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Photos et Vins (Plaisir et Passion)

Du plaisir à la passion à travers le prisme de photographies, de commentaires œnologiques et autres

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Un lavoir est un équipement communal à intérêt collectif construit auprès d'une source naturelle ou d'une rivière permettant d'y laver et rincer le linge.

Certains lavoirs étaient couverts afin d’abriter ces femmes qui a l’aide de leur planche et de leur battoir faisaient la lessive.

Ce type de construction s'est notamment développé au XIXème siècle lorsque suite à plusieurs épidémies, le gouvernement a voté une loi en faveur de la construction d'équipements favorisant de nouvelles habitudes hygiénistes.

La lavandière est agenouillée et courbée devant une petite planche inclinée où elle place le linge pour le savonner. Après l’avoir tordu, pour que le savon pénètre, elle le frappe avec un battoir ou le brosse avec la brosse de chiendent avant de le rincer.

Tout ce travail se fait dans l’eau froide. Le linge est ensuite ramené en  brouette, car celui-ci encore mouillé pèse lourd, pour être étendu sur le pré pour sécher et blanchir.

Beaucoup ont été détruits car n’ayant plus d’utilité pour la vie moderne, toutefois, certains lavoirs sont classés ou inscrits au patrimoine historique.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Le lavoir de Xuruta (Chourrouta) à Bassussarry : Pays Basque


"Ma grand-mère descendait au lavoir, sa bassine de linge sur la tête, et allait chercher l’eau à la source voisine, aujourd’hui disparue sous les broussailles. Ce terrain argileux dans lequel les bottes s’enfoncent est imperméable, il ne servait donc à rien de creuser des puits, il fallait chercher des sources pour s’approvisionner en eau potable. Elles se situaient dans le fond du vallon, au bout du chemin de Chourrouta (qui signifie la source ou la fontaine), au départ du sentier serpentant dans un bois de grands chênes."   
Cathy Constant-Elissagaray
Le lavoir était autrefois un lieu de vie très important. Les femmes du village venaient y travailler mais c'était aussi un lieu de parole où circulaient les informations sur le village et les alentours. Beaucoup de villages du Pays Basque ont décidé de restaurer ces sites chargées d'histoires. Les histoires ne manquent pas autour des lavoirs, entre rumeurs et légendes.
Ce lavoir à cinq pierres est flanqué d’un abreuvoir.  L’absence de vestiges de poteaux autour du lavoir suggère un travail à ciel ouvert, sans toit pour s’abriter, au cours duquel les femmes se tenaient debout, le buste penché, les bras et la colonne vertébrale tirés par le poids du linge qu’elles trempaient dans le bassin. 
Il a été superbement nettoyé et restauré par l'Association Harri Zaharrak - Les Vieilles Pierres

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Les laveuses aux gros bras
Frappent, à grands coups de batte,
Les serviettes et les draps,
Les chemises et les bas.

Sur l'une et sur l'autre rive
De nos deux jolis cours d'eau,
Les femmes font la lessive,
Que le temps soit laid ou beau !

On n'aperçoit que leur torse,
Devant le linge entassé
Qu'elles tordent avec force,
Après l'avoir bien rincé.

Sans arrêt, sans lassitude,
En hiver, comme en été,
Elles font leur tâche rude,
Avec vaillance et gaieté.

Et comme elles sont contentes
De rendre, quand vient le soir,
A leurs coquettes clientes,
Un linge superbe à voir.

Le beau linge est la richesse
Des ménages du pays,
Par prudence et par sagesse,
Tous les nids en sont remplis.

A ces femmes acharnées
Au plus âpre des labeurs,
Réservez, ô destinées,
Vos présents et vos faveurs !

Les laveuses aux gros bras
Frappent à grands coups de batte,
Les serviettes et les draps,
Les chemises et les bas,

Xavier Privas

 

Ce grand lavoir (15 postes de lavage) se trouve à Biarritz au bord du Lac de Mouriscot  à 100 m de l'Auberge de Jeunesse.
Il était couvert jusqu'en 1960.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Tous les jours, moins le dimanche,
On entend le gai battoir
Battre la lessive blanche
Dans l’eau verte du lavoir.


