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Photos et Vins (Plaisir et Passion)

Du plaisir à la passion à travers le prisme de photographies, de commentaires œnologiques et autres

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes

Une compilation de mes publications qui vous donnera peut-être envie de découvrir ou de redécouvrir un patrimoine exceptionnel.

Article qui s'enrichira au fur et à mesure des futures parutions.

Prenez le temps de laisser défiler les photos, sur grand écran de préférence.

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes

L’eau perce la pierre,
le vent disperse l’eau,
la pierre arrête le vent.
Eau, vent, pierre.


Le vent sculpte la pierre,
la pierre est coupe de l’eau,
l’eau s’échappe et elle est vent.
Pierre, vent, eau.


Le vent dans ses tours chante,
l’eau en marchant murmure,
la pierre immobile se tait.
Vent, eau, pierre.


On est un autre et personne :
entre leurs noms vides
passent et s’évanouissent
eau, pierre, vent.
Octavio Paz


Église Sainte-Brigitte-et-Saint-Georges de Buléon (Morbihan)


Cette église du XIXème siècle, malgré son apparence austère, cache une particularité surprenante : un château d’eau. C’est une rareté en France et assez insolite. Le clocher de l’église de Saint-Just-la-Pendue (Loire) présente également cette particularité.
Des documents de la mairie indiquent que, en 1808, le clocher et l’ensemble de l’église étaient vétustes. C’est l’abbé Chefdor qui a dirigé la reconstruction entre 1849 et 1851, en utilisant des pierres du pays assemblées par les frères Denoual pour la maçonnerie et par le sieur Guiomard pour la charpente.
1962, année de l’érection d’un clocher particulier. En effet, jusqu’à cette date, les cloches étaient suspendues à l’ancien if du cimetière...
Le jeune maire de l’époque, Henri Le Breton, futur sénateur du Morbihan, a eu l’idée novatrice d’ajouter un clocher carré en granit qui entourerait le château d’eau dont la commune avait besoin.
Ce bâtiment unique, haut de 23 mètres, contient 140 m³ d’eau et dispose d’une terrasse qui permet d’admirer la région. 
La première église, dont la date est inconnue, était placée sous la protection de Sainte Brigitte, la patronne des Irlandais, des femmes en couche, des artisans et des poètes. Son culte est très répandu en Bretagne.
Sources : Actu Morbihan

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes

Et je suis là derrière elle.
Derrière elle, tout tremblant.
Son teint de lis est si blanc
Qu'elle a l'air surnaturelle !


Et, son rosaire à la main,
Elle marche, diaphane,
Vers une église romane
Qui s'estompe à mi-chemin.
Charles Le Goffic


Eglise romane de Perse, Espalion : Aveyron


L'Eglise Romane de Perse fut bâtie entre la fin du XIème siècle et le début du XIIème.
L'église de Perse fut église paroissiale d'Espalion jusqu'à la construction, au XVIéme siècle, de l'église Saint-Jean-Baptiste (actuellement Musées des Arts et Traditions populaires et du Scaphandre) au centre du bourg. L'église de Perse est située sur l'un des chemins de Compostelle menant du Puy-en-Velay à Conques.
Le portail, avec son archivolte monumentale et son tympan, est avec celui de Conques : un des deux seuls exemples de grande décoration sculptée que conserve le Rouergue de l'époque romane.
Le tympan proprement dit illustre le thème de la Pentecôte : la Vierge Marie reçoit le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe et des langues de feu se dirigent vers les apôtres au nombre de dix.
Au linteau monolithe se mêlent confusément les thèmes de la Pesée des âmes et du Jugement dernier : au centre, au-dessous des deux plateaux de la balance dont le fléau a disparu, un défunt est étendu sur sa couche, son âme est représentée par un corps nu que se disputent anges et démons. A droite, dans une mandorle, le Christ est entouré des symboles des quatre évangélistes : l'aigle pour Jean, le taureau pour Luc, le lion pour Marc et l'homme pour Mathieu. A gauche, un damné est précipité dans la gueule du Léviathan à l'entrée de l'Enfer où trône Satan.
Sources : Tourisme Aveyron 
Mairie d'Espalion 
Département de l'Aveyron

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes

Patient architecte, avec mes mains pensives
Sur mes piliers trapus inclinant mes ogives,
Je fouillais sous l'église un temple souterrain ;


Puis l'église elle-même, avec ses colonnettes,
Qui semble, tant elle a d'aiguilles et d'arêtes,
Un madrépore immense, un polypier marin ;


Et le clocher hardi, grand peuplier de pierre,
Où gazouillent, quand vient l'heure de la prière,
Avec les blancs ramiers, des nids d'oiseaux d'airain.
Théophile Gautier


Eglise romane de Perse, Espalion : Aveyron


Une quarantaine de modillons, sous la corniche, couronne l'ensemble de l'architecture. Le meilleur point de vue sur le chevet et son clocher-peigne se situe au bord du ruisseau.
À l'intérieur, l'arc triomphal, orné de chapiteaux sculptés, ouvre sur un chœur terminé par une abside à 5 pans, couverte d'une voûte en cul de four.
Bijou de l'art roman, l'église de Perse a été classée Monument Historique en 1862.

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Minuscule chapelle,
Perdue au fond des bois,
Entourée d’hirondelles,
Aux ailes comme de la soie,
Havre de paix,


Refuge de silence,
On y vient pour calmer
Les peurs et les souffrances.
Martine BERTON


Chapelle de Saint Jean Le Froid, sur une colline au nord de la commune de Marcillac-Vallon, à l'endroit nommé Gipoulou : Aveyron
Située sur un piton culminant à 566 mètres d'altitude, d'où l'on jouit d'un splendide panorama à 360°, ce sanctuaire, construit à l'emplacement d'un autel païen où nos ancêtres avaient coutume de venir allumer des feux, est dédiée à Saint Jean-Baptiste. Haut lieu de pèlerinage, on avait coutume d'allumer des feux aux équinoxes d'été et d'hiver. Aujourd'hui encore on vient y prier pour se débarrasser de maux de tête, de migraines, de névralgies ou de dépressions nerveuses.
La chapelle de Saint Jean le Froid a été bâtie au XIème siècle. Il en est fait mention vers 1061 et 1108. Elle renferme une Vierge de Pitié du début du XVIème siècle, un retable daté de 1681 et un bas-relief du XVème siècle.
Elle était malheureusement fermée lors de mon passage.

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Au levant de la nef, penchant son humide urne,
La nuit laisse tomber l'ombre triste du soir ;
Chasse insensiblement l'humble clarté diurne ;
Et la voûte s'endort sur le pilier tout noir ;
Le silence entre seul sous l'arceau taciturne,
L'ogive aux vitraux bruns ne se laisse plus voir ;
L'autel froid se revêt de sa robe nocturne ;
L'orgue s'éteint ; tout dort dans le sacré dortoir !
Dans le silence, un pas résonne sur la dalle ;
Tout s'éveille, et le son élargit sa spirale,
L'orgue gémit, l'autel tressaille de ce bruit ;
Le pilier le répète en sa cavité sombre ;
La voûte le redit, et s'agite dans l'ombre...
Puis tout s'éteint, tout meurt, et retombe en la nuit !
Jules Verne


Eglise de Saint-Austremoine, Salles la Source : Aveyron


Nous ignorons comment, pourquoi et quand l'église fut dédiée à Saint Austremoine. Mais nous savons que l'évêque Adhémar fit donation du prieuré de Saint-Austremoine à l'abbaye Saint-Victor de Marseille en 1120. Il fut ensuite rattaché au monastère se Saint-Amans de Rodez, qui dépendait lui-même de l'abbaye victorine. On sait aussi que ses voisines de Salles-Comtaux et Salles-la-Source dépendaient d'elle depuis la révolution.
Une partie importante de la construction romane subsiste : carré du transept ayant supporté la coupole et court transept terminé par deux sortes de petites absidioles.
Par contre, le chevet et la nef furent rebâtis au XVème siècle.
L'édifice, terriblement déformé du fait de l'instabilité du sol, nécessita l'intervention de l'architecte Jehan Salvanh en 1562. 
Les déformations des piliers et leur écartement entraînèrent la disparition de la coupole primitive, remplacée par un simple plancher de bois.
Aujourd'hui, la totalité des voûtes d'origine a disparu : le choeur est couronné d'un voûtement en bois et la nef, d'une simple fausse voûte en lattis de bois hourdé à la chaux.
Je n'ai pu malheureusement prendre des photos de l'intérieur, la porte restant close lors de mes différents passages.
Sources : Les Amis de St-Austremoine

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor
La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ;
À ses pieds, une fleur humide de rosée,
Par l'humble laboureur, humblement déposée.
Sophie d'Arbouville


Croix sur le bord du chemin à St-Austremoine, Salles la Source (Aveyron)


Placée entre la faille sud du Causse Comtal et la vallée du Créneau, Saint-Austremoine est un hameau situé sur la commune de Salles la Source, dans l'Aveyron. Quelques maisons, des prés, des vignes (cépage mansois essentiellement), et une belle église du XIème siècle.
St Austremoine : en latin, il est appelé Austremonius ou Stremonius.
L'origine du nom serait gréco-latine et signifierait littéralement "le moine qui vient du sud".
Sources : Association des Amis de St Austremoine 

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Qu'avons-nous oublié en chemin depuis le premier feu, depuis l'éclat de la première pierre lancée dans l'eau ? Qu'avons-nous perdu dont l'écho perdure, résiste à l'intense dévastation du monde et qui au plus près du mystère qui nous entoure, se déploie, mot à mot, dans le poème ?
Claude Wind


La Croix de Saint-Austremoine à Saint-Austremoine, Salles la Source : Aveyron


Sur le terre plein qui fait face à l'entrée de l'église se dresse une très intéressante croix en pierre.
La Croix de la Place érigée en 1987, est une oeuvre d'un artiste amateur local : Henri Duffourg.
Celui-ci avait déja sculpté une croix de style roman, mais elle fut détruite par un camion qui manoeuvrait en face de l'église. Avec courage, il recommença et après plus de 800 heures d'un travail minutieux, la nouvelle croix fut terminée.
Elle témoigne de son attachement au pays, de ses convictions comme de ses interrogations, de son engagement pour la cause des déshérités et des victimes de tous ordres.
Les quatre faces nous rappellent des heures difficiles qui ont marqué la vie de nos ancêtres.
Sources : Association des Amis de St Austremoine 

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Certes, si tu le veux mériter, mon fils, oui,
Et voici. Laisse aller l'ignorance indécise
De ton cœur vers les bras ouverts de mon Église
Comme la guêpe vole au lis épanoui.


Approche-toi de mon oreille. Épanches-y
L'humiliation d'une brave franchise.
Dis-moi tout sans un mot d'orgueil ou de reprise
Et m'offre le bouquet d'un repentir choisi.


Puis franchement et simplement viens à ma table,
Et je t'y bénirai d'un repas délectable
Auquel l'ange n'aura lui-même qu'assisté,


Et tu boiras le Vin de la vigne immuable
Dont la force, dont la douceur, dont la bonté
Feront germer ton sang à l'immortalité.
Paul Verlaine


Le village de Bruéjouls en Aveyron est situé sur la commune de Clairvaux. L'Église Gothique est classée aux Monuments Historiques depuis 1928. C'est un village de vignerons, qui possède le plus grand tassou (tastevin) du monde.

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Pleins de corbeaux et d'angélus,
Les clochers dont le doigt de pierre
Montrait sa route à la prière,
N'avaient que cent mètres au plus.
Des hommes hardis sont venus
Et, forgeant la dure matière,
Ont construit une tour altière
Menaçant les cieux inconnus.
Miracle ! Jusqu'où monte-t-elle ?
La foule pousse devant elle
Un hurrah d'admiration.
Son sommet se perd dans l'espace
Mais, tout là-haut, un aigle passe
Et n'y fait pas attention.
François Coppée


Saint-Côme-d’Olt (Aveyron), l’un des plus beaux villages de France, possède un riche patrimoine architectural, notamment son église au curieux clocher tors.


L’église gothique, placée sous le patronage de Saint-Côme et Saint-Damien, surprend les visiteurs par son remarquable clocher flammé. Elle fut bâtie entre 1522 et 1532, par Antoine Salvanh : le meilleur architecte rouergat, qui venait d’édifier le clocher de la cathédrale de Rodez. Il est aussi l’auteur des sculptures du portail de l’église.  Les portes qui datent de 1532, en chêne sculpté, comptent chacune 365 clous en fer forgé et sont classées Monument Historique. On y remarque, de chaque côté, 15 médaillons comprenant des têtes de personnages, des animaux fantastiques, ainsi que les armes de la maison d’Estaing.
Clocher tors
Le clocher, à base carrée, seul en France à être jumelé avec un clocheton, a été bâti en 1527, refait à l’identique en 1627 après le passage de la foudre et restauré en 1984. Sa hauteur est de 42 mètres. Il servait de tour de guet dans les temps troublés des XVIème (guerres de religion) et XVIIIème siècles (Révolution). Sa spirale était-elle voulue par les constructeurs ? La charpente a-t-elle joué ? Les experts discutent de cette particularité qui touche 32 monuments en France, dont 3 seulement dans le Sud-Ouest à Saint-Côme-d’Olt, Sérignac (Lot-et-Garonne) et Barran (Gers). On en trouve aussi une dizaine en Allemagne, 5 en Belgique, 3 en Suisse et 2 en Angleterre. Un congrès de l’association des clochers tors d’Europe, que le village aveyronnais a déjà accueilli, se tient chaque année. Il offre l’occasion de faire le point sur les recherches et les travaux entrepris par différentes associations sur les clochers hélicoïdaux.
Sources : Centre Presse Aveyron 

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Mais déjà ma lèvre altérée
A bu le vinaigre et le fiel ;
La lumière s'est retirée
Quand mes yeux ont cherché le ciel ;
Au sort, mes vêtements se tirent,
Des clous aigus qui les déchirent
Mes pieds et mes mains sont percés ;
Du coup de lance mon flanc saigne ;
Que faut-il encore que je craigne ?...
C'est assez, mon Dieu, c'est assez !
Amable Tastu


Eglise de Saint-Côme d'Olt (Aveyron)


L’intérieur de style gothique flamboyant, avec une nef élancée, et la voûte en ogives prismatiques, renferme divers mobiliers remarquables. L'église dans son ensemble conserve le coeur de Monseigneur Frayssinous, ministre de l'instruction publique sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme dans la maison d'Armagnac. Le Christ en bois de noyer (XVIème siècle) est l'oeuvre du sculpteur du choeur de la cathédrale de Rodez.

