalisés par des femmes, les kōlam sont légués exclusivement par les mères, sœurs, grands-mères à leurs petites filles. La géométrisation des formes est caractéristique du kōlam ; la dextérité manuelle s’y double d’une pensée mathématique. Alchimie de l’art et de la nature par l’intelligence des formes, le kōlam mêle ainsi mystique et mathématiques.
Chaque semaine, mes parents,
Cinq tantes, dix oncles, vingt nièces,
Cent cousins, des petits, des grands,
Se pressent dans la même pièce.
Dans la machine, ils introduisent
Mille corsages et chemises,
Cent mille slips et pyjamas,
Un million de paires de draps.
Nylon, dentelles ou guenilles,
Chaque semaine nous avons
Cette habitude : nous lavons
Notre linge sale en famille...
Jacques Charpentreau
Jour de lessive à Mamallapuram
Boule de beurre de Krishna (Krishna's Butter Ball) à Mamallapuram, Tamil Nadu
Pour une boule de beurre elle ne fond pas vite mais heureusement que j'ai réussi à la bloquer de justesse...
(Photo prise par Mjo)
Mahabalipuram (Mamallapuram) la cité aux mille temples, également connue sous le nom de Mamallapuram et de Mavalipuram, est une ville séculaire qui fut autrefois la capitale de la dynastie des Pallava. La ville de Mahabalipuram, cette station balnéaire côtière, se trouve à 60 km au sud Chennai sur la côte de la baie du Bengale, dans l’état du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Elle héberge un site archéologique le plus important de l’Inde du sud. La Pénitence d’Arjuna, ou la Descente du Gange, considérée à l’échelle mondiale comme la structure du plus grand bas-relief est une œuvre artistique d’une beauté inouïe.
Selon la légende, le roi Bhagiratha devait ramener sur terre, depuis les cieux, le fleuve sacré, le Gange, afin de purifier et de racheter les âmes damnées de ses ancêtres.
Mais le flot impétueux du fleuve allait inonder la terre et exterminer toute une vie. Le roi dut donc subir une pénitence pour propitiation qui s’étala sur cent ans, et obtint enfin que Shiva accepte de recueillir le Gange dans son chignon d’ascète et le laisser fluer librement.
Les créatures du monde entier se sont rassemblées pour assister au spectacle. La fente dans la roche représente la descente du Gange, une théorie soutenue par les ruines d’un réservoir d’eau tout en pierre, encore présent sur la colline.
Ancien siège indien de la Compagnie Française des Indes Orientales, puis chef-lieu des Etablissements Français de l’Inde, Pondichéry (Puducherry maintenant) devait être, dans l’esprit de Nehru, "une fenêtre ouverte sur la France".
Cinq décennies après son retour à l’Inde (1954), cette capitale d'un territoire autonome enclavée dans le Tamil Nadu est une halte agréable et reposante qui a gardé un cachet de sous-préfecture des tropiques où l’empreinte française est encore très présente. Au milieu des habitants, on reconnaît les Français de souche lointaine, qui vivent dans "la ville blanche", le quartier du bord de mer, où les petites rues aux noms français cachent derrière de hautes portes de bois des maisons enfouies dans de délicieux jardins.
Il fallait que j'arrive à Pondichéry pour en être maintenant persuadé...
L’ascète teint ses vêtements au lieu de teindre son âme des couleurs de l’amour.
Il reste assis dans le temple, abandonnant Brahma pour adorer une pierre.
Il se perce les oreilles ; il porte une longue barbe et des guenilles sordides ; il ressemble à un bouc.
Il marche dans le désert, tuant en lui le désir et il devient semblable à l’eunuque.
Il se tond la tête et teint ses vêtements ; il lit la Gita et devient un grand bavard.
Kabir
Dans une rue de Pondichéry.
Un sadhu est un ascète hindou qui a renoncé à toute attache de la vie matérielle pour se consacrer uniquement à sa quête spirituelle. Il se doit de renoncer au plaisir, à la richesse et au pouvoir.
La plupart du temps, les personnes qui deviennent sadhus attendent un âge avancé ; c’est en vieillissant qu’ils décident de renoncer à toute attache matérielle.
Ils coupent tout lien avec leur famille et ne possèdent quasiment rien. Ils revêtent une longue tunique que l’on appelle longhi. Cependant, rien ne les oblige à porter cet habit. Certains courants de sadhus se promènent toujours nus. N’ayant pas de maison propre, ils se déplacent continuellement sur les routes et deviennent des mendiants, comptant sur la générosité des gens pour survivre. Les dons sont leur seule manière de se nourrir.