Une rigole en vieux chêne
Au lavoir amène l’eau
De la colline prochaine
Où se tient caché l’écho,
L’écho qui jase et babille
Et redit tous nos lazzis ;
Car nous lavons en famille
Tout le linge du pays.
Tous les jours...


La margelle est une pierre
Aussi lisse qu’un miroir ;
Un vieux toit fourni de lierre
Tient à l’abri le lavoir ;
De l’iris les feuilles vives
Y dardent leurs dards pointus ;
Pour embaumer nos lessives
Sa racine a des vertus.
Tous les jours...


La vieille branlant mâchoire
Qui se souvient de cent ans,
Conte aux jeunes quelque histoire
Aussi vieille que le Temps ;
C’est Satan qui se démène
Dans le corps d’un vieux crapaud,
Ou bien c’est quelque âme en peine
Qui, la nuit, vient troubler l’eau.
Tous les jours...


Tout en jasant la sorcière
Tord son linge à tour de bras ;
Auprès fume une chaudière,
C’est comme aux anciens sabbats.
Mais dans un coin la fillette
Qui veut plaire à son galant,
Mire dans l’eau sa cornette,
Sa ceinture et son bras blanc.
Tous les jours...
Pierre Dupont


Lavoir à Oiartzun : Guipuscoa (Pays Basque Sud)

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Lavoir en service de 1890 à 1990 situé derrière l'église d'Elbete : Pays Basque sud


Les premiers bâtiments réservés exclusivement au lavage du linge ne sont apparus qu'au temps des Lumières, mais c'est surtout au cours du XIXème siècle que les villages s'équipent de lavoirs à la suite de la prise de conscience collective des principes élémentaires d'hygiène.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Le lavoir Public de Bain en Bretagne : Ille et Vilaine


En 1874, du fait de mauvaises conditions climatiques (neige, pluie, canicule...), les lavandières cessèrent d'aller laver le linge et demandèrent un lavoir abrité ; de plus, l'eau était souvent polluée ou quasiment tarie.
Ce nouveau lavoir a donc été bâti, un peu plus en hauteur, sur décision du Conseil municipal, en 1875-1876. 
La buée (lessive) se faisait à deux cuves :
le lavage en aval, et le rinçage en amont.
On utilisait les chaudières pour chauffer l'eau et on récupérait les cendres qui servaient de lessive.
Les poteaux en schiste, caractéristiques du sud de l'Ille-et-Vilaine, ont des jambes de force à contre-pente ; ils soutenaient les fils à linge.
Sources : Syndicat d'Initiative de Bain de Bretagne
                                              *      *      *
Vous demandez pourquoi je suis ainsi pensive.
Mon Dieu c’est que demain nous faisons la lessive,
Et ce n’est pas petite affaire, en vérité,
Quand le linge, surtout, n’est pas même compté.
Que voulez-vous ? Chacun n’est pas de ces marquises
Qui n’ont à s’occuper que de choses exquises.
Nous ne sommes, chez nous, que de simples mortels,
Et nous nous résignons à vivre comme tels.


Quel attirail il faut pour une buandière !
La soude, le savon, la cuve, la chaudière,
La cendre, l’indigo, l’iris, les bâtonnets ...
Voyez si j’en oublie, et si je m’y connais.
Dans le fond de la cuve, en grille, l’on dispose
D’abord les bâtonnets, sur lesquels tout repose,
Puis on étend dessus, aussi bien qu’on le peut ;
Les draps de lit, d’abord savonnés quelque peu.


Après les draps de lit, arrivent les chemises,
Tant d’homme que de femme, et quand elles sont mises,
Vient le linge de table, après quoi nous mettons
Les rideaux, les menus, dentelles et cotons,
Jupons, bas, mantelets et mouchoirs de baptiste.
Jamais on en finit de cette longue liste;
Puis, pour couper l’ardeur trop vive du lessus,
Le linge de cuisine arrive par dessus.