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L'ivrogne et le pénitent


Le soleil est levé, il ne fait plus si noir
Je ne suis pas plus saoul que j'étais hier au soir
Le vin charme la vie et nous fait perdre la raison…


Qui es-tu toi qui va chantant ?
Qui es-tu toi qui soupires ?
Je suis un pénitent qui va pleurant sa vie
Moi je la pleure aussi
Ton destin est pieux ?
Je pleure lorsque le vin me sort par les deux yeux.


Je ne bois que de l'eau
C'est ça qui te rend blême
Je ne fais qu'un seul repas tout le long du carême
Je n'en fais qu'un aussi
Tu fais donc ton devoir
Je commence le matin et je finis le soir.


Je couche sur un grabat
Et moi souvent dans la rue
Un homme dans cet état doit être secouru
Il faut céder à Dieu
C'est le devoir divin !
J'entends quand je suis saoul qu'il faut céder au vin.


J'enseigne à prier Dieu
Et moi, j'enseigne à boire
De ce destin piteux-tu t'en fais gloire
Pourquoi sommes-nous faits ?
Pour mériter les cieux
Et moi pour les gagner, je bois autant que deux.


Pense que tu dois mourir
Je dois mourir à table
De ce destin piteux, tu t’en fais une fable
Je ne crains que la soif
Il faut craindre la mort
Comment craindrais-je, quand je suis saoul je dors.


Mais quand tu seras mort
Parle-moi d'autre chose
On déposera ton corps dans le fond d'une fosse
Non ! Tu as menti
Où le déposera-t-on ?
Dans le fond d'une cave en travers des flacons.


Ton âme ira au feu
J'essayerai de l'éteindre
Ce feu ne s'éteint pas car il brûle sans cesse
J'emmènerai du vin
Ce vin te brûlera
Mais non, J'en boirai tant qu'il me rafraîchira.


Adieu, ivrogne, adieu !
Adieu vieil hypocrite
Tu t'éloignes de ton Dieu pour suivre ta barrique
Plus cinq cents buveurs
Insensés comme toi
Peut-on les condamner, ils boivent autant que moi...


Chanson d'origine lettrée remontant au milieu du XVIIIème siècle.
Sa première version serait due à Jacques-François-Joseph Hayez, un artisan de Valenciennes. De nouvelles paroles sont ajoutées à la fin du XVIIIème siècle par le chanteur populaire Beauchant. Le morceau repasse ensuite dans la tradition orale où les collecteurs l'ont retrouvé au Poitou, au Béarn, en Corrèze et en Acadie.


La Chapelle des Pénitents à Saint-Côme-d’Olt (Aveyron)


L'église située au nord du village et dénommée Saint-Pierre de la Bouïsse, est le monument le plus ancien. Construite au XIème siècle, au croisement de l'antique voie romaine dite "La Peyrière", sur les pentes du calvaire, avec la voie "Bolieyre" constituant le Chemin de Saint-Jacques (aujourd'hui, le G.R. 65), elle était placée près du vieil hospice voué à "Saint Côme et Saint Damien", du nom des deux frères jumeaux, infirmiers, médecins et martyrs de la fin du IIIème siècle. Cet établissement, qui accueillait les pèlerins fourbus et blessés après la traversée de l'Aubrac, donnera son nom au village. Eglise paroissiale depuis ses débuts, elle conservera ce titre jusqu'au XVIIIème siècle malgré l'existence de l'église actuelle. En 1756, elle accueillera la Confrérie des Pénitents Blancs si bien que sa dénomination actuelle la désigne comme étant "La chapelle des Pénitents". Cet édifice de 22 m de long sur 5,40 m de large est de forme rectangulaire sans transept. Seule l'abside a reçu une voûte de pierre en plein cintre tandis que la nef est recouverte par une charpente en bois en forme de carène renversée, construction dite "à la Philibert Delorme" assez répandue dans le village et la région. Avec ses modillons pittoresques servant de base à la toiture, son campanile et les larges ébrasements de ses baies éclairant l'intérieur, ce monument présente toutes les caractéristiques de l'architecture romane. Son pavement est principalement constitué de dalles funéraires historiées recouvrant les sépultures de nombreux curés, maîtres artisans ou membres de familles bourgeoises de la paroisse telles que celles des seigneurs de Belvezet ou de la famille Dozilis.
Sources : Site officiel de Saint-Côme-d’Olt 

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La lumière jaillira
Parsemant mes silences
De sourires de joie
Qui meurent et recommencent
La lumière jaillira
Qu'éternel voyageur
Mon cœur en vain chercha
Mais qui était en mon cœur
La lumière jaillira
Reculant l'horizon
La lumière jaillira
Et portera ton nom
Jacques Brel


Eglise Saint Robert à Lacroix-Barrez : Aveyron


Elle date du 20ème siècle et dans sa crypte située en face de la place, se trouve le musée du Cardinal Verdier (1864/1940).
C'est un petit musée rare, s'adressant à tout public. Pour les plus curieux, ce peut être une véritable découverte de l'homme qui est à l'origine de la construction de tant d'églises en France : le Cardinal Verdier, archevêque de Paris (1929-1940)
"Le cardinal bâtisseur" né le 19 février 1864 à Lacroix-Barrez, Jean VERDIER étudia au Séminaire de Rodez et entra en 1886 chez les Sulpiciens. Le 9 avril 1887, il fut ordonné prêtre et enseigna au Séminaire de Périgueux qu'il dirigea de 1898 à 1912. De 1912 à 1920, il appartient à la Faculté de Théologie de Paris et fut supérieur du Séminaire des Carmes. Il fut nommé en 1923 chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris et, de 1926 à 1929, dirigea sa congrégation en tant que supérieur général. En 1929, il fut nommé vicaire général du diocèse de Paris et protonotaire apostolique puis, la même année, archevêque de Paris. Le 16 décembre 1929, le Pape Pie XI le créa cardinal-prêtre attaché à l'église Santa Balbina. Comme légat, il représenta le pape à de nombreuses occasions en France et à l'étranger. En 1931, il lance l'oeuvre des Chantiers du Cardinal, construisant 110 églises dans Paris et en banlieue parisienne, mais aussi en France. Il mourut le 9 avril 1940 à Paris. Il fut inhumé en la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

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Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu, Bouddha, que sais-je,
Est-ce que tu penses à nous un peu ?


Le monde est aux mains de stratèges
Costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige
Qui jouent de bien drôles de jeux.


Il y a dans nos attelages
Des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges
Dont le seul rêve est d'être heureux.


On a dressé des cathédrales,
Des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales,
Qu'est- ce qu'on pouvait faire de mieux ?


Etes-vous là, êtes vous proches
Ou trop loin pour entendre nos cloches
Ou gardez-vous les mains dans les poches
Ou est-ce vos larmes quand il pleut.


D'en haut de vos très blanches loges
Les voyez-vous qui s'interrogent
Millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux.


Sommes-nous seuls dans cette histoire,
Les seuls à continuer à croire,
Regardons-nous vers le bon phare
Où le ciel est-il vide et creux ?
Francis Cabrel


Petite chapelle construite par un particulier au sommet du Causse surplombant le village de Panat, Clairvaux d'Aveyron (Aveyron)


Merci à Jean Luc Matha pour cette découverte étonnante.

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Le bonheur, c'est la flamme,
La flamme heureuse enfin
Qu'allume au fond de l'âme
Un joyeux séraphin
Quand, dans la basilique,
Une femme angélique,
A l'autel catholique,
Vous livre doucement
Une main satinée
A la vôtre enchaînée
Par le nœud d'hyménée
Et la foi du serment.
François-Marie Robert-Dutertre


Basilique Saint Julien à Brioude, Haute Loire : Auvergne


Cette basilique, plus vaste église d’Auvergne, est construite sur l’axe de pèlerinage Clermont/Cahors qui mène à St Jacques de Compostelle. La Basilique romane St Julien de Brioude a été construite au XIème et XIIème siècle par les chanoines comtes en hommage au martyr St Julien, dont le tombeau repose sous la basilique.
Elle captive le visiteur véritablement ébahi face à la profusion de couleurs. Celles des matériaux de construction qui alternent les grès roses et blonds, les scories volcaniques mais aussi les calcaires et les marbres.

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Nulles ombres sans lumières,
Ni éclats sans zones sombres,
Fusion, pourtant contraire
Comme serpents et colombes.


Opposés en notre essence,
Nous vibrons au même mystère,
Nos couleurs en transparence,
Je confonds et tu éclaires.


Dans la nuit, je deviens reine,
Accueillant secrets et âmes,
Puis le jour, c’est à tes chaines
Que je fuis l’appel des flammes.


Moi, refuge et toi, la source,
Nous sommes complémentaires,
Jamais à bout de ressources,
Nous sommes tout et son revers…
Maelia


Basilique Saint-Julien illuminée à Brioude, Haute Loire : Auvergne


Le festival Région des Lumières à Brioude
Le spectacle débute naturellement avec des évocations religieuses, notamment un tableau inspiré des fresques de la Chapelle Saint-Michel. La façade se remplit ensuite des visages des gargouilles de la Basilique.
La séquence suivante s’inspire des plafonds du Doyenné. Les champs de tournesols font également leur apparition avant que des montgolfières viennent s’y poser. Celles-ci s’évaporent ensuite en particules qui forment de la dentelle.
Après un passage où le public découvre un décor de rivière et de pêche, le paysage s’étoffe avec de nouveaux horizons où figurent collines et montagnes. Ce panorama est occupé par des cyclistes avec un clin d’oeil à l’enfant du pays, Romain Bardet. Mais
la petite reine n’est pas la seule à être sous les feux des projecteurs : le rugby et le
football sont également évoqués. Plusieurs hommages se succèdent avec les peintres Chagall, Miro, Staël. Le final du spectacle, coloré et enjoué, s’appuie sur des rythmes de musiques électroniques.

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Avez-vous remarqué le pavement ? Cette pièce carrée et mouchetée
Qui parait si ferme et si solide
Est Patience :
Et l’autre, noire et sévère, avec laquelle la première
Fait tout du long une bigarrure,
Humilité.
La douce montée, qui de part et d’autre
Conduit en-haut vers le Chœur
C’est la Confiance
Mais le ciment agréable à l’œil, qui par un lien indestructible,
Maintient le tout ensemble est Amour
Et Charité.


Ici parfois le Péché furtif entre et entache
Les pures et délicates veines du marbre :
Mais tout est nettoyé quand le marbre pleure,
Parfois aussi la Mort, soufflant à la porte,
Chasse toute la poussière çà et là sur le sol.
Mais tandis quelle pense souiller la pièce, elle la balaye.
Béni soit l’Architecte, dont l’art
A pu bâtir de façon si solide dans un faible cœur.
George Herbert (1633)


Basilique Saint-Julien de Brioude, Haute Loire : Auvergne


Pavement du XVIème siècle, en galets de l'Allier noirs et blancs, aux motifs géométriques d'arabesques.

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Le Christ Lépreux de Brioude. Basilique Saint-Julien de Brioude, Haute Loire : Auvergne
C'est une sculpture du XVème siècle, polychrome, située dans la basilique Saint-Julien, l'un des chefs-d'œuvres de l'architecture romane auvergnate. Lui aussi souffre. La lèpre a laissé sur son corps des traces rouges identiques. Il a la bouche entr'ouverte. On lui voit les dents. Ses paupières sont légèrement baissées. Et son regard...
C'est peut-être l'un des plus beaux regards de Christ souffrant qui soit. Son humanité bouleverse. Il s'accorde à la bouche suppliante. Il exprime une lassitude extrême, comme si le Christ allait mourir là, devant nous, à l'instant même où on le contemple. Sans doute est-ce ce sentiment de fragilité terriblement humaine qui m'a impressionné et m'impressionne encore lorsque je vais à Brioude.
Que la douleur du Christ représenté soit notre douleur à tous, croyant ou pas, chrétien ou pas, voilà bien l'un des mystères de l'art. Dans la période de narcissisme artistique dans laquelle nous vivons, une telle représentation universelle de la douleur des êtres n'existe pas, ou si peu, elle s'abîmerait immanquablement dans le pathos. On lui préfère le discours et le spectacle. Pourtant à cinq siècles de distance, les Christ de Colmar et de Brioude disent encore sur moi des choses que j'ignore. 
La contemplation d'une œuvre d'art n'a pas de fin.
Olivier Cena

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Un soir de flamme et d'or hante la basilique,
Ravivant les émaux ternis et les couleurs
Ancestrales de l'édifice catholique.


Et soudain, cuivre, azur, pourpre chère aux douleurs
Le vitrail que nul art terrestre ne profane
Jette sur le parvis d'incandescentes fleurs.


Car l'ensoleillement du coucher diaphane,
Dans l'ogive où s'exalte un merveilleux concept,
Intègre des lueurs d'ambre et de cymophane.
Laurent TAILHADE


Vitraux de la Basilique Saint Julien de Brioude, Haute Loire (Auvergne)


En 2004, la ville de Brioude lance un concours international pour la création de nouveaux vitraux pour la basilique Saint-Julien de Brioude. Les lauréats du concours sont les Ateliers Loire à Chartres et l’artiste Kim en Joong. Après quelques essais et recherches complémentaires, la pose des vitraux est définitivement terminée en octobre 2008. Cette création représente une surface de 160 m² pour la réalisation de 36 baies.
Kim en Joong, prêtre et artiste : Né en Corée du sud en 1940, Kim en Joong étudie la calligraphie, puis entre aux Beaux-Arts à Séoul. Plus tard, il vient en France où il est ordonné prêtre sous l’ordre des dominicains. A Brioude, le Père Kim a créé un véritable dialogue entre le décor peint de la basilique et la polychromie des vitraux. Cette approche se veut avant tout sensible et spirituelle. Mais ce langage abstrait n’est pas totalement dénué de signification : le Père Kim joue sur des symboles de la Bible et de la liturgie  chrétienne.
La réalisation des vitraux par les Ateliers Loire : L’application des peintures sur verre réalisée par le père Kim En Joong s’est effectuée au sol sur des grandes plaques de verre incolore de 6 mm d’épaisseur. Une fois la peinture sèche, le verre a été nettoyé et cuit à 670 degrés. En fonction des effets recherchés par l’artiste, plusieurs cuissons ont été nécessaires. Un émail dépoli incolore a été appliqué avant la dernière cuisson, pour diminuer la transparence du verre et éviter la vision à l’extérieur. La mise en couleur achevée, le travail s’est poursuivi par la technique de la trempe : le verre est chauffé à très haute température (700 degrés), puis refroidi rapidement à environ 20 degrés en l’espace de trois minutes. Cette technique permet la résistance aux chocs mécaniques et thermiques. Les 36 baies constituent un ensemble de grandes pièces de verre uniquement maintenues par un système de barlotière.