Dans les familles hindoues croyantes, il n’est pas rare d’avoir recours à un sadhu pour arranger des problèmes familiaux. Pour les hindous, ils sont des représentants terrestres des dieux et à ce titre sont généralement adorés.
Sources : Site web Omalaya
L'église du Sacré Cœur de Jésus à Pondichéry : Inde du Sud
De style néogothique oriental, l’église fut construite en 1902, en hommage au Sacré-Cœur. Elle fut érigée en basilique mineure en 2011, peu après son centenaire.
Une rencontre fortuite...
Mme Muriel Pénicaud (ex Ministre du Travail et de l'Emploi de France) expose ses photos à "The Spot" ainsi qu'à la "Kalinka Art Gallery" à Pondicherry (Inde du Sud).
Merci à Karinne de la Galerie d'Art Kalinka pour son accueil et sa gentillesse.
De Pondichéry à Tiruchirappalli (Trichy) en bus locaux.
Quand il n'y a plus de place dedans, il y en a encore....
Dures grenades entr'ouvertes
Cédant à l'excès de vos grains.
Je crois voir des fronts souverains
Éclatés de leurs découvertes !
Si les soleils par vous subis,
O grenades entre-bâillées,
Vous ont fait d'orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,
Et que si l'or sec de l'écorce
A la demande d'une force
Crève en gemmes rouges de jus,
Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j'eus
De sa secrète architecture.
Paul Valéry
Au Gandhi Market à Trichy
Chaussures déposées comme il se doit à l'entrée du Sri Ranganatha Swamy Temple, Srirangam à Trichy.
Pour trouver chaussure à mon pied,
J'ai essayé des ballerines
Des mocassins et des bottines
Mais entre nous, rien ne me sied.
Socque de bois, cothurne haute
Pour comédies et tragédies,
Voici qu'en sandales je saute
En rêvant aux gymnopédies
On m'a offert des escarpins
Qui suscitaient bien des émois,
Des mules aux couleurs satin
Pour chambre close au feu de bois.
Je ne veux pas de ces souliers,
Ni brodequin ni richelieu
Et je m'en vais jeter au feu
Tous cordonniers et savetiers.
Car si j'avais sabots d'Hélène,
Ou pantoufles de Cendrillon,
Je ne prendrais pas tant de peine
A godiller en bottillons.
Alors, je vais aller nu-pieds,
Dans la rivière et dans le pré,
Sur le sable entre les marées
Et d'algues je serai chaussée...
Moregan
Le temple de Sri Ranganathaswamy, situé à Srirangam, dans le Tamil Nadu, est un temple hindou consacré à Ranganatha, la forme de repos de Vishnou. Dans le culte sri vishnouïte, c’est le premier et principal des 108 Divya Desams, demeures sacrées de Vishnou.
Quelques scènes saisies à l'extérieur et à l'intérieur de ce temple.
Oh, énergie qui nous anime !
A travers la nature tu te répands,
Oh, énergie qui nous transporte !
Souffle de vie et de vitalité,
Oh, énergie qui nous chauffe !
Tu es l'amour qui coule dans nos veines,
Oh, énergie de lumière !
Qui nous voit vivre, vieillir et mourir,
Oh, énergie qui nous grandit !
Es-tu une simple expiration,
Du divin ?
Alexandre THIELE
Au pied du Rock Fort Temple à Trichy, ce lieu ne pouvait que me rappeler cette poésie...
A Thanjavur, la "Mangala Vila", située rue principale sud.
Le bâtiment Mangala Vila de deux étages, n'a plus sa superbe d'antan.
Il avait été construit par la famille royale de la dynastie Thanjavur Maratha Bhonsle.
Brihadishvar Temple à Tanjore
Le Tamil Nadu abrite bon nombre de temples proéminents, dont le magnifique temple Brihadeeswarar. Dédié au seigneur Shiva, cet édifice se dresse comme l’un des plus grands monuments religieux du sud de l’Inde. Le site portant le nom de « Great Living Temples » figure au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le temple Brihadeeswarar fut édifié par le célèbre architecte et ingénieur de l’époque Kunjara Mallan, Raja Raja Perunthachan, sous l’ordre de l’empereur tamoul Arulmozhivarman, populairement appelé Rajendra Chola I. L’édifice hébergeait principalement les célébrations royales et les audiences du roi. La complexité de la structure et les détails minutieux du temple parlent beaucoup du style dravidien. Le sanctuaire fut construit suivant les préceptes de la géométrie symétrique et axiale.