On commence à baigner tout ce linge d’eau tiède,
Puis dans un grand linceul de grosse toile raide,
Vous ajoutez la cendre, en bien l’éparpillant,
Et l’on n’a plus dès lors qu’à verser tout bouillant.
Pendant que cela coule, en moussant comme bière,
On récure au lessus lèchefrite et daubière,
Les cuivres, les étains, le fer-blanc, le dressoir,
Si bien que tout reluit quand arrive le soir.


Sitôt que le lessus fait mine de descendre
Un peu plus savonneux, on enlève la cendre,
Puis on couvre la cuve, afin d’être certain
Que tout s’y maintiendra bien chaud jusqu’au matin.
A la pointe du jour les laveuses arrivent.
De leur doigt d’eau de vie aucunes ne se privent;
Aussi malheur à qui ne leur sert tout d’abord
Leur verre à demi plein, si ce n’est jusqu’au bord.


L’eau de vie avalée, on est plus expansive,
Ce qui fait qu’en lavant à peu près la lessive,
On savonne bientôt, du bec et de la main,
Tous les pauvres péchés du pauvre genre humain.
Dans le fait, où trouver la chronique certaine
Des cancans frais éclos, sinon à la fontaine ?
Avec une fontaine, avec un four banal,
On peut se dispenser de lire le journal.


Qu’au milieu des caquets une vieille routière
De sa poche à demi tire sa tabatière,
Et chacun crie alors : Passe-la donc ici !
Eh pchie ! Oh que c’est du bon ! à vos souhaits ! merci.
Voilà le linge au bleu; vite qu’on le repêche.
Assez prisé, là-bas ! qu’est-ce qui vous empêche
De le tordre à présent ! remuons-nous, allons !
Les jours ne sont déjà maintenant pas si longs.


Plions tous ces menus d’abord sur cette planche.
Quelle bonne lessive ! elle est surtout bien blanche,
Et cet iris lui donne, outre la propreté,
Je ne sais quel parfum de joie et de santé.
Les perches du grenier sont propres j’imagine.
Tenez, montez d’abord ces torchons de cuisine.
Sitôt que tout sera proprement étendu,
Mesdames vous aurez tout ce qui vous est dû.


Deux ou trois jours après, on se met à dépendre.
Il faut appareiller les draps et les tendre,
En tirant tant qu’on peut en long, puis en travers,
Ce qui vous met bientôt les ongles à l’envers.
Quand chaque serviette a retrouvé sa douzaine,
La lingère à son tour apparaît sur la scène,
Et reprise les trous ... Sage précaution,
Contre tout linge un peu sujet à caution.


C’est elle qui recoud les boutons de chemises,
Pour qu’ils ne sautent pas quand on les aura mises;
Car, rien ne vexe autant un hommes, prétend-on,
Qu’un collet de chemise à leur cou sans boutons.
Sitôt que la lingère a fini sa couture,
La repasseuse vient pour faire la clôture,
Avec ses gros paquets de pinces à rucher,
Et l’empois qui dans l’eau fond au simple toucher.


Dès que ni le réchaud ni la table ne boite
Tout se lustre en fumant sous le gros fer à boite,
Les beaux gilets, les beaux pantelons de nankin,
Avec lesquels bientôt l’on fera le faquin.
Sans compter les bonnets, les guimpes, les dentelles,
Tout ce qu’un homme enfin traite de bagatelles,
Et qu’il serait le plus ardent à réclamer,
Si sa femme semblait vouloir le supprimer.


Comprenez-vous pourquoi les pauvres ménagères,
Le jour de la lessive, ont des airs de mégères,
Et tiennent tant alors, à se débarrasser
De tous ceux qui pourraient en rien les tracasser ?
Pour que les draps de lit, les serviettes de moire,
Les nappes et le reste, arrivent dans l’armoire ...
Enfin, pour n’être pas malpropre ... que de maux !
C’est à faire envier le poil des animaux.
Max Buchon (1868)