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Belle, vaste, élancée en sa grandeur de pierre,
En sa nef où ne luit qu’une pâle lumière,
Mystérieuse avec cette noble sombreur,
La vieille église règne, au sein de sa hauteur.
Adèle Souchier (1874)


L’abbatiale Saint-Austremoine, Issoire : Puy-de-Dôme


Classée depuis 1840, l’abbatiale d’Issoire est considérée comme l’une des églises majeures de l’architecture romane auvergnate. Elle se singularise par l’ampleur de ses proportions, la plénitude de son chevet et la richesse de son décor.
Le site de l’abbaye semble avoir été occupé dès l’Antiquité. Près d’une première église, construite entre le 3ème et le 6ème siècle, auraient été ensevelies les reliques du 1er évêque de Clermont : Saint Austremoine. Au 10ème siècle, une communauté religieuse est établie à Issoire. L’abbaye connait ensuite une période de prospérité qui permet au 12eème siècle de reconstruire les bâtiments conventuels et l’église abbatiale.
L’église est bâtie en arkose (grès blond), dont la variété des teintes s’observe sur le chevet. Celui-ci offre une composition pyramidale particulièrement harmonieuse et équilibrée. Sa décoration est très riche : bandes de mosaïques de pierres polychromes à motifs géométriques, profusion du programme sculpté caractéristique de l’art roman : colonnettes engagées, chapiteaux à feuillages, cordons de billettes, modillons à copeaux et, fait plus rare, médaillons du Zodiaque.
Sources : Art et Histoire en Auvergne Rhône-Alpes.

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Tel un peintre devant une ardoise
Tu prends soin de retenir ton souffle ;
Un peu de bleu, un peu de vert, voilà le turquoise ;
Un peu de vert, un peu de jaune, voilà le soufre.
Petit à petit, tu dévoiles palette et pinceaux
Et places ton chevalet mais n'en restes pas là ;
Un peu de bleu et de violet, voici la couleur indigo ;
Un peu de violet et de rouge, voici la couleur grenat.
Ludivine Degryse


L’abbatiale Saint-Austremoine, Issoire : Puy-de-Dôme


A l’intérieur, certains sont étonnés par les peintures qui recouvrent tout l’édifice. 
D’importants travaux sont menés de 1830 à 1880 : restauration des maçonneries et couvertures, construction d’un nouveau clocher... L’intérieur reçoit en 1859 un décor peint homogène qui couvre l’intégralité des surfaces, y compris les piliers et les chapiteaux, et souligne les lignes architecturales. Cet ensemble original est conçu par le peintre-fresquiste Anatole Dauvergne, proche de Viollet-le-Duc dont il partage l’intérêt pour l’art médiéval. Dans des tons très vifs, il s’inspire des couleurs et des motifs en usage à l’époque romane, certains repris d’édifices auvergnats.
Elles rappellent aussi qu’elles étaient en vigueur au Moyen-âge. On compte sept travées qui conduisent vers la croisée du transept avec une diversité des arcatures des tribunes simples et trilobées.
Sources : Art et Histoire en Auvergne Rhône-Alpes.

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Au levant de la nef, penchant son humide urne,
La nuit laisse tomber l'ombre triste du soir ;
Chasse insensiblement l'humble clarté diurne ;
Et la voûte s'endort sur le pilier tout noir ;


Le silence entre seul sous l'arceau taciturne,
L'ogive aux vitraux bruns ne se laisse plus voir ;
L'autel froid se revêt de sa robe nocturne ;
L'orgue s'éteint ; tout dort dans le sacré dortoir !


Dans le silence, un pas résonne sur la dalle ;
Tout s'éveille, et le son élargit sa spirale,
L'orgue gémit, l'autel tressaille de ce bruit ;


Le pilier le répète en sa cavité sombre ;
La voûte le redit, et s'agite dans l'ombre...
Puis tout s'éteint, tout meurt, et retombe en la nuit !
Jules Verne


L’abbatiale Saint-Austremoine, Issoire : Puy-de-Dôme


Dans le déambulatoire sont à remarquer les chapiteaux, notamment ceux qui au sommet de 4 colonnes du chœur traitent du cycle liturgique de Pâques avec une représentation de la Cène dont les personnages épousent le galbe du chapiteau.
Les chapiteaux du chœur sont consacrés au cycle de la Passion et de la Résurrection du Christ. 
Tout un monde coloré à découvrir...
Merci à Jean-Luc Estivaux pour sa visite commentée passionnante et instructive.

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C'était une humble église au cintre surbaissé,
L'église où nous entrâmes,
Où depuis trois cents ans avaient déjà passé
Et pleuré bien des âmes.
Elle était triste et calme à la chute du jour,
L'église où nous entrâmes ;
L'autel sans serviteur, comme un cœur sans amour,
Avait éteint ses flammes.
Victor Hugo


Eglise Saint-Loup à Boudes : Puy-de-Dôme (Auvergne)


Classée monument historique depuis 1988, l'église est dédiée à Saint-Loup et fut le siège d'un prieuré dépendant de La Chaise-Dieu.
Édifice roman bâti à la fin du XIIème siècle en arkose (pierre locale), il a été enfermé dans le Fort Villageois au 14 et 15ème siècle. 
La toiture s'appuie sur une corniche portée par des modillons.
La façade occidentale est percée d'un portail en plein cintre dont l'arc est couvert d'une archivolte ornée de motifs floraux.
Le clocher roman a été surélevé depuis le 15ème siècle jusqu'au 19ème siècle. 
Le campanile en fer lui confère une note méridionale.
L'édifice présente de nombreux désordres principalement dus à l'élévation successive du clocher. Un dispositif d'étaiement sécurise l'édifice depuis 1986 et des études sont toujours en cours pour permettre sa réouverture. 

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Le calme des jardins profonds s'idéalise.
L'âme du soir s'annonce à la tour de l'église ;
Écoute, l'heure est bleue et le ciel s'angélise.


À voir ce lac mystique où l'azur s'est fondu,
Dirait-on pas, ma sœur, qu'un grand cœur éperdu
En longs ruisseaux d'amour, là-haut, s'est répandu ?


L'ombre lente a noyé la vallée indistincte.
La cloche, au loin, note par note, s'est éteinte,
Emportant comme l'âme frêle d'une sainte.


L'heure est à nous ; voici que, d'instant en instant,
Sur les bois violets au mystère invitant
Le grand manteau de la Solitude s'étend.
Albert Samain


Photos de l'église Saint-Roch de Fortuniès (Dienne : Cantal)


L’église de Dienne, au hameau de Fortuniès, est une église témoin d’un long passé militaire. Aujourd’hui ce petit monument se dresse à 1 150 m d’altitude sur une colline où s’élevait jadis un des plus importants châteaux forts de la région. Cette construction fortifiée existait avant 1276. La chapelle castrale a heureusement subsisté alors que du château, il ne reste plus rien. Il avait été possédé par les familles Rochefort d’Ally, de Dienne, Ligondes et Fontanges.
L’église fut réparée au XIVème siècle, à la suite des guerres qui sévirent dans cette région. En 1870, on reconstruisit le clocher et son escalier de pierre.
La toiture en lauze a été refaite récemment. (sources : Fondation La Sauvegarde de l'Art Français)

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Oh ! qu'il est doux, quand l'heure tremble au clocher,
la nuit, de regarder la lune qui a le nez fait comme un carolus d'or !
Deux ladres se lamentaient sous ma fenêtre, un chien hurlait dans le carrefour, et le grillon de mon foyer vaticinait tout bas.
Mais bientôt mon oreille n'interrogea plus qu'un silence profond. 
Les lépreux étaient rentrés dans leurs chenils, aux coups de Jacquemart qui battait sa femme.
Le chien avait enfilé une venelle, devant les pertuisanes du guet enrouillé par la pluie et morfondu par la bise.
Et le grillon s'était endormi, dès que la dernière bluette avait éteint sa dernière lueur dans la cendre de la cheminée.
Et moi, il me semblait, tant la fièvre est incohérente que la lune, grimant sa face, me tirait la langue comme un pendu !
Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit


Chapelle de Léotoing, Haute Loire : Auvergne


Située sur un site dominant la vallée de l'Alagnon, la chapelle de Léotoing, surmontée d'un clocher-mur à arcature unique, date probablement de la fin du XVIIIe siècle.
Le bâtiment, construit sur un rocher, est typique des petits édifices ruraux employant des matériaux de construction locaux.
Appelée selon la tradition "chapelle des lépreux", elle aurait été édifiée hors de l'enceinte du village afin d'éviter tout contact avec des personnes malades.

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Comme je la revois bien, notre église ! Simple citoyenne de notre petite ville et qui semblait-il, aurait pu avoir son numéro dans la rue.
Marcel Proust


Eglise Saint-Didier de Saint-Dier-d'Auvergne et son prieuré : Puy-de-Dôme


L'église Saint-Didier, située sur un rocher dominant le Miodet, a été fondée en 1052 par Robert de Turlande, fondateur de l’abbaye de la Chaise Dieu. Le roi de France avait accordé le droit de bâtir une église et un prieuré à cet emplacement. La construction débuta au XIIème siècle dans le style roman, avec une large nef à deux travées ouvrant sur une vaste abside éclairée par les vitraux des chapelles rayonnantes. La façade massive, alternant granit et grès rouge, est renforcée par deux contreforts et embellie de colonnettes sculptées. Transformée au fil des siècles, l'église fut fortifiée au XIVe siècle et dotée d'un clocher en 1846. De 1909 à 1912, un escalier monumental et le porche furent restaurés. 
Magnifique portail décoré de trois voussures traitées en polychromie alternant arkose rouge et granite gis.
Classée Monument historique depuis 1908, l'église témoigne d'une riche histoire et d'un patrimoine architectural exceptionnel.
Malheureusement, elle était fermée lors de mon passage...

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Mon Dieu qu'il y en a sur les routes profondes
De silencieuses croix qui veillent sur le monde.
Hautes croix du pardon dressées vers les potences
Croix de la déraison ou de la délivrance.
Et moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête,
Immense croix de plomb vaste comme l'amour.
J'y accroche le vent, j'y retiens la tempête
J'y prolonge le soir et j'y cache le jour.
                               ♫♪♫
Interprétée par Edith Piaf et Gilbert Bécaud
Paroles de Gilbert Becaud / Louis Jean Mathieu Amade


Croix de St-Jacques à la sortie de la commune de Deux Verges, Cantal : Auvergne

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Peu à peu
S'affranchir des sols et des racines
Gravir lentement le fût
Envahir la charpente
Se greffer aux branchages
Puis dans un éclat de feuilles
Embrasser l'espace
Résister aux orages
Déchiffrer les soleils
Affronter jour et nuit.
Andrée Chedid


L'église Saint-Girons et sa charpente à Monein : Pyrénées Atlantiques


Alors que le Béarn recèle de nombreux monuments de style roman, Monein possède la plus grande église gothique du Béarn, l’église Saint-Girons. Elle est impressionnante par la taille de son clocher et unique du fait de sa charpente asymétrique à double coque de navire renversée. Elle a d’autres particularités : à l’image de sa charpente, elle est asymétrique avec une nef principale et un seul collatéral, elle n’a pas de transept. 
Trois générations de bâtisseurs se sont succédées entre 1464 et 1530. 
On raconte que les cagots auraient fortement contribué à la construction de cette charpente. Ils étaient exclus de la société, vivant en communauté à l’écart des villages. On suppose que la plupart d’entre eux étaient charpentiers.
La visite guidée (remarquable, je conseille vivement) présente l’architecture de cette église en lien avec l’histoire du village. On gravit ensuite les 72 marches du clocher pour découvrir la charpente.
Cette charpente construite en cœur de chêne aux dimensions exceptionnelles (50 m de long et 18 m de hauteur) et ayant la forme d'une double coque de navire renversé. Véritable vaisseau de bois, elle reprend vie dans la lumière, la musique et la poésie d’un spectacle d’une beauté rare.
Sources : Office de tourisme Coeur de Béarn - Monein Orthez

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Le dimanche après la Saint-Jean,
Les cagots s'assemblèrent.
A Jurançon était la fête,
On leur fit saigner les têtes ;
Ils y étaient avec les sabots.
Envoyez-moi au diable les Cagots.
Chanson/poème populaire véhiculant une vivace tradition d'hostilité envers les Cagots.


Bénitier des Cagots dans l'église St Girons à Monein : Pyrénées Atlantiques


Les Cagots ont été un peuple persécuté durant le Moyen Âge jusqu’au début du XIXème siècle. La figure fantasmée des cagots se construit au fil des siècles, traversant les périodes médiévale, moderne et contemporaine. Souvent liés à des images et concepts à connotation péjorative, les cagots sont considérés comme responsables des maux que subissent les populations en contact avec eux. Ce phénomène entraîne une mise à l’écart de cette population ainsi qu’une élaboration de nombreux éléments discriminants servant à alimenter le mythe les entourant. Le terme de cagot lui-même n’apparaît qu’en 1552 et ne fait partie que d’une multitude d’appellations désignant ces individus répartis sur les territoires du Sud-Ouest de la France (Gascogne) et du Nord-Est de l’Espagne (Navarre). Bien qu’ils n’existent plus aujourd’hui, l’étude des cagots permet de discerner les hommes et femmes victimes d’une ségrégation sur le temps long.
Les Cagots sont exclus des célébrations religieuses, ils entrent par une autre porte se situant sur le côté de l’église et utilisent un bénitier qui leur est réservé. De plus, ils sont séparés des autres fidèles et se placent au fond de la nef, sous les cloches. Leurs sacrements sont également très différents de ceux des autres fidèles : la communion est faite au bout d’un bâton ; le baptême se déroule durant la nuit sans carillon ; le baiser de paix offert au bas de l’étole du prêtre, à genoux, et non en embrassant la croix ; les enterrements ont lieu dans un cimetière commun mais dans un angle que le curé ne bénit jamais ou parfois dans la fosse où se mêlent criminels, suicidés et filles de joie.