Installé sur les rives d’une rivière, le temple Brihadeeswarar se distingue des autres édifices religieux du Tamil Nadu. Le complexe se compose d’un sanctuaire principal, d’un Nandi, d’une salle de piliers, d’une salle de réunion (mandapa) et de nombreux sous-sanctuaires. La partie inférieure des mandapas est divisée en différentes sections par des sculptures et des pilastres. Contrairement à la plupart des temples tamouls, Brihadeeswarar possède une tour d’entrée plutôt courte.
Bâtie entièrement en granite, la structure du temple représente la gloire de la civilisation tamoule et de l’empire Chola. Brihadeeswarar abrite le plus grand vimanam au monde, ainsi qu’un kumbam qui pèse environ 80 tonnes auquel le complexe doit en partie sa célébrité. À l’entrée se dresse une statue de Nandi (taureau sacré). Elle a été taillée sur un seul rocher et pèse environ 20 tonnes.
Le temple Brihadeeswarar s’avère être l’un des rares temples qui renferment des idoles Ashtadikpaalakas (gardien des directions). Les murs du monument s’ornent de fresques représentant Shiva dans différentes poses.
Chaque année durant les mois de Margashis (décembre-janvier), le temple Brihadeeswarar héberge le festival d’Arudra Darshanam. Durant les festivités, des milliers de dévots accourent au temple pour célébrer la danse cosmique de Shiva.
Le ciel nocturne et bas s'éblouit de la ville
Et mon cœur bat d'amour à l'unisson des vies
Qui animent la ville au-dessous des grands cieux
Et l'allument le soir sans étonner nos yeux.
Les rues ont ébloui le ciel de leurs lumières
Et l'esprit éternel n'est que par la matière
Et l'amour est humain et ne vit qu'en nos vies
L'amour cet éternel qui meurt inassouvi.
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
Temple de Brihadisvara à Tanjore : de nuit, la magie opère...
On voit de chaque buisson
Surgir d'étranges racines ;
Maigres bras, longues échines ;
Ventres roulants et rampants ;
Parmi les rocs, les ruines,
Fourmillent vers et serpents.
À des nœuds qui s'entrelacent
Chaque pas vient s'accrocher !
Là des souris vont et passent
Dans la mousse du rocher.
Là des mouches fugitives
Nous précèdent par milliers,
Et d'étincelles plus vives
Illuminent les sentiers.
Gérard de Nerval
Un banian sur les restes des remparts à Tanjore (Thanjavur)
Ne pas savoir où donner de la tête...
Rencontre fortuite dans une rue de Tanjore.
Covoiturage : en attendant le départ...
Circuit des anciens remparts autour de la ville de Tanjore.
Perrette attend toujours son pot au lait.
J'ai retrouvé la photo du véhicule de Bertrand (Fotos13 Amateur) qui s'est perdu en chemin...
C'est au centre du Tamil Nadu, dans le Sud de l'Inde, que le Chettinad abrite en son territoire un patrimoine exceptionnel. Cette région rurale et reculée connût une histoire tumultueuse, avec la réussite puis le déclin d'une communauté de marchands de pierres précieuses devenus banquiers : les Chettiars. Ce sont eux qui, sous l'Empire britannique, bâtirent dans toute la région d'incroyables palais mêlant les influences orientales et occidentales. Une architecture grandiose, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs… Au total, la région abriterait plus de 10 000 palais répartis dans plus de 70 villages.
Karaikudi, Kanadukathan, Athangudi, Pallathur, Kottaiyur, Kothamangalam, Nartamalai...pour ne citer que les plus importants.
Peu de palais se visitent mais sont tous riches d'enseignement. Beaucoup faute d'entretien, sont tombés dans l'oubli.
Les dernières photos representent l'élégante Saratha Vilas, superbe maison palatiale reconvertie en hôtel de luxe et restaurant, par deux architectes français.
Quand le temps
Pèse sur l’épaule,
La misère à même le sol
Dévore le corps,
Vide son sang.
Les aiguilles de l’horloge
Temporelle
Se querellent
Puis s’arrêtent.
L’esprit ivre de rage
Se rebelle,
L’âme restée à mi-chute
Refuse la mort.
Alors il devient loup affamé
Et erre dans la forêt
Où les bourgeois
Jettent leurs restes
Dans les poubelles,
Où les rats se perdent
Dans la nuit noire
Où il se noie.
Il pleure
Celui qui le voit fouiner
Avec des chats...
Mely SANDY
Photo prise à Madurai
Une vache maquillée pour la fête de Pongal à Madurai.