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Tant de temps s'est écoulé
Depuis la guerre
Le progrès est passé
Dans toutes les maisons
La fée électricité s'est installée
Et a remplacé
Les veillées à la bougie
Ou l'éclairage du feu dans la cheminée
La Mère Denis et sa machine à laver
Ont remplacé les longs lavages du linge
Qui bouillait dans la lessiveuse au champignon
Mais elle est restée
Avec sa brouette
Elle va toujours au lavoir
Le dur labeur
Ne lui fait pas peur
La lavandière au joli minois
Qui en enflammait plus d'un
Lavandière elle était
Lavandière elle est toujours
Chantant en savonnant
Et brossant son linge
De sa douce voix elle ensoleille
De chansons d'amour
Le vieux lavoir, en pensant à celui
Qui n’est plus aujourd'hui.
Marie-France BEAUJEAN


Vieux lavoir sur la Vilaine à Vitré, Ille et Vilaine (Bretagne) avec les reflets du château dans l'eau.


En France, les épidémies de choléra, de variole et de typhoïde incitent le Parlement à voter la loi du 3 février 1851 qui accorde un crédit spécial pour subventionner la construction des lavoirs couverts.
Le lavoir devient alors un lieu essentiel de la vie du village, un lieu de rencontre et d’échange. Les laveuses y colportent des nouvelles, vraies ou fausses…
Dans tout le Val, la Vilaine est animée par les lavandières qui font bouillir le linge dans les chaudières de fonte, le lavent sur des pierres de schiste, agenouillées dans les carrosses de bois, puis le font sécher dans des séchoirs ou dans les prés. Des tensions, voire des conflits entre les laveuses conduisent parfois le maire à dépêcher le garde-champêtre et à définir par arrêté municipal, une réglementation stricte.
Sources : Vitré Communauté

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Jadis, le mollet vif, la réplique maligne,
Devisant ou chantant tout le long du chemin,
Elles allaient porter, par le champ et la vigne,
Leur panière de linge au lavoir du moulin.


Elles s’agenouillaient sur les méchantes planches
Savonnaient et brossaient à gestes généreux,
Riaient et jacassaient en retroussant leurs manches
Le battoir bien en main rythmant leurs cris joyeux.


Tandis qu’elles rinçaient camisole ou corsage,
Qui dans l’onde claquait ainsi que voile au vent,
Elles riaient plus fort en penchant leur visage
Qu’elles voyaient flotter dans le miroir mouvant.


Devant l’eau qui moussait, devenait opaline,
Tordant le caraco de coton ou de lin,
Pouvaient-elles penser alors qu’une machine
Condamnerait un jour le lavoir du moulin.


Il en existe bien dans quelques coins de France
Que touriste zélé se plaît à découvrir.
Mais ces lieux qui vivaient ne sont plus que silence.
Il n’en subsiste plus qu’un lointain souvenir.
Renée-Jeanne Mignard


Lavoir du Nançon à Fougères, Ille et Vilaine (Bretagne)


Ce lavoir, appelé "doué" dans la région, est situé au bord du Nançon en aval du château.
Il possède deux foyers où l'on faisait bouillir le linge dans des lessiveuses avec des cendres (de fougères précisément) qui apportaient la soude et la potasse nécessaires au lavage du linge.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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C’est ici, du matin au soir,
Que par la langue et le battoir
On lessive toute la Ville.
On parle haut, on tape fort,


Le battoir bat, la langue mord !
Pour être une laveuse habile,
Il faut prouver devant témoins
Que le battoir est très agile,
Que la langue ne l’est pas moins...
Achille Millien (1838-1927)

 

Le lavoir de la Couaille à Bécherel (Ille et Vilaine) édifié au XIXe siècle.

Il a été construit à l’emplacement d’un ancien lavoir, nommé le Douet du pont, qui servait à blanchir le lin cultivé aux alentours. L’actuel lavoir est alimenté par un cours d’eau, le ruisseau de la Cocheriais, dont le trajet, qui traverse les communes voisines de Miniac sous Bécherel et Longaulnay, est ponctué de moulins, d’un lavoir et d’étangs. Ses abords sont protégés par une charpente qui mettait à l’abri les lavandières.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...