Office de tourisme Cœur de Béarn - Monein Orthez


Si vous voulez en savoir davantage, je vous conseille de lire la suite sur l'article très intéressant et complet de MALIK ABABOU ci-dessous.

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Du vide de leurs yeux dans leur face hagarde,
Contemplent par-dessus l'enclos au portail veuf
Parfois de l'auvent qui le garde
La chapelle en ruine à la grande lézarde,
Les tertres anciens et les croix de bois neuf.
Germain Nouveau


Photos prises de la Chapelle Roul (nom du maire de Talence de 1825 à 1848) située au cœur du Creps d'Aquitaine sur le terroir du Château Monadey à Talence : Gironde

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Du bénitier semble rougir l'albâtre.
Pour les parfums les vases préparés
Brûlaient encore, et de leurs flancs dores
Ils unissaient les vapeurs embaumées
Au doux tribut de ces eaux parfumées,
Luxe odorant avec soin épanché
Sur les rameaux dont le sol est jonché.
Amable Tastu 


Cathédrale Saint Jean Baptiste de Bazas


De la jolie place entourée de maisons sur couverts des XVème et XVIIeèmesiècles, on accède à la cathédrale Saint-Jean, édifiée au XIIIème et XIVème siècles sur le modèle des grandes cathédrales gothiques du Nord de la France.
La cathédrale a été dévastée en grande partie par les Huguenots (1577-1578), mais les portails, le plus bel exemple de statuaire gothique de la Gironde, ont été épargnés. Le portail central est consacré au Jugement Dernier et à l’histoire de saint Jean-Baptiste ; les portails latéraux le sont à la Vierge et à saint Pierre. L’intérieur de l’édifice, d’une grande sobriété, est remarquable par la perspective de la nef étroite et longue.
La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l'Unesco, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (1998).

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La poésie
c’est avoir des yeux
dans le trou des yeux
dans la paume des mains
au bout des doigts
sur le ventre
Mais surtout
dans le cœur...
La poésie
c’est voir ce qui est invisible.
Mireille Levert


Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas : Gironde

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Les chaises
C'est une chaise qui a créé le monde :
Au commencement, il n'y avait que des chaises.
Elles s'ennuyaient.
Faisons-nous un homme, dit une chaise,
Un homme qui posera son séant sur notre siège,
Qui s'appuiera contre notre dossier,
Qui nous changera de place,
Qui nous polira, nous cirera, nous caressera.
Cette chaise-là pensa l'homme si fortement que l'homme fut.
Et l'homme, enfant de la chaise, vit de plus en plus assis.
Géo Norge


Eglise Saint-Seurin à Rions : Gironde


L'édifice, construit à l'origine au 12ème siècle en style roman, a été agrandi par des bas-côtés et a vu sa nef rebâtie au 14ème siècle en style gothique ; au 19ème siècle, il a été agrandi sur le flanc nord et un clocher de style néoclassique lui a été ajouté.
Les chaises m'ont fait délirer, vous me pardonnerez... j'espère.

Le patrimoine religieux de nos villes et de nos campagnes
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Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.


La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.


Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.


Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine


Église Saint-Hilaire de Rimons : Gironde


Éloignée des circuits touristiques de Gironde, cette église ne manque pas de particularité et propose en contre bas un site particulièrement agréable pour le promeneur. Construite au XIIème siècle, cette église a plusieurs particularités comme celle d’avoir eu deux nefs construites successivement de part et d’autre du clocher.
Inscrite au titre des Monuments Historiques le 21 novembre 1925, l’église Saint-Hilaire est une curiosité architecturale. Autour du clocher, on retrouve la nef d’origine située à l’ouest que l’on distingue par ses anciennes fenêtres romanes. La plus belle est visible du côté cimetière. L’ancien presbytère est construit dans l’alignement de la première nef. Le clocher-mur est construit sur l’arc triomphal qui a été muré lors de la reconstruction du XVIème siècle. Il comprend encore aujourd’hui sa galerie en bois. L’entrée située désormais à l’Est et le cœur disposé à l’ouest donnent à cette église une disposition inhabituelle.
En plus de cette disposition inhabituelle, l’église a été rehaussée pour devenir un bâtiment défensif. L’angle nord-est du portail reçoit une échauguette dont la particularité est d’avoir été construite avec une une pierre tombale que l'on peut deviner sur une photo. On peut voir nettement son dessin et l’inscription en forme de croix stylisée. Depuis cette galerie défensive on pouvait tirer à l’aide de couleuvrines (armes à feu) de part et d’autre de l’église.
Aujourd’hui, les bâtiments les plus à l’ouest ont été transformés en gîtes ruraux et le chais en salle d’exposition ou pour les manifestations.
Sources : C'est En France (Patrimoine de France)

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Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Ecoutez, c’est notre sang qui chante…
O musique lointaine et discrète !


Ecoutez ! C’est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s’est enfuie,
D’une voix jusqu’alors inouïe
Et qui va se taire tout à l’heure.


Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
O vin, ô sang, c’est l’apothéose !


Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l’âme, et jusqu’aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres,
Paul Verlaine


Église Saint-Hilaire de Rimons : Gironde


Intérieur de l'église avec un poêle à bois, ce qui est peu courant.
Aujourd’hui, les bâtiments les plus à l’ouest ont été transformés en gîtes ruraux et le chais en salle d’exposition ou pour les manifestations avec de magnifiques vitraux où les vendanges sont remarquablement mises en valeur.
Un grand merci à l'employé municipal de Rimons qui est venu nous ouvrir l'église et qui a pris de son temps pour nous en expliquer l'histoire.

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Simone, je veux bien. Les bruits du soir
Sont doux comme un cantique chanté par des enfants.
L'église obscure ressemble à un vieux manoir ;
Les roses ont une odeur grave d'amour et d'encens.


Je veux bien, nous irons lentement et bien sages,
Salués par les gens qui reviennent des foins ;
J'ouvrirai la barrière d'avance à ton passage,
Et le chien nous suivra longtemps d'un œil chagrin.


Pendant que tu prieras, je songerai aux hommes
Qui ont bâti ces murailles, le clocher, la tour,
La lourde nef pareille à une bête de somme
Chargée du poids de nos péchés de tous les jours ;


Aux hommes qui ont taillé les pierres du portail
Et qui ont mis sous le porche un grand bénitier ;
Aux hommes qui ont peint des rois sur le vitrail
Et un petit enfant qui dort chez un fermier.


Je songerai aux hommes qui ont forgé la croix,
Le coq, les gonds et les ferrures de la porte ;
À ceux qui ont sculpté la belle sainte en bois
Qui est représentée les mains jointes et morte.


Je songerai à ceux qui ont fondu le bronze
Des cloches où l'on jetait un petit agneau d'or,
A ceux qui ont creusé, en l'an mil deux cent onze,
Le caveau où repose saint Roch, comme un trésor ;


À ceux qui ont tissé la tunique de lin
Pendue sous un rideau à gauche de l'autel ;
À ceux qui ont chanté au livre du lutrin ;
À ceux qui ont doré les fermoirs du missel.


Je songerai aux mains qui ont touché l'hostie,
Aux mains qui ont béni et qui ont baptisé ;
Je songerai aux bagues, aux cierges, aux agonies ;
Je songerai aux yeux des femmes qui ont pleuré.


Je songerai aussi aux morts du cimetière,
A ceux qui ne sont plus que de l'herbe et des fleurs,
À ceux dont les noms se lisent encore sur les pierres,
À la croix qui les garde jusqu'à la dernière heure.


Quand nous reviendrons, Simone, il sera nuit close ;
Nous aurons l'air de fantômes sous les sapins,
Nous penserons à Dieu, à nous, à bien des choses,
Au chien qui nous attend, aux roses du jardin.
Remy de Gourmont (poème dédié à Francis Jammes), Simone, 1897


Église romane Notre-Dame à Castelviel : Gironde


Point le plus élevé de l’Entre-deux-Mers, Castelviel doit son nom à un vieux château érigé vers le Xème siècle. Le village recèle de beaux monuments parmi lesquels figure son église romane Notre-Dame. L'église est fortifiée, sans constructions défensives mais elle est remarquable par son mur de clocher monumental. Celui-ci est doté d'un contrefort central, ce qui paraît être une structure assez rare dans les églises romanes du Sud Gironde. Sur le mur sud de la nef s’ouvre un magnifique portail roman de style saintongeais s’ouvrant dans un avant-corps. Il comporte une porte entourée de deux arcades aveugles portes. La porte présente cinq voussures représentant un zodiaque lié aux travaux des mois, le combat des Vices et des Vertus, des scènes de chasse et des tireurs de corde.

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Dans ce pays lugubre et si loin de la foule,
Un cimetière d'autrefois,
Bien souvent m'attirait avec sa grande croix
Dont la tête et les bras se terminaient en boule.


Or, fin d'automne, un soir que tout était plongé
Dans une mourante lumière,
Je m'arrêtai pour voir la croix du cimetière...
Qu'avait-elle donc de changé ?


De façon peu sensible et pourtant singulière,
Son sommet s'était allongé.
Et, curieusement, saisi, le sang figé,
Immobile comme une pierre,
Vers elle je tenais tendus l'œil et le cou,
Lorsqu'un chat-huant tout à coup
Vint à s'envoler de sa cime !
Et, j'en eus le frisson intime :
Cette bête incarnait l'âme d'un mauvais mort
Sur le haut de la croix méditant son remord.
Maurice Rollinat


Église et croix de St Aignan (Gironde)


C'est un édifice roman du XIème et XIIème siècle. L'ancienne façade du XIIème siècle est aujourd'hui masquée par le clocher carré construit en 1687 et qui est précédé par un porche.
Dans le cimetière attenant, se dresse une croix du XVIème siècle qui est très abîmée. Le fût possède à sa partie supérieure quatre personnages dont St Pierre à l'Est et St Aignan tourné vers l'église. La croix sommitale est ornée d'un personnage de facture naïve.

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Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.


La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Paul Verlaine


Église de St Caprais de Bordeaux : Gironde


La construction de cette église paroissiale remonte au XIème siècle ; elle a bénéficié d'une importante restauration globale entre 1986 et 1997.
Vous pourrez y voir de nombreux éléments remarquables de différents siècles :  les chapiteaux et le chevet avec frise et modillons du XIIème siècle, et des vitraux modernes de Raymond Mirande.

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L'église s'endormait à l'heure où tu t'endors, 
Ô sereine nature ! 
À peine, quelque lampe au fond des corridors 
Étoilait l'ombre obscure.


À peine on entendait flotter quelque soupir, 
Quelque basse parole, 
Comme en une forêt qui vient de s'assoupir 
Un dernier oiseau vole ;


Hélas ! et l'on sentait, de moment en moment, 
Sous cette voûte sombre, 
Quelque chose de grand, de saint et de charmant 
S'évanouir dans l'ombre !


Elle était triste et calme à la chute du jour 
L'église où nous entrâmes ; 
L'autel sans serviteur, comme un cœur sans amour, 
Avait éteint ses flammes.


Votre front se pencha, morne et tremblant alors, 
Comme une nef qui sombre, 
Tandis qu'on entendait dans la ville au dehors 
Passer des voix sans nombre.
Victor Hugo


L'église Sainte-Croix à Bordeaux (Gironde) est l'abbatiale d'un ancien monastère bénédictin, fondé au 7ème siècle. Le clocher à droite du portail remonte au 12ème siècle, son porche au 11ème tandis que le clocher de gauche a été rajouté au 19ème siècle par l'architecte Paul Abadie. 

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Et sans cesse, malgré l'assaut des jours
Et des peuples minant son orgueil lourd,
Elle résiste à l'usure du monde.
Quel océan, ses cœurs ! Quel orage, ses nerfs !
Quels nœuds de volontés serrés en son mystère !
Victorieuse, elle absorbe la terre,
Vaincue, elle est l'attrait de l'univers ;
Toujours, en son triomphe ou ses défaites,
Elle apparaît géante, et son cri sonne et son nom luit,
Et la clarté que font ses feux d'or dans la nuit
Rayonne au loin, jusqu'aux planètes !
Émile Verhaeren


Abbaye de La Sauve-Majeure (Gironde)


Chef-d’œuvre de l'art roman du XIIème siècle, cette ancienne abbaye bénédictine a été un centre religieux actif et reconnu. L'ensemble qui en subsiste offre au regard d'admirables chapiteaux où les représentations bibliques jouxtent les monstres venus du fond des âges ou du lointain orient. Du haut de son clocher, le point de vue est impressionnant sur le village et le paysage.

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On n'écrit plus que sur du sable
Des prénoms bien vite oubliés,
Et moi après moi on s'ensable
L'eau de la vie n'est plus salée.


On a perdu des yeux le Ciel
On march' fixés sur des écrans
On n'entend plus les ritournelles
Des oiseaux dans les champs.
Claude TROUILLER


Basilique Notre Dame de la Fin des Terres à Soulac sur Mer : Gironde


La basilique est du style roman, elle date du milieu du XIIème siècle
La basilique de notre Dame de la Fin des Terres doit son nom à la proximité de la pointe du Médoc. Son classement aux monuments historiques date du 20 juillet 1891, juste après sa restauration. Elle est également inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
En 1741, le sable commence à recouvrir le village de Soulac. Toute la population soulacaise doit partir s’installer à quelques kilomètres de là,  créant ainsi un nouveau village : le jeune Soulac. L’ensevelissement inexorable de la basilique commence. Quelques dizaines d’années plus tard, seul le haut du clocher émerge de la dune, il sert alors de repère de navigation aux marins.
La restauration de l’église ne commence qu’en 1859 sous l’impulsion du cardinal Donnet, alors évêque de Bordeaux. Elle se termine seulement en 1905. Il n’a pas été possible de conserver le transept ni le clocher.

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Bourideys : Gironde
Population 2022 : 102 habitants
Habitants : les Bourydesiens ou Lou bourideys
Origine du nom : de borde ou bourde, bourdil qui signifie "métairie", "grange", ou "remise".