L’omniprésence des vaches dans les villes indiennes surprend toujours.
En effet, lorsqu'on voyage en Inde, on en croise partout ! Elles déambulent en toute quiétude sur la route au milieu des voitures, des bus et des tuk-tuks !
Elles sont aussi très présentes en ville.
Elles passent de maison en maison pour quémander un peu des restes du repas, toquant à la porte avec leur museau ! Si la porte est ouverte, certaines n’hésitent pas à rentrer directement chez leurs bonnes âmes nourricières ! On les croise au café du coin, dans et autour les temples…
Les vaches indiennes ne vivent pas que dans les champs !
Et attention, selon le code de la route et de la civilité, elles sont prioritaires ! Parce que, vous ne l’ignorez pas, la vache est un animal plus que sacré en Inde...
Clac, clac, clac, clac… L’aiguille pique le tissu dans un va-et-vient aux sonorités équestres ou mécaniques, telle un cheval au trot ou une locomotive à plein régime. La cadence dépend de la longueur de l’étoffe mais plus encore de la force des jambes. Appuyées sur la pédale, elles actionnent la manivelle qui entraîne la courroie, fait tourner le volant et bouger l’aiguille dans un concert de frottements et de cliquetis. Ainsi chantait la machine à coudre d’antan, au milieu des popelines, des flanelles et des bobines de fil...
Paula Pinto Gomes
Dans un magasin de machines à coudre à Madurai.
Le passé ressurgit d'un coup avec de beaux souvenirs d'enfance...
Un lien indéfectible…
Magique tel un fil invisible
Solide tel un fil de fer
Cousu par un fil d’or
Tissé par un fil de soie
Infranchissable tel un fil barbelé
Insaisissable tel un fil d’eau
Des liens… le lien du sang
Le lien de l’âme, le lien du cœur, le lien de l’esprit
Qui nous maintiennent tous deux
En équilibre et en osmose
Dans une sphère qui nous appartient
Dans laquelle voguent nos âmes
Sans vague à l’âme et sans état d’âme.
Rodyrose
Dans une rue à Madurai : Tamil Nadu (Inde du Sud)
Contrôle et nettoyage des fils de long d'une rue.
St Mary's Church à Madurai.
La cathédrale Sainte-Marie, également connue sous le nom d'église Notre-Dame des Douleurs, est l'une des églises les plus populaires non seulement à Madurai mais aussi au Tamil Nadu. Sa beauté architecturale attire de nombreux visiteurs ainsi que son importance religieuse, ce qui en fait un lieu à visiter lors d'une visite à Madurai. Avec une histoire de plus de 150 ans, cette paroisse présente un beau mélange de styles architecturaux romains, européens et autres.
La structure actuelle de cette église a été construite en 1916. Et en 1938, lorsque le diocèse de Madurai a été créé, la cathédrale Sainte-Marie a reçu le statut de pro-cathédrale et le trône de l'évêque a également été installé dans l'église. Cependant, c’est en 1969 que cette église obtient le statut de cathédrale. Cette cathédrale est le siège de l'archidiocèse catholique romain de Madurai.
Une grotte et un chemin de croix original complètent ce site.
Le palais du Nayak Tirumalai a été érigé en 1636 par le roi Thirumalai de la Dynastie des Nayaks de Madurai pendant son règne de 1623 à 1659, à Madurai (Tamil Nadu)
Point central de sa capitale à Madurai, Thirumalai voulait que le palais soit l'un des plus grands d'Inde du Sud. L'architecture du palais est dans la continuité du style Vijayanagara, mais présente des particularités propres aux palais nayaks du Tamil Nadu. L'intérieur du palais surpasse beaucoup des édifices contemporains indiens en échelle. L'intérieur est richement décoré tandis que l'extérieur est traité dans un style plus austère.
Le bâtiment, que l'on peut voir aujourd'hui, était le palais principal, dans lequel le roi vivait. L'ensemble du palais d'origine était quatre fois plus grand que la structure actuelle. À son apogée, le palais était considéré comme l'une des merveilles du Sud de l'Inde.
Au cours du XVIIIème siècle, de nombreuses structures qui faisaient partie de ce palais ont été démolies ou incorporées dans les bâtiments des rues adjacentes. Il ne reste que la cour intérieure connue sous le nom de Svarga Vilasam et quelques bâtiments annexes. La salle d'audience de la Svarga Vilasam est une vaste salle avec des arcades impressionnantes d'environ 12 m de haut avec des piliers géants de 25 m de haut et de 6 m de circonférence.