Une source descend de la roche brunie :
Les filles de Plomar viennent laver au bas
Aux coups vifs des battoirs se mêle le fracas
Que fait le flot, et c'est une forte harmonie.


Comme devant l'autel sur la dalle bénie,
A genoux sur le roc, les pieds nus et nu-bras,
Les filles aux yeux clairs ne vous regardent pas,
Et leur visage est pur comme la mer unie.


Bleuie en longs filets parmi les galets blancs,
La source fait un doux bruit de grelots tremblants
Que l'Océan bientôt étouffe sous sa lame ;


Et les femmes qui sont la grâce du tableau
Se penchent, laissant mordre au matin qui s'enflamme
Leurs beaux bras ruisselants de gouttelettes d'eau.
Albert Mérat


Lavoir et maison mauresque à Bourg sur Gironde (Gironde)


Lavoir : Ce lavoir est construit en 1828 par l'architecte Robert. Il se situe à l'époque à proximité de l'ancienne Verrerie Royale du  XVIIIème  siècle. 
C'était  ici que les lavandières se retrouvaient pour laver le linge. Ce lieu était particulièrement vivant et elles y discutaient beaucoup ! Les langues s'y délient si bien, que les hommes pour se moquer d'elles appelaient cet endroit "la chambre des députées". Les deux bassins sont alimentés par l'eau de la fontaine, le plus grand est pour le lavage, le second pour le rinçage du linge.
Maison mauresque : Elle fait partie des curiosités de la ville de Bourg. Pittoresque, de par son architecture, la Maison Mauresque date du XIXème siècle du côté de la Dordogne et du XVIIIe siècle du côté rue. Il est très étonnant de trouver un tel édifice au style oriental au milieu de la petite ville girondine. Ce serait l’œuvre d’un homme vivant dans les colonies, qui, de retour à Bourg, aurait décidé de modifier la façade de sa maison pour perpétuer son rêve d'exotisme.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Les Blanchisseuses (maquette) : Casa Marta Ortigão Sampaio
Henrique Moreira (1890-1979)


Cette sculpture en plâtre, maquette d'une œuvre d'Henrique Moreira, représente quatre femmes qui, sur les pierres du fleuve, lavent du linge, tout en parlant, chantant et riant. Les femmes savonnent, frappent, frottent et essorent le linge. A noter la diversité des expressions de leur visage et le dynamisme créé par ces quatre femmes.
Henrique Moreira a consacré sa vie à la production de sculptures : bon nombre de ses œuvres se retrouvent sur tout le territoire portugais. Toutefois, la majeure partie de son vaste travail étant à Porto, il est considéré comme étant le "sculpteur de Porto". Son travail, figuratif, académique et centré sur la représentation d'illustres et populaires figures, peut être vu à travers la ville de Porto.
Merci à Marco Vieira pour sa visite guidée très instructive de ce lieu riche en pièces insolites et magnifiques.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance
Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n’en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ça s’endort de l’or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver
Un enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées
Mais un enfant
Et nous fuyons l’enfance
Un enfant
Et nous voilà passants
Un enfant
Et nous voilà patience
Un enfant
Et nous voilà passés...
Jacques Brel


Photo prise par Marie-Jo à Kochi (Cochin) : Kerala (Inde du sud) au Dhobi Khana Public Laundry (lavoirs publics)