Eglise St Michel de Bourideys : (1854 à 1856)


Cette église caractérise bien les édifices ruraux, tels qu'il étaient conçus au milieu du XIXème siècle : elle est globalement d'inspiration néo-classique, avec son fronton et son clocher carré surmonté d'une toiture pyramidale à coyaux. La façade ouest est rythmée par des pilastres qui soulignent l'architecture de la nef et des bas-côtés. La porte ogivale est surmontée d'un oculus. La nef est prolongée par une abside, alors que les bas-côtés sont fermés par des murs qui abritent, à l'arrière, les pièces affectées à la sacristie. Sur l'un des contreforts sud , une date "1742" indique le réemploi d'une pierre provenant d'un édifice antérieur. Au nordet à l'est s'étend le cimetière.
Fonds baptismaux. XIIIème siècle -calcaire-Eglise Saint Michel
De toute évidence, cette grande vasque de pierre à pans coupés, posée sur un pied de même facture, est plus ancienne que l'église actuelle, puisqu'elle remonte au tout début du XVIIéme siècle. Elle provient surement de l'église de l'ancien bourg.
Table de communion-fin du XIXème siècle. Métal forgé et bois-Eglise St Michel
Appelé table de communion ou table sainte, voire grille ou clôture de choeur, ces éléments décorent souvent les églises, même si beaucoup d'entre eux ont disparu à la suite des réformes liturgiques. Celui-ci est caractéristique de la fin du XIXème siècle. La grille en fer forgée est décoré de grappes de raisins qui symbolisent le vin, c'est à dire le sang du Christ, le sacrifice du Fils de L'Homme.
Presbytère-seconde moitié du XIXème siècle-calcaire
Ce bâtiment est du même type que celui de la mairie. Il comporte deux niveaux et deux courtes ailes basses. La cour de récréation est ici remplacé par un jardin . Cet ensemble met en évidence un véritable projet architectural qui témoigne de la volonté d'homogénéiser les différents édifices. Le bâtiment est aujourd'hui transformé en éco-gîte.
Sources : Mairie de Bourideys 


Je remercie Madame Mireille Morlet maire de Bourideys pour m'avoir remis les clés de cette église et m'avoir permis ainsi de la découvrir complètement. Quant à l'éco-gite où nous sommes logés, je confirme qu'il vaut plus qu'un détour. Je ne peux que le recommander.
 

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J'errais. Que de charmantes choses !
Il avait plu ; j'étais crotté ;
Mais puisque j'ai vu tant de roses,
Je dois dire la vérité.


J'arrivai tout près d'une église,
De la verte église au bon Dieu,
Où qui voyage sans valise
Écoute chanter l'oiseau bleu.


C'était l'église en fleurs, bâtie
Sans pierre, au fond du bois mouvant,
Par l'aubépine et par l'ortie
Avec des feuilles et du vent.


Le porche était fait de deux branches,
D'une broussaille et d'un buisson ;
La voussure, toute en pervenches,
Était signée : Avril, maçon.


Dans cette vive architecture,
Ravissante aux yeux attendris,
On sentait l'art de la nature ;
On comprenait que la perdrix,


Que l'alouette et que la grive
Avaient donné de bons avis
Sur la courbure de l'ogive,
Et que Dieu les avait suivis.


Une haute rose trémière
Dressait sur le toit de chardons
Ses cloches pleines de lumière
Où carillonnaient les bourdons.


Cette flèche gardait l'entrée ;
Derrière on voyait s'ébaucher
Une digitale pourprée,
Le clocheton près du clocher.
...
Toute la nef, d'aube baignée,
Palpitait d'extase et d'émoi.
Ami, me dit une araignée,
La grande rosace est de moi.
Victor Hugo


Enfant, je m'arrêtais déjà pour contempler ce pin s'accrochant au clocher. Il y est toujours présent un demi siècle plus tard. Un pin perdu que j'ai retrouvé avec plaisir.
Église Saint-Jean-Baptiste à Pompogne (Lot-et-Garonne)

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Minuscule chapelle,
Loin de tout, près du ciel,
Dans un monde intemporel,
Simplement entourée d’asphodèles.


Minuscule chapelle,
Tu portes le monde en ton sein,
Tu ouvres ta porte aux rebelles,
A tous tu tends une main.


Tu apaises les âmes
Malades et écorchées,
Tu ranimes la flamme
Chez les esprits égarés.


Je t’ai dénichée
Un jour, par hasard.
J’étais tellement désespérée,
Seule avec mes idées noires,


Que même mes larmes
Ne coulaient plus.
J’avais déposé les armes,
Mon cœur était désert et nu.


Minuscule chapelle,
J’ai su
Quand je t’ai aperçue
Avec tes murs de vieille dentelle,


J’ai perçu
J’ai compris
J’ai entendu
J’ai senti


Cette force invisible
Qui te rendait invincible
Qui a pénétré mes entrailles
Et qui me suit aujourd’hui où que j’aille.
Martine Breton


Chapelle Notre Dame de l'Aubépine dominant Ainhoa : Pays Basque


Sur les hauteurs d'Ainhoa, à 389 mètres d'altitude, le mont Atsulai abrite un petit sanctuaire dédié à Notre Dame de l’Aubépine et accessible après 30 à 45 minutes de marche. La chapelle et ses 26 stèles discoïdales et tabulaires, symboles de l'art funéraire basque, offre un magnifique panorama sur la vallée de Xareta, la Rhune et l'Océan..
Au XIXème siècle, le chanoine César Duvoisin et l'abbé Etchegoyen ont pu écrire de belles pages sur la chapelle, son histoire et ses pratiques mais c'est à M. l'abbé Olhagaray, curé d'Ainhoa de 1930 à 1938, que nous devons la seule étude qui lui ait été consacrée en langue basque. Les légendes et personnages mythiques dotent ce lieu d’un ensemble de croyances oscillant entre magie, religion et histoire.

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L'histoire a pour égout des temps comme les nôtres,
Et c'est là que la table est mise pour vous autres.
C'est là, sur cette nappe où joyeux vous mangez,
Qu'on voit, tandis qu'ailleurs, nus et de fers chargés,
Agonisent, sereins, calmes, le front sévère,
Socrate à l'agora, Jésus-Christ au calvaire,
Colomb dans son cachot, Jean Huss sur son bûcher,
Et que l'humanité pleure et n'ose approcher
Tous ces gibets où sont les justes et les sages...
Victor Hugo


Calvaire (avec les trois croix) jouxtant Notre Dame de l'Aubépine entouré des stèles discoïdales basques dominant le village d'Ainhoa : Pays Basque


La chronologie historique fait mention en 1745, du côté d’Axulai à Ainhoa, d’un ermite qui, pendant 70 ans, vécut en ce lieu où il instruisit les petits enfants bergers du pays et consacra sa vie à la prière.
Mais le site fut réduit et détruit en 1793 au cours des guerres franco-espagnoles.
Axulai constituait un promontoire parfait pour surveiller la vallée et la provenance des soldats venus du côté espagnol par Danxarinea. Les documents historiques nous indiquent la destruction en 1813 de ce qui pouvait servir d’ermitage à l’époque, destruction par les armées françaises qui firent de cet endroit un espace militaire où furent placées des batteries de canons pour frapper les Espagnols. On en oublierait les batailles rangées des soldats anglo-espagnols et portugais portant leurs coups aux soldats napoléoniens qui en ce temps avaient d’autres objectifs que de protéger quelque peu le site religieux ancien totalement dévasté et reconstruit à nouveau par la population d’Ainhoa.
Le réveil du patrimoine religieux sur l’Axulai se fera au cours du XIXème siècle avec le chemin de croix placé en 1886 par l’abbé Duronéa.
En 1898, on construisit le calvaire avec des stèles basques ajoutées depuis lors.

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Ascension
À mesure que l'on s'élève
Au-dessus des mornes terrains,
On sent le poids de ses chagrins
Se désalourdir comme en rêve.


Pour l'âme, alors, libre existence !...
Car, subtilisée à l'air pur,
Son enveloppe vers l'azur
Semble évaporer sa substance.


On monte encor, toujours ! Enfin,
On n'est plus qu'un souffle divin
Flottant sur l'immense campagne :


Et, dans le plein ciel qui sourit,
Le blanc sommet de la montagne
Devient le trône de l'esprit.
Maurice Rollinat


Église Saint-Pierre de Verneuil-en-Bourbonnais (Allier) et Christ en croix situé juste à côté.


Église romane du XIIème siècle complétée et embellie aux XIVe et XVe siècles par la construction du clocher puis d'une chapelle de style flamboyant.
L'église contient une fresque murale du XVe siècle, un bénitier de forme octogonal du XVe siècle, creusé dans l'épaisseur d'un pilier de l'entrée de l'édifice, et une statue de saint Sébastien du XVIIIe siècle qui est représenté ici avec une serpe et une grappe de raisin de par la région viticole.

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Mais gloire aux cathédrales !
Pleines d'ombre et de feux, de silence et de râles,
Avec leur forêt d'énormes piliers
Et leur peuple de saints, moines et chevaliers,
Ce sont des cités au-dessus des villes,
Que gardent seulement les sons irréguliers
De l'aumône, au fond des sébiles,
Sous leurs porches hospitaliers.
Germain Nouveau


Cathédrale de Reims (51)


D'abord légèrement touchée par un obus, le 4 septembre 1914, lors du premier bombardement de la ville, puis sérieusement atteinte les 17 et 18 septembre, respectivement par 3 et 13 obus, la cathédrale fut incendiée le 19 septembre au cours d'un violent bombardement. Ce jour là, les sculptures et les statues de la façade, les pinacles des contreforts, les verrières, les toitures, la nef, le clocher à Ange, subirent les plus irréparables dommages. Les bombardements se poursuivirent pendant toute la guerre, l'édifice reçut au total quelques 300 obus , si bien qu'en 1918, il était extrêmement ruiné.
LES RESTAURATIONS D'APRÈS-GUERRE
Dès le mois de septembre 1914, l'administration des Beaux-Arts entreprit la sauvegarde de la cathédrale déjà mutilée : la statuaire fut protégée par des sacs de sable ; les verrières furent démontées et les débris des vitraux brisés recueillis ; on évacua sur Paris les objets précieux du Trésor. Puis, en 1915, Henri Deneux (1874-1969), alors architecte en chef des Monuments Historiques, fut chargé de préserver la cathédrale au jour le jour ; il combla les brèches, les empêcha de s'agrandir, tria et abrita les débris, et, après la guerre, entreprit les travaux de restauration qu'il devait poursuivre jusqu'en 1938. Il faut citer, parmi les réalisations les plus considérables, la réfection d'un pilier sectionné au sud-est de la croisée du transept, dans lequel furent injectées 19 tonnes de béton liquide sous pression ; le remplacement des charpentes en bois par des charpentes en béton armé, incombustibles, moins coûteuses et plus légères, se composant de pièces moulées sur place, chevillées de bois et ne pesant jamais plus de 50 kg ; enfin la réalisation, pour la couverture, de feuilles de plomb coulées sur sable.
Les frais de restauration furent supportés par le gouvernement français. Mais la cathédrale bénéficia également de dons privés. Parmi les plus généreux donataires, il faut citer le nom de John David Rockefeller junior qui prit en charge la toiture.
sources : Larousse

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Je me réveille dans le désespoir
D'une journée nouvelle, de mes désirs
Pas encore dessinés
Pas encore frottés de couleurs.
Je cours là haut
Vers mes pinceaux séchés
et tel le Christ je suis crucifié
fixé avec des clous sur le chevalet.
Marc Chagall


Vitraux de la chapelle axiale de la cathédrale de Reims réalisés en 1974 par Marc Chagall avec la collaboration de Charles Marq.


Artiste majeur du XXe siècle, presque aussi célèbre que Picasso dont il fut l’ami, Marc Chagall (1887–1985) est un peintre de la « surréalité », comme le remarquait Apollinaire. Son œuvre, nimbée de sacré, s’inspire de la tradition juive qui a baigné son enfance. Exilé de Russie, et installé en France en 1925, Chagall est devenu l’un des membres de l’École de Paris, qui regroupait des artistes étrangers dans la capitale des arts. Ses toiles, hautes en couleurs, sont à la fois oniriques et poétiques, en dépit d’une vie marquée par le déracinement et le traumatisme des deux guerres.

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Dieu, le premier auteur de tout ce qu'on écrit,
A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres,
Les ailes des esprits dans les pages des livres.
Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut
Planer là-haut où l'âme en liberté se meut.
L'école est sanctuaire autant que la chapelle.
L'alphabet que l'enfant avec son doigt épelle
Contient sous chaque lettre une vertu ; le cœur
S'éclaire doucement à cette humble lueur.
Donc au petit enfant donnez le petit livre.
Marchez, la lampe en main, pour qu'il puisse vous suivre.
Victor Hugo


Chapelle Foujita : Reims (51)


Testament artistique de l’artiste franco-japonais Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968), la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix a été conçue et entièrement décorée par lui entre 1965 et 1966. Le peintre de l’école de Paris, qui s’est converti au christianisme à Reims en 1959, y déploie son univers très personnel, mêlant sa culture japonaise aux références de la Renaissance italienne. Léonard Foujita et sa dernière épouse Kimiyo y sont inhumés. Sources (Musées de Reims)

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J'ai monté sur le roc où l'on peut se tenir
A peine, et j'ai gravi la haute cathédrale,
Et mes yeux s'effaraient de ne voir pas finir
Les espaces où l'air déroule sa spirale :
Mon esprit a connu le vertige du ciel,
Et j'ai goûté longtemps des voluptés profondes
A me laisser tomber d'un vol surnaturel
A travers le sublime entassement des mondes.
Albert Mérat


Cathédrale Saint-Pierre à Saintes (17)


En 1568, les Protestants saccagèrent l'église (dont le chœur n'était pas encore terminé) : les voûtes de la nef et des bas-côtés s'effondrèrent. La reconstruction se prolongea pendant tout le XVIIème siècle ; néanmoins on choisit de ne pas revenir à l'architecture antérieure : une partie des chapelles du chœur fut abandonnée ; la nef, privée de sa hauteur initiale, ne reçut qu'une charpente en bois (dernière photo).