Après l'indépendance de l'Inde, le palais Thirumalai a été déclaré monument national et est maintenant sous la protection du Département archéologique du Tamil Nadu.
De nombreux films ont été tournés dans le Palais, principalement en raison de la présence de ses grands piliers.
Comme le cocotier
S'élançant majestueux
Dans le ciel,
Je ne demandais
Qu'à pousser vers le soleil.
Comme la tiare
Exhalant son parfum
Dans la brise du soir,
Je ne demandais
Qu'à m'ouvrir à la vie.
Comme l'hibiscus
Flamboyant
Dans le couchant,
Je ne demandais
Qu'à brûler d'amour.
Mais mon cœur
Est de pierre
Et mon âme
Endurcie
Ne peut plus
S'épanouir.
Flora Aurima-Devatine
Marchand ambulant de cœurs de cocotier (palmier) : découpe à l'envie. C'est délicieux...
Il va faire chaud sur la route.
Autant être un tantinet prévoyant.
Le plein de carburant est fait.
Un peu d'eau pour éviter la déshydratation,
Et le chemin se poursuit lentement...
Vous croyez l'humanité capable d'anéantir sa propre planète? Quelle incorrigible vanité. La Terre a survécu à tout. Elle nous survivra sans problème. Un million d'années... pour elle, ce n'est rien. Elle vit, respire sur une échelle infiniment plus vaste. Nous sommes incapables de concevoir la lenteur, la puissance de ses rythmes, et nous n'avons pas l'humilité d'essayer. Nous l'habitons depuis si peu de temps... à peine un battement de cils. Si nous disparaissons demain, la Terre ne s'en apercevra même pas.
Michael Crichton
Mais il a écrit ceci aussi...
Le plus dangereux des organismes qui nous menacent n'est pas un insecte mais un homme.
Photos prises à Mamallapuram, Madurai, Tamil Nadu et à Pondichéry
Un chantier immense pour l'Inde et de nombreux autres pays afin d'inverser une tendance alarmante.
Son chant est un murmure, il réjouit mon oreille ;
Il est comme un oiseau qui éclate de joie,
Une fleur douce et agréable sous les doigts
Qui illumine mon cœur comme un grand soleil.
Il règne au firmament de toutes les merveilles !
Dans ce monde affolant, c'est lui notre seul vrai roi.
Le caresser est un réel plaisir pour moi :
C'est un petit être léger comme une abeille.
C'est un papillon brillant de mille couleurs,
Un ange promettant des années de bonheur,
Et quand il n'est pas là, oh combien il me manque !
Quand on en a un, on invite ses amis ;
Et plus ils sont nombreux, nuages de fourmis,
Plus on en veut d'autres,... petits billets de banque !
Alexandre Marrot
Dans les bus en Inde, les contrôleurs rivalisent d'habileté pour encaisser et rendre la monnaie au milieu du chaos de la conduite pas toujours en douceur.
Un exploit avec toujours le sourire.
Quant à la poésie, l'important dans la vie n'est pas d'accumuler des billets, mais de la vivre raisonnablement et honnêtement.
Cet article sera complété au fur et à mesure des mes prochaines publications.
Gilles LUCIANI (Auteur Photographe)
Expositions
Expo Galerie Haut Brion à Pessac en 2016
Maison des Arts à Gujan-Mestras en Août 2017
Cabane Cap Noroit, Port de Larros à Gujan-Mestras octobre 2017 à mai 2018
Vinimarché St-Genès, à Bordeaux juin/juillet 2018
Maison des Arts à Gujan-Mestras août 2018
Caves Briaud à Bordeaux, septembre 2018
La Conserverie à Bordeaux, décembre 2018 et janvier 2019
Le GascoPub à Pessac, avril, mai et juin 2019
Maison des Arts à Gujan-Mestras du 20 au 26 août 2019
Comptoir d'Indochine à Bordeaux du 1er septembre au 15 octobre 2019
Cabane 248 Port de Larros à Gujan-Mestras les 17 et 18 octobre 2020
Le Café de l'Horloge à Talence du 6 mars 2020 à fin septembre 2021
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 22 octobre au 6 novembre 2022
Expo-Vente de Créations : 26 et 27 novembre 2022 Salle de France, 39 rue A. France à Pessac (33)
Reflets : Le Café de l'Horloge à Talence du 6 avril 2023 au 7 juin 2023
Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 16 et 17 juin 2023 de 9 h à 17 h
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 21 octobre au 5 novembre 2023
Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 15 juin 2024 de 9 h à 17 h
Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 7 au 21 juillet 2024