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Les origines du Dhobi Khana remontent à la période coloniale, lorsque des officiers hollandais avaient amené de nombreux villageois tamouls à Kochi pour travailler comme blanchisseurs. Cette communauté tamoule a été organisée pour la première fois dans les années 1920 et est devenue connue sous le nom de communauté Vannar. Elle a conservé son identité au fil des ans.
À l'heure actuelle, environ 40 familles de la communauté utilisent ce Khana. Chaque cabine avec lavabos et réservoirs d'eau est attribuée à une famille.
Techniquement, personne n’est autorisé à utiliser les ustensiles de lavage de quelqu’un d’autre. Habituellement, les hommes lavent les vêtements et les femmes de la famille les aident à sécher et à repasser les vêtements.
Quant à la grande machine à laver posée dans un coin, elle est utilisée lorsque certaines personnes sont malades et incapables de travailler. Mais la manière traditionnelle est celle qui est la plus utilisée ici.
Le Dhobi Khana à Kochi, en Inde, est un exemple fascinant de tradition de blanchisserie qui a survécu à l'épreuve du temps. Situé principalement dans le quartier de Veli, ce centre de lavage est exploité par la communauté des Dhobis, une caste spécialisée dans le lavage des vêtements depuis des générations. Ces blanchisseurs utilisent des méthodes traditionnelles pour laver le linge, une pratique qui se distingue par son caractère artisanal et manuel.
Le Dhobi Khana est plus qu'un simple lieu de travail, il représente un élément crucial du patrimoine culturel et social de Kochi. Les méthodes de lavage, bien que simples, sont le fruit d'un savoir-faire transmis de génération en génération, reflétant la richesse des traditions locales. Les vêtements sont lavés à la main dans de grands bassins, puis battus sur des pierres avant d'être étendus au soleil pour sécher.
Ce lieu est également un espace social important pour la communauté locale. Les Dhobis, tout en vaquant à leurs occupations, partagent des nouvelles et des histoires, renforçant ainsi les liens sociaux. Pour les visiteurs, le Dhobi Khana offre un aperçu unique de la vie quotidienne traditionnelle à Kochi, loin des sentiers battus touristiques.
Avec l'avènement de la modernisation, le Dhobi Khana reste un bastion de la tradition, résistant à la pression des méthodes modernes de blanchisserie. Sa préservation est devenue un enjeu important pour maintenir vivantes les traditions culturelles de la région.

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Assez assez j’en ai assez
Gémit le fer à repasser

J’en ai assez d’aller et venir
Sur ma planche sans avenir

J’en ai assez de souffler
Toujours le chaud et le mouillé

Sur les maillots les pantalons
Les corsages et les jupons

Les blouses me donnent le blues
Quand il faut les presser par douze

Et les mouchoirs sont ma terreur
Soupire encore le fer-vapeur

Assez assez j’en ai assez
Gémit le fer à repasser...

Joël Sadeler

Repassage dans le Dhobi Khana à Kochi.

Vous souvenez-vous de ces fers à repasser utilisés pas nos anciens ? 

Les lavoirs de nos contrées et d'ailleurs...
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Voici les jeunes lavandières,
Les manieuses de battoirs
Qui de la source à l'embouchure,
De l'étoile de l'aube à l'étoile du soir
Se chamaillent avec la crasse
D'autrui.

Georges Brassens

Lavage du linge dans le fleuve Irrawaddy à Mingun (Birmanie) et peinture à l'huile d'un artiste local

Gilles LUCIANI (Auteur Photographe)

Expositions

Expo Galerie Haut Brion à Pessac en 2016

Maison des Arts à Gujan-Mestras en Août 2017

Cabane Cap Noroit, Port de Larros à Gujan-Mestras octobre 2017 à mai 2018

Vinimarché St-Genès,  à Bordeaux juin/juillet 2018

Maison des Arts à Gujan-Mestras  août 2018

Caves Briaud à Bordeaux, septembre 2018

La Conserverie à Bordeaux, décembre 2018 et janvier 2019

Le GascoPub à Pessac, avril, mai et juin 2019

Maison des Arts à Gujan-Mestras du 20 au 26 août 2019

Comptoir d'Indochine à Bordeaux du 1er septembre au 15 octobre 2019

Cabane 248 Port de Larros à Gujan-Mestras les 17 et 18 octobre 2020

Le Café de l'Horloge à Talence du 6 mars 2020 à fin septembre 2021

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 22 octobre au 6 novembre 2022

Expo-Vente de Créations : 26 et 27 novembre 2022 Salle de France, 39 rue A. France à Pessac (33)

Reflets : Le Café de l'Horloge à Talence du 6 avril 2023 au 7 juin 2023

Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 16 et 17 juin 2023 de 9 h à 17 h

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 21 octobre au 5 novembre 2023

Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 15 juin 2024 de 9 h à 17 h

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 7 au 21 juillet 2024

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