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Dans le bruit familier de la boîte à  la mode 
Aux lueurs psychédéliques au curieux décorum 
Nous découvrons assis sur des chaises incommodes 
Les derniers disques pop, poussés au maximum 
C'est là  qu'on s'est connu parmi ceux de notre âge 
Toi vêtue en Indienne et moi en col Mao 
Nous revenons depuis comme en pèlerinage 
Danser dans la fumée à  couper au couteau
Charles AZNAVOUR    ♪♫♫   Les plaisirs démodés

Jeux d'ombre et de lumière sur chaises
Photos prises dans l'Abbaye de Saint Sauveur le Vicomte (Manche)

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Le chemin des pleurs


Lorsque, portant sa croix, Jésus de Nazareth,
Traîné sur le Calvaire, en gravissait la côte,
Trébuchant dans sa robe écarlate, il pleurait
Sur la route pierreuse... Elle était rude et haute.


Cris de foule en délire et corbeaux croassant
Lui faisaient oublier sa couronne d'épines,
D'où jaillissaient, hélas ! de longs filets de sang,
Mêlant un sillon rouge à ses larmes divines.


Et de pleurs et de sang Jésus-Christ aveuglé
Tombait... lorsque, d'après une antique légende,
Une femme arracha son fin voile épinglé,
Un voile de lin pur embaumé de lavande.
Elle essuya les pleurs et le sang du martyr.


Sa douloureuse image au voile resta peinte.
La foule, sur deux rangs muets, laissa partir
La femme dont l'amour garda l'image sainte.


Et dès le second jour, sur le chemin des pleurs,
Apparut au soleil levant, dit la chronique,
Jusqu'en haut du Calvaire un long ruban de fleurs
D'un vif azur, sacrant le nom de Véronique.
André Lemoyne


Calvaire de Plougastel Daoulas (Finistère)

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On venait de sortir de l'église ; ici, là,
Les hommes se groupaient, lents, les mains dans les poches ;
Entrant au cimetière, aux derniers sons des cloches,
Les femmes rabattaient leur grand capuchon plat.
Maurice Rollinat


Hôpital-Camfrout (Finistère)


L’église paroissiale Notre-Dame de Bonne-Nouvelle aurait été construite au 16ème siècle à l’emplacement d’un prieuré établi par les moines de Landévennec au 11ème siècle. Située en bord de rivière, en limite de grève, elle était entourée d’un cimetière jusqu’en 1884.
Selon André Mussat "Le chantier venu édifier la façade de Rumengol mena parallèlement la construction tout à fait similaire de l’église voisine de l’Hôpital-Camfrout". La façade ouest de l’église de l’Hôpital-Camfrout présente en effet de grande similitude avec celle de Notre-Dame de Rumengol au Faou.

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S'unir pour épurer son être
Comme deux vitraux d'or en une même abside
Croisent leurs feux différemment lucides
Et se pénètrent !
Émile Verhaeren


Vitraux de l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de L'Hôpital-Camfrout (Finistère)


Ces vitraux ont été réalisés par Auguste Talbouret (Crucifixion : 1955/56) et l’atelier Le Bihan de Quimper (1965-1967).

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C’est une pauvre petite chapelle, sans croix, sans vitraux, sans clocher ; ni saints ni Vierge et pas d’autel, jamais une âme pour y prier.
Ses fidèles sont les brins d’herbe et la frileuse giroflée, qui regarde par la fenêtre et ne cesse pas de trembler.
De la route on la voit à peine, mais on la voit, et par la baie, sur l’éboulis qui fut l’autel, l’azur encor frais de son ciel.
Elle est, sous un saule pleureur, la triste amie des hirondelles. L’araignée y sort de son cœur des voiles tout mouillés de perles.
C’est une douce petite chapelle qui garde les trésors du monde : le silence, la pauvreté, l’ombre et la chasteté de l’ombre.
La porte ouverte à l’étranger. La nuit d’étoiles passe en elle ; c’est la cabane du berger.
Paul Fort


La chapelle Sainte-Barbe à Berrien : Finistère


La chapelle Sainte-Barbe a été construite en 1865 entre les villages du Squiriou et Ty Ar Grall, le long de l’ancienne voie romaine. En 1876, un habitant de la commune fait don à la paroisse d’un terrain situé à 500 mètres du bourg.
Au vu de l’éloignement de la chapelle du bourg, le recteur de l’époque donne son accord pour le démontage de la chapelle et sa reconstruction sur le terrain offert. Le 9 août 1896, la chapelle sera reconstruite entièrement au lieu-dit Le-Poullic. Le père Legrand, curé d’Huelgoat, bénira alors la cloche.
Malheureusement, le 17 juin 1955, un violent orage s’abat sur les monts d’Arrée et la foudre vient, à deux reprises, frapper la toiture de la chapelle. Le comble pour une chapelle dédiée à Sainte-Barbe, sainte patronne des pompiers, le feu détruit une grande partie du monument.
Sources : Ouest-France
Aujourd’hui, la chapelle est restée dans son jus et les mauvaises herbes poussent sur ses murs et détruisent certaines parties de l’architecture de pierre. Une rosace en forme de Triskell est tombée, il y a quelque temps, faisant prendre un risque réel d’éboulement et mettant en péril les éventuels visiteurs. L’intérieur de la chapelle est d’ailleurs interdit au public.

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Au fond d'une chapelle il nous reste une croix !
Une croix ! et l'oubli, la nuit et le silence !
Écoutez ! c'est le vent, c'est l'Océan immense ;
C'est un pêcheur qui chante au bord du grand chemin.
Et de tant de beauté, de gloire et d'espérance,
De tant d'accords si doux d'un instrument divin,
Pas un faible soupir, pas un écho lointain !
Alfred de Musset


La chapelle de Locmeven : commune de Ploumoguer (Finistère)


Complètement isolée, presque en bordure du rivage, cette jolie petite chapelle doit, selon la légende, son existence à un naufrage qui aurait eu lieu en face au XIe siècle. Les marins d'un navire anglais ou irlandais auraient miraculeusement pu gagner la crique voisine malgré la tempête alors que leur bateau sombrait. Le capitaine aurait alors fait vœu d'édifier sur la côte une chapelle à Saint Méen et dès lors il habita une ferme proche. Comme toujours, aucun document historique ne vient corroborer cette légende. Mais elle est cependant plausible.
Une autre raison a pu être à l'origine de cette construction. Saint Méen, "Sant Meven" en breton, serait un moine gallois du VIème siècle, contemporain de Saint Samson et vénéré en plusieurs endroits de Bretagne, mais aussi en Anjou ainsi que dans le Rouergue. On lui attribue le pouvoir de faire jaillir des sources dont l'eau guérirait les maladies de peau. Or une fontaine existe bien dans ce vallon juste devant l'entrée de la chapelle. Et aujourd'hui encore, cette eau passe pour guérir la gale et les autres dermatoses.
Un pardon est organisé chaque année le 1er dimanche suivant le 15 août à la chapelle de Locmeven. A cet effet, un autel a été construit à proximité, sur l'ancien cimetière qui entourait l'édifice.
Les abords de la chapelle sont soigneusement entretenus par une association de bénévoles qui ont à cœur de laisser au visiteur le souvenir d'un bel élément du patrimoine trônant dans un écrin de verdure.
Ouverte seulement lors du Pardon et des animations
Sources : Patrimoine d'Iroise

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J'entrai dernièrement dans une vieille église ;
La nef était déserte, et sur la dalle grise,
Les feux du soir, passant par les vitraux dorés,
Voltigeaient et dansaient, ardemment colorés.
Comme je m'en allais, visitant les chapelles,
Avec tous leurs festons et toutes leurs dentelles,
Dans un coin du jubé j'aperçus un tableau
Représentant St Léonard qui me parut très-beau.
Théophile Gautier légèrement adapté aux contraintes locales...


Église St Léonard à Fougères, Ille et Vilaine (Bretagne)
Fondée au XIIème siècle, reconstruite aux XVème et XVIème, l'église a été désorientée et agrandie au XIXème et dotée d'un portail et d'une rosace de six mètres de diamètre  de style gothique flamboyant.
A l'extérieur, vous pourrez admirer la façade nord avec ses balustres et ses curieuses gargouilles.
Le clocher de l'église est visitable durant la haute-saison, vous pourrez y découvrir un incroyable panorama sur Fougères ainsi que ses monuments et la campagne environnante.

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Dans l'essaim nébuleux des constellations,
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Blanche mère des visions,
Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles
Des vapeurs flottantes dans l'air :
La vie alors s'anime et, sous ton frisson clair,
Sourit, ô fille des étoiles !
Salut ! Car avant toi les choses n'étaient pas.
Salut ! Douce ; salut ! Puissante.
Salut ! De mes regards conductrice innocente
Et conseillère de mes pas.
Anatole France


L'église St Léonard et ses magnifiques vitraux à Fougères, Ille et Vilaine (Bretagne)


L’intérieur de l’église vaut surtout pour ses vitraux. Le bombardement de la ville en 1944 ayant soufflé les anciennes verrières, la majeure partie des vitraux de l'église Saint-Léonard date de 1959 et sont dus au maître-verrier François Lorin (1900-1972).

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C'était une humble église au cintre surbaissé,
L'église où nous entrâmes,
Où depuis trois cents ans avaient déjà passé
Et pleuré bien des âmes.
Elle était triste et calme à la chute du jour,
L'église où nous entrâmes ;
L'autel sans serviteur, comme un cœur sans amour,
Avait éteint ses flammes.
Victor Hugo


Eglise St Just - St Pasteur à Durban : Aude


Dédiée à St Just et à St Pasteur en souvenir des reliques de ces deux saints jeunes martyrs espagnols (en 304) ayant été transférées à Durban en 1158 par l’ Archidiacre de Narbonne Guifred. 
C’est l’ancienne Chapelle du Château ; elle est ouverte tous les jours. 
Il ne reste du vieil édifice que le soubassement bien appareillé. Au moment où cet édifice a été affecté au service du culte comme église paroissiale, on l'a agrandi  en construisant deux chapelles en croisées d’ogives communicant avec la nef par des arcs en plein cintre ouverts dans les murs fort épais du monument primitif. Au Nord de l’église, le clocher présente la particularité de n’être pas accolé à l’église, mais il s’élève au-dessus de l’ancienne porte de l’enceinte située dans le rempart.

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La pierre que j'ai taillée accroche la lumière
Dont l'aveuglant flot pourpre embrase les croisées ;
Au Maître du chantier j' adresse ma prière,
Avant la fin du jour, près de l'oeuvre achevée.
John Rudyard Kipling

L’Abbaye de Lagrasse : Aude

C'est  l’un des sites majeurs du Pays Cathare. Il s’agit d’un ensemble exceptionnel de bâtiments du XIIe au XVIIIe évoquant les moments de la vie monastique. Aujourd’hui, elle se compose de deux parties distinctes : une partie publique appartenant au département de l’Aude et une partie privée habitée par une communauté de chanoines. Les deux ensembles se visitent distinctement.
La visite de la partie publique permet de découvrir la partie la plus ancienne de l’édifice. On déambule non seulement dans la cour du Palais abbatial, mais aussi dans le cellier, le dortoir des moines, les chapelles basse et haute, la sacristie, le transept nord de l’église, une salle dédiée au Maître de Cabestany et la salle d’apparat, au cœur des appartements privés de l’abbé.
Sources : Corbières Minervois Tourisme

Photos prises en 2012, certainement avant la rénovation effectuée par la suite

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De la route on la voit à peine, mais on la voit, 
et par la baie, sur l’éboulis qui fut l’autel, 
l’azur encor frais de son ciel.
Elle est, sous un saule pleureur, la triste amie des hirondelles. 
L’araignée y sort de son cœur des voiles tout mouillés de perles.
C’est une douce petite chapelle qui garde les trésors du monde : 
le silence, la pauvreté, l’ombre et la chasteté de l’ombre.
Paul Fort


Chapelle Saint Roch à Padern : Aude


La chapelle Saint Roch est située juste au pied des ruines du château de Padern en descendant vers le village..
Cette chapelle rustique dotée d’une abside semi-circulaire, conserve encore une petite fenêtre romane, les autres datent du XIXème siècle.

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Il n'est que l'ombre de la treille
Pour se rafraîchir plaisamment
Et n'y a ombre sa pareille
Ni qui tienne plus fraîchement,
Et si est saine grandement.
Puis troncs, branches, fruits et la feuille
(Mais qu'en leur saison on les cueille),
Tout est à l'homme secourable,
Et (qui est plus grande merveille)
Leur liqueur est très profitable.
Eustorg de Beaulieu


Cathédrale Notre-Dame de la Treille : Lille  (Hauts de France)


Sur une place qui semble trop petite pour elle, la cathédrale de la Treille, surprend. Elle surprend par sa composition hétéroclite, entre une façade, puissante, d’un modernisme épuré et un chevet néo-gothique où les gargouilles règnent en maître. Toute une histoire résumée là. Dans ce long tunnel du temps où les modes passent, les moyens s’amenuisent, les enjeux se perdent… Mais où s’écrit une histoire particulière, rocambolesque… Celle d’un édifice qui a eu tant de mal à voir le jour. Et c’est peut-être ce passé tumultueux qui rend la dernière cathédrale construite en France au XXème siècle aussi attachante. Attachante et remarquable. Car l’immense partie centrale, en marbre blanc translucide et le portail sculpté, si monumental et si discret à la fois, sont deux merveilles d’art et de technicité.
La première pierre fut posée le 1er juillet 1854 … Elle fut inaugurée le 19 décembre 1999… soit 145 ans plus tard !
Sources : Nord Découverte

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Espace de calme,
Rempart aux mouvements de la rue.
La fraîcheur des murs peints de neuf,
Apaise des passants le coup d’oeil furtif.
Maintenant, portail clos.
Derrière, un monde
Devant, des regards.
Bruno Mémin


Portail central de la cathédrale Notre Dame de la Treille : Lille (Hauts de France)


Cette étonnante cathédrale Notre Dame de la Treille réserve un belle surprise : c’est son gigantesque portail central, 5 mètres de haut, si imposant qu’on ne prend pas toujours le temps d’aller le voir de plus près et pourtant … Vous découvrez alors un décor extraordinaire de personnages endormis accrochés aux entrelacs d’une immense treille de vigne. Une œuvre  du sculpteur Georges Jeanclos. On retrouve ici la prédominance d’un style fortement influencé par l’horreur des camps nazis. Ces personnages, tête rasée, sont enveloppés dans des haillons, des superpositions de linge, de tissus comme un nouveau cocon protecteur au point de se confondre, de disparaître, de ne faire plus qu’un.
Décédé en 1997, Georges Jeanclos ne pourra mener à bien les deux portails latéraux. C’est la sculptrice Maya Salvado Ferrer qui les terminera.

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Qui es-tu toi qui me regarde et que je regarde, es-tu rempli de violence à mon égard ? Vas-tu m’agresser, me haïr, me détruire ? Ne sais-tu pas que tu es alors en train de te faire à toi-même du mal, que tu te dégrades, que tu te déconsidères ? 
Ce cri est celui qui, peut-être, n’arrête pas la violence, mais celui qui la prévient dans la personne même qui le pousse.


Sculpture de Nicolas Alquin, La paix soit avec toi, Bronze, 2004 - Cathédrale Notre-Dame de la Treille, Lille (59)


"J’ai sculpté une femme portant un buste de femme dont le visage blessé ressemble au sien, qui nous dit : j’envisage l’autre comme un autre moi-même. En portant ce buste elle nous dit : je porte à l’autre toute mon attention. En élevant ce buste meurtri elle nous dit : je relève l’autre qui était à terre."
Nicolas Alquin

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A la fin du jour, dans un vieux faubourg,
Un orgue chantait l’amour.
Un vieux d’autrefois tournait sans émoi
Son air de chevaux de bois.


En écoutant sa rengaine,
Tu t’es éloigné de moi.
Le long du trottoir, sous le vent du soir,
J’ai vu s’envoler l’espoir.
J’ai dit le cœur lourd
"Adieu, mon amour"
Et l’orgue chantait toujours.
♫♪  Lucienne Delyle  ♪♫


Clavier et pédalier de l'orgue de la cathédrale Notre Dame de la Treille à Lille (59)


Les orgues se composent d’un orgue de chœur, un Cavaillé-Coll offert en ex-voto par la famille BAILLEUL- d’AVINCOURT et d’un orgue suspendu dans le transept sud. Véritable objet du patrimoine architectural et musical, ce dernier, de facture néo classique a été construit entre 1957 et 1966 par les établissements Danion – Gonzalez  par Bernard DARGASSIES en 1989 .
L’orgue a été inauguré le 17 février 1967 par Gaston LITAIZE. Seul instrument d’importance existant dans une salle de concert, il a participé aux grandes heures musicales de la salle Olivier MESSIAN de Radio France à Paris.

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Tu as dessiné l'inoubliable,
La fresque vivante du temps jadis où scintillent encore mille regards,
Les silhouettes et les postures,
Les passions et les trahisons,
Les blessures dans les entrailles d'un cœur,
Celles qui dirigent la plume et le pinceau
De l'artiste en proie à la transe suprême,
Celles qui lui font sacrifier une part de bonheur
Au nom de l'Art, son guide mystérieux
Et écrire en lettres de sueur
Le nom de sa seule immortelle Muse,
De son inoubliable étoile.
Parme Ceriset


L'église de Châtelaillon-Plage : Charente-Maritime


C'est un décor auquel nous ne sommes pas habitués à trouver en entrant dans une église. Amaury Dubois a réalisé une fresque monumentale de plus de 600 mètres en utilisant les techniques, les codes et les couleurs du Street Art, sa spécialité.
"J'ai adoré faire ça. D'habitude, je domine mon tableau quand je le crée dans mon atelier, c'est moi qui décide quand j'arrête et quand je reprends. Là en peignant et en créant cette œuvre dans l'église, j'avais vraiment l'impression d'être l'outil de mon œuvre. J'étais à l'intérieur de mon tableau."
Les couleurs flamboyantes, utilisées par l'artiste-peintre, s'inspirent de celles des vitraux, datant des années 1930. Ces couleurs lumineuses guident le visiteur vers le chœur de l'église et peuvent symboliser la lumière divine. Seule la fresque que l'on voit en sortant pour retrouver le monde profane est composée de couleurs plus sombres. 
Ce décor inhabituel dans les églises françaises a de quoi interpeller mais il est apprécié des habitants de la commune comme des visiteurs qui s'aventurent au-delà du front de mer pour découvrir le patrimoine de la cité balnéaire.

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Belle, vaste, élancée en sa grandeur de pierre,
En sa nef où ne luit qu’une pâle lumière,
Mystérieuse avec cette noble sombreur,
La vieille église règne, au sein de sa hauteur ;
Le regard sérieux se plonge dans la voûte ;
Tout fait silence… Eh bien ! le voyageur écoute,
Il écoute longtemps un écho du passé…
Delphine Adélaïde Souchier


Collégiale Notre-Dame de la Carce à Marvejols 


La première église de Marvejols date de la fin du XIIème siècle. Elle devient collégiale en 1310.
Cette église souffre beaucoup des guerres de Religion. Les travaux de restauration et de réédification durent toute la seconde moitié du XVIIème siècle.
L'église Notre-Dame de la Carce témoigne du renouveau de l'architecture religieuse en France au XVIIème siècle, en réaction contre la Réforme. Ce n'est donc pas un hasard si, en Lozère, c'est à Marvejols, place forte du protestantisme en Gévaudan, que l'influence des modèles jésuites se manifeste : le plan de l'église, la sobriété de la façade extérieure, le soin apporté aux portails...
Le grand clocher actuel est, au XVIIème siècle, couvert par un dôme.
L’intérieur très riche avec la statue de Notre Dame de la Carce tenant l’enfant Jésus par la main, la chaire également inscrite, l’orgue, les peintures murales, une chapelle dédiée à Saint-Roch qui rappelle que la ville et le Gévaudan ont été victimes du fléau de la peste de 1720 à 1723.

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L'église Sainte-Marie de Nasbinals est une étape incontournable pour les randonneurs à la coquille. Construite au cours des XIème et XIIème siècles, elle est remaniée au cours du XIVème siècle sans perdre son style roman auvergnat.
Sur la croisée du transept s’élève un clocher octogonal qui se termine majestueusement par une flèche. Son portail est orné de voussures en plein-cintre encadrées de chapiteaux historiés remarquablement sculptés.
Autre particularité, dans le mur extérieur de la chapelle sud, est sculpté dans du calcaire l’un des cadrans solaires les plus anciens du département daté de 1500.

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Ô cloche ! c'est l'écho sonore
Des sombres âges glorieux,
Qui soupire et sanglote encore
Dans ton silence harmonieux.
En nos coeurs, tes branles magiques,
Dolents et rêveurs, font vibrer
Des souvenances nostalgiques,
Douces à nous faire pleurer.
Nérée Beauchemin.


Église Romane Sainte-Lucie à Saint-Léger-De-Peyre


Petit édifice de style roman sur lequel sont passées les tourmentes de l'Histoire, l'église a été très remaniée.
Le clocher-mur à deux baies superposées, accessible de l'extérieur par un escalier de granit, porte deux cloches. La plus grosse, Marie-Lucie, fondue par Joseph Pierre d'Avignon, fut offerte par J.B. Remise et F. Jarousse ; Monseigneur Remise fut son parrain.
L'église, du XIIème siècle est restaurée par l'association des "Amis de Sainte-Lucie".
Elle était fermée lors de mon passage.

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L'autre matin, un autre matin, ils croisèrent une vierge rouillée. Recueillement sur le chemin des hommes. Elle portait un crucifix dans la main droite et levait l'index gauche vers le ciel. A ses pieds, une ancre marine rappelait qu'elle avait du être érigée à la mémoire de quelques naufragés, pour le salut de leur âme et pour protéger ceux qui chaque jour prenaient la mer. C'est comme ça par ici, il y a des ancres aux pieds des vierges et des bateaux pendus au plafond des églises. Devant la vierge rouillée, une femme venait de déposer une brassée de reines-marguerites.
Extraits du livre : Aller au diable (Allain Glykos)
2007 L'Escampette Editions Roman


Photos de la vierge rouillée qui inspira Allain Glykos pour cet écrit.Je le remercie pour l'aimable autorisation accordée.
Cimetière de Dolus, île d'Oléron.

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L’Abbatiale et son Tympan : Beaulieu-sur-Dordogne (Corrèze)

L’abbatiale Saint-Pierre de Beaulieu, ancienne église de l’illustre abbaye bénédictine érigée au IXème siècle et reconstruite au cours du XIIe siècle, demeure aujourd’hui, aux côtés de la salle capitulaire (actuelle sacristie), le témoin unique de la grandeur et de la prospérité de ce monastère médiéval florissant.
Son style sobre et austère s’inscrit dans la lignée des églises clunisiennes. Historiquement liée à Cluny de 1095 à 1213, l’abbaye de Beaulieu est aujourd’hui intégrée à la fédération des sites clunisiens.
Le tympan et le message spirituel de l’abbatiale
Beaulieu est un témoignage fort de la foi chrétienne du XIIème siècle. Alors que de nombreux tympans présentent le Jugement Dernier, le tympan de Beaulieu est une magnifique sculpture du Christ ressuscité embrassant dans ses bras étendus l’ensemble de l’humanité.
Le portail étant situé au Sud, le Christ ouvre ses bras d’Est en Ouest. Autour de lui sont groupés les apôtres, expression du Nouveau Testament. Dans la voussure Ouest, un prophète à la barbe bifide et au bonnet phrygien représente l’Ancien Testament.
Cette vision céleste est séparée par une légère volute du monde terrestre où circulent sept individus. Trois d’entre eux soulèvent leur tunique : ce sont des juifs montrant au Sauveur leur circoncision. Ils sont trois et symbolisent ainsi le peuple de Dieu. Les quatre individus restant représentent l’ensemble de l’humanité car quatre en symbolique est le chiffre de l’universalité terrestre.
Il y a aussi 5 individus qui sortent du tombeau, indiquant leur conversion. Cinq en symbolique est un chiffre indiquant la sainteté humaine.
Ainsi au total ce sont 12 individus qui ensemble, signifient que Juifs ou non-Juifs, justes et pêcheurs convertis, tous les hommes sont appelés au salut christique.
A ce tableau du Bien vient s’ajouter un deuxième étage où quatre monstres, des êtres maléfiques, happent deux individus.

Deux étant le chiffre de l’homme, le symbole est clair : le choix entre le salut chrétien… ou l’enfer.
Sources : site de vallée de la Dordogne 
Pour en savoir un peu plus, cliquez sur le lien ci-dessous :

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L'abbaye cistercienne d'Aubazine en Corrèze, fondée au 12ème siècle, est un lieu unique de par ses nombreuses particularités et trésors. 
L'abbaye est alimentée par un réseau hydraulique exceptionnel qui est le canal des moines.
L'abbaye dont la sobriété architecturale fait référence dans l'art cistercien, elle est la seule abbaye à avoir conservé un ensemble de vitraux cisterciens du 12 ème siècle (vitraux en grisaille) ainsi qu'un clocher unique au monde.
Aujourd'hui l'abbaye d'Aubazine est un monument historique privé sous statut associatif, c'est à dire que l'argent des visites va uniquement au fonctionnement de l'abbaye (charges , entretien …).
​Au 19ème, l'abbaye d'Aubazine alors orphelinat pour jeunes filles, fut aussi un lieu d'inspiration pour l'une de ses pensionnaires, Gabrielle Chanel (future Coco Chanel), qui puisa dans la sobriété de l'abbaye, son style épuré et intemporel !
Les visites sont conduites essentiellement par des bénévoles et sont uniquement guidées pour des raisons de sécurité.
Je remercie Philippe pour sa prestation très riche en informations historiques.
Sources : Site de l'abbaye d'Aubazine

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Le canal des Moines à Aubazine

 
Ouvrage d'art exceptionnel du XIIème siècle d'1,5 km, tantôt creusé dans la roche, tantôt construit en encorbellement par les moines cisterciens de l'abbaye, le canal des moines court à flanc de rocher depuis sa prise d'eau sur le ruisseau du Coyroux. Il desservait viviers et moulins et apportait l'eau courante au monastère.
Une boucle de randonnée permet de le découvrir ainsi que les ruines du monastère féminin du Coyroux et le Calvaire d'Étienne.

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Dans un pesant repos d'après-midi vermeil,
Les stalles en vieux chêne éteint sont alignées,
Et le jour traversant les fenêtres ignées
Étale, au fond du chœur, des nattes de soleil.


Et les moines dans leurs coules toutes les mêmes,
Mêmes plis sur leur manche et mêmes sur leur froc,
Même raideur et même attitude de roc
Sont là debout, muets, plantés sur deux rangs blêmes.


Et l'on s'attend à voir leurs gestes arrêtés
Se prolonger soudain et les versets chantés
Rompre, à tonnantes voix, ces silences qui pèsent ;


Mais rien ne bouge, au long du sombre mur qui fuit,
Et les heures s'en vont, par le couvent, sans bruit,
Et toujours et toujours les grands moines se taisent.
Émile Verhaeren


Les stalles de l'Abbatiale Saint Etienne à Aubazine


Ces stalles d’Aubazine datent des XVIIème et XVIIIème siècles. C’est un ensemble de 45 sièges sculptés dans le chêne. Toutes les miséricordes sont ornées de motifs, principalement des masques, tous différents.
La miséricorde, également appelée patience ou crédence, est une petite console fixée au dessous  du siège pliant d'une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé. L'origine de la miséricorde est liée à la longueur des offices  dans les communautés religieuses au Moyen Âge où les prières se faisaient debout. Alors qu'avant le XIème siècle, on trouve plutôt mention d'un bâton que les chanoines ou les moines plaçaient discrètement derrière eux, on voit apparaître, au XIème siècle, pour la première fois la notion de "miséricorde". Tous les chanoines n'en possédaient pas il est probable qu'elles aient été réservées aux plus âgés.

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Monastère de la Théophanie (Chapelle byzantine) à Aubazine 


En 1964, l'évêque de Tulle (France), Mgr Henri (plus tard évêque de Tarbes et Lourdes), afin de sauver l'Abbaye Saint-Etienne d'Aubazine, monument historique que la République française s'apprêtait à saisir, l'offrit à mère Véronique, higoumène des Moniales de Nazareth ; celle-ci cherchait un pied-à-terre en France pour les deux monastères de Nazareth et de Tazert, qui ne pouvaient communiquer directement à cause du contentieux israélo-arabe. 
Le 22 juillet 1976, tandis qu'était célébré, avec la participation du patriarche Maximos V, le huitième centenaire de la fondation de l'Abbaye d'Aubazine, la Congrégation pour les Églises Orientales reconnut comme monastère grec-melkite catholique « sui iuris » celui d'Aubazine, dédié à la Théophanie, dans le diocèse latin de Tulle. 
Quatre ans après la mort (1981) de mère Véronique, les moniales s’installèrent dans la "ferme" de l'Abbaye et y aménagèrent une chapelle byzantine dans l'ancienne grange, ce que l'administration des Beaux-Arts ne leur avait pas permis de faire dans l'Abbaye elle-même. 
Les moniales de la Résurrection appartiennent à l’Eglise Grecque Melkite Catholique, c’est à dire une des églises orientales qui sont en communion avec le Pape de Rome. Le Patriarche a son siège à Damas. La communauté est formée de trois sœurs dont deux demeurent sur place. Elle sont assistée d’un aumônier de leur rite, le Père Elisée.
La chapelle est du plus pur style byzantin et les offices y sont célébrés là tous les jours. Ces offices sont ouverts au public.
Elle fut entièrement repeinte en 1989 par l'iconographe orthodoxe chilien Juan Echenique à la demande des moniales de la résurrection qui avaient fondé ce monastère.
L'extérieur peut surprendre mais dès que la porte est franchie, la magie opère.

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Chapelle Sainte Magdeleine de Clédat et fontaine : Corrèze 
En arrivant de Grandsaigne ou Bonnefond, c'est piste forestière de rigueur, mais parfaitement carrossable, pour rejoindre les lieux. On serpente alors dans l'épaisse forêt de Larfeuil tout en gardant un peu de vigilance, si par hasard un petit personnage légendaire venait à apparaître, tant les alentours semblent receler de mystères… Au milieu d'une clairière et lové dans un vallon verdoyant, le village apparaît soudain, lumineux dans son cadre enchanteur, comme sorti d'un conte de fée et apprêté tel un décor de cinéma !
Dominant la vallée de la Corrèze naissante à presque 800 mètres d'altitude, Clédat est admirablement situé et ses quelques chaumières, chapelle et maisons ruinées sont éparpillées au milieu de blocs rocheux comme surgis de terre.
Ici, on devine que l'histoire a fait son œuvre et les origines du village remontent au 12ème siècle, quand l'évêché de Limoges souhaite créer un lieu d'accueil pour les voyageurs et pèlerins dans cette contrée reculée du plateau de Millevaches. Un hospice est alors fondé et une petite chapelle édifiée, dédiée à Sainte-Magdeleine. L'activité va alors bon train et le village va se développer autour de sa chapelle, attestée paroisse jusqu'au 17ème siècle. S'ajoute à la communauté religieuse une population agricole qui va s'installer durablement, défrichant des terres où culture du blé et élevage prospèrent.
Mais les voies de circulation évoluent et pèlerins et voyageurs disparaissent peu à peu, entrainant la fermeture de l'hospice. Le hameau va quand même garder son prieuré et une relative prospérité au XIXème siècle car on vient de loin pour les fêtes de Sainte-Magdeleine et pour la bonne fontaine du même nom, réputée soigner les maladies de peau.
En 1901, Clédat compte encore 37 habitants mais son isolement et l'éloignement des voies de communication le condamnent inexorablement… Las, sans électricité, eau courante et téléphone, les derniers habitants l'abandonnent en 1963.
Le domaine est alors racheté par un Groupement Forestier puis, en 1989, les 221 hectares sont acquis par l'Office National des Forêts. A la fin des années 90, les communes de Grandsaigne, Bonnefond et Pradines se mobilisent pour la sauvegarde du village et la création de la dynamique association "Renaissance des vieilles pierres entre Millevaches et Monédières" va être déterminante pour en faire un pôle touristique et culturel du PNR Millevaches.
Restauration, valorisation et animation remplacent peu à peu la nostalgie et seront désormais le credo des bénévoles qui œuvrent passionnément pour donner sens, contenu et avenir à ce beau patrimoine depuis une vingtaine d'années. En points d'orgue, la restauration de la chapelle Sainte-Madeleine ou l'organisation de fêtes et animations dignes de celles d'antan comme la Fête des Roses et les Pastorales de Clédat.
Sources : Corrèze Tourisme 
Nous étions à la fête des Roses 🌹. Un joli moment dans un cadre exceptionnel. Bravo pour cette très belle restauration.

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Église  Saint-Pierre de Sadroc (Corrèze)


L’église de Sadroc édifiée sur le point haut du bourg surprend par sa position dominante et son emplacement  par rapport au village actuel. Il faut faire un plongeon de 10 siècles pour se trouver à cette période du haut moyen âge où l'église fut construite sur l’emplacement d’un ancien sanctuaire gallo romain. Sa construction de style roman fin XIème, XIIème siècles (voir les voûtes du mur sud de l’escalier menant au clocher et les blocs caractéristiques de ce style sur le mur nord du clocher).
Le site élevé se prêtait à l’observation et à la défense, ainsi une tour se trouvait au nord de l’église qui devait elle même faire partie du système  de défense, une double enceinte fortifiée protégeait l’ensemble. L’on peut penser qu’à cette époque l’habitat était regroupé dans cette zone protégée.
L’église a subi d’importantes modifications au XIVème siècle, les chapelles latérales ont été ajoutées  aux XVème et XVIème  siècles. La chapelle sud est particulièrement  intéressante : sa clé de voûte représente  un pélican devenu aux  IIème  et  IIIème siècles  le symbole du christ eucharistique, le retable de cette chapelle est assez remarquable  par son ornementation : au centre l’agneau de l’apocalypse sur le livre des sceaux, à gauche l’ancien testament figuré par un personnage représentant les douze tribus d’Israël, à droite le  nouveau testament avec les quatre évangélistes. Le retable est encadré par deux colonnes rainurées et  par une frise de feuilles d’acanthe.
La chaire et la table de clôture du chœur (deuxième moitié du XVIIème  siècle) : cet ensemble considéré comme l’un des plus beaux de la Corrèze a fait l’objet d’un classement à l’inventaire supplémentaire du mobilier le 12 novembre 1908, il serait l’œuvre du sculpteur Jean Pourcher assassiné à Sadroc en 1681. Le décor est très riche : têtes de lions, guirlandes de fruits, rinceaux d’acanthes, les quatre évangélistes sur les panneaux de la chaire et le christ enseignant sur le dorsal.
Le retable du maître autel daté de la fin du XIXème siècle est décoré de motifs représentant la cène et les quatre évangélistes, les trois vitraux situés à l’arrière du maître autel représentent le cœur de Jésus, le cœur de Marie, le cœur de Joseph , de part et d’autre de l’autel se trouvent deux statues en bois polychrome datée du XVIIème siècle représentant St Pierre et St Pierre aux liens le saint patron de l’église de Sadroc . L’autel actuel de facture moderne a été mis en place après le concile Vatican II.
Au XIXème siècle il fallut assurer la stabilité de l’édifice et pour cela furent réalisés de puissants contreforts dont la construction fit disparaître certaines ouvertures dont notamment une qui permettait d’accéder depuis le chœur au cimetière qui jouxtait l’église, le transfert de ce cimetière s’est achevé au début du XXème siècle.
Ces quelques lignes ne résultent  pas d’un travail d’historien, mais d’un recueil d’informations puisées dans différents ouvrages et témoignages, avec le concours du Pays d’art et d’histoire "Vézère – Ardoise".
Tous nos remerciements à M. Jacques Antignac pour la rédaction de ces lignes et sa connaissance de ce patrimoine qu’il nous fait partager ici.
Sources : site de la mairie de Sadroc

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L’Homme est une chapelle qu’il retrouve par hasard au milieu des bois, une cabane, au vent soumise, qui se serait écroulée si elle ne s’appuyait à un mur d’enceinte.
Elle est sombre et chaude, comme une matrice. Y naissent ses pensées mouvantes et volatiles. Ses prières au ciel, au soleil et à la lune.
L’homme est une chapelle, Il cherche dans les cieux les signes de sa présence, sous la terre les joyaux dont il ceint son front.
Il court les forêts, les détruit pour y construire ses châteaux, ses temples, ses champs. Boit l’eau de la mer et des rivières, puis les bénit. Il se dilapide.
Et quand il meurt, il s’offre enfin à la terre dont ses enfants mangeront les fruits.  
Nathalie Rodach


Chapelle Notre-Dame de Bécharie à Uzerche (Corrèze)


La chapelle s'élève en limite sud-est du castrum mérovingien (place forte). Le fossé protégeant  l'accès sud de la ville se trouvait juste derrière l'actuel bâtiment.
Bâtie par Rorice évêque de Limoges, c'était la second église paroissiale du temps du monastère.
La chapelle, restaurée à la fin du XIXème siècle, aurait succédé à l'église Notre-Dame du Désert qu'Archambaud 1er, vicomte de Comborn, céda aux moines en 992 pour le repos de son âme.
La toiture d'époque contemporaine masque le crénelage du XIXème siècle.

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Église Saint-Pierre d'Uzerche (Corrèze)

 
L’église Saint-Pierre d’Uzerche est un témoin majeur de l’art roman en Limousin, classé Monument Historique dès 1840. Cette ancienne abbatiale bénédictine date des XIème et XIIème siècles, et reprend la forme typique des grandes églises de pèlerinage. A noter, la particularité de son clocher, dit à gâbles, partant d’une base carrée et se terminant par un plan octogonal.
L’édifice est doté de trois tours de fortification témoins de la guerre de Cent Ans.
La crypte du XIème est unique en bas-limousin et reprend les dimensions et la disposition du chœur, du déambulatoire et des chapelles. Autrefois, les pèlerins venaient y vénérer les reliques de Saint Léon et de Saint Coronat, deux Saints bretons..
Sources : Office du tourisme Terres de Corrèze

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L’église Saint-Dulcet de Chamberet (Corrèze) date du XIIe siècle. Elle a été restaurée à différentes époques à la suite de divers incendies et autres catastrophes.
Au Xème siècle, l'église et les maisons étaient en bois, ce n'est que de 1127 à 1137 que l'église actuelle fut construite par les moines d'Uzerche et les Comborn.
Les reliques de saint Dulcet, furent transportées à Chamberet afin qu'elles échappent aux bandes de Normands qui mettaient l'Aquitaine à feu et à sang au XIIe siècle.
Le clocher, détruit pendant les guerres de Religion, a été reconstruit en 1660.
Frappée par la foudre au matin de Noël 1818, l'effondrement du clocher provoqua trois mort pendant l'office.
En 1881 (le 29 juillet), le feu venant d'une boulangerie voisine causa la perte de la sacristie alors couverte de bardeaux de bois.
L'église a été restaurée à la fin du XIXème siècle.
Sous le porche, il y a une pierre tombale médiévale dressée comme une croix
Depuis le 25 juin 1981, sont classés aux monuments historiques, dans l'église de Chamberet, la grande châsse émaillée du XIIIème siècle, représentant la mise au tombeau de saint Dulcet ainsi que le bras reliquaire en cuivre du XIVe siècle.
Sources : site de la ville de Chamberet

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Minuscule chapelle,
Perdue au fond des bois,
Entourée d’hirondelles,
Aux ailes comme de la soie,


Havre de paix,
Refuge de silence,
On y vient pour calmer
Les peurs et les souffrances.


Minuscule chapelle,
Loin de tout, près du ciel,
Dans un monde intemporel,
Simplement entourée d’asphodèles.


Tu as vu bien des gens s’unir
Dans le bonheur et les rires,
Tu en as entendu d’autres se repentir
Des horreurs et du pire.


Minuscule chapelle,
Tu portes le monde en ton sein,
Tu ouvres ta porte aux rebelles,
A tous, tu tends une main.


Tu apaises les âmes
Malades et écorchées,
Tu ranimes la flamme
Chez les esprits égarés.


Je t’ai dénichée
Un jour, par hasard.
J’étais tellement désespérée,
Seule avec mes idées noires,


Que même mes larmes
Ne coulaient plus.
J’avais déposé les armes,
Mon cœur était désert et nu.


Minuscule chapelle,
J’ai su
Quand je t’ai aperçue
Avec tes murs de vieille dentelle,


J’ai perçu
J’ai compris
J’ai entendu
J’ai senti


Cette force invisible
Qui te rendait invincible
Qui a pénétré mes entrailles
Et qui me suit aujourd’hui où que j’aille.
Martine Berton


Chapelle Saint-Dulcet à Chamberet (Corrèze)


Cette charmante chapelle ouverte doit son aspect insolite à son histoire : détruite à la Révolution, seule une partie du toit fut reconstruite. Les murets qui servent de siège montrent l’emplacement des anciennes fondations.  Dulcet ou Dulcide est un saint évêque d’Agen du Vème siècle. En 930, ses reliques, fuyant les invasions normandes, arrivèrent dans l’église de Chamberet dont il devint le saint patron. Il fait partie de ces saints, très présents dans nos campagnes, dont l’histoire remonte aux premiers temps du christianisme. Le détail de leur vie s’est perdu...

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Sainte-Fortunade


Implanté sur un plateau offrant une vue panoramique exceptionnelle, le village doit son nom à l’arrivée des reliques de Sainte-Fortunade en 894. 
 

L'église romane du centre bourg, sur l'emplacement vraisemblable d'une chapelle castrale, a été rebâtie à partir du XIIème siècle autour d'un chœur roman. Cependant, le cartulaire de Tulle mentionne le centre paroissial "ni parrochia sanctae Fortunatae" muni d'une église dès l'an 894. Autrefois dédiée à St Martial, évêque de Limoges sous le vocable de St Martial le Noir et à St Barthélemy, la paroisse et l’église changeront de Saint Patron avant 894 pour se placer sous la protection d’une jeune martyre : Sainte-Fortunade. Les légendes qui relatent ce changement de nom retracent un transfert de reliques qui provenaient de la région d’Agen et auraient eu pour terme normal du voyage la Bourgogne. Mais un "miracle" s’opéra près de la fontaine de Chabrignac où les reliques de Fortunata "manifestèrent" leur désir de demeurer dans la paroisse qui changea alors de nom au IXème siècle.
 

Au centre du village, le château de facture médiévale est inscrit dans un joli parc arboré. Le château initial, du XVème siècle, qui appartenait aux chevaliers de Tulle, a été remanié au XIXème siècle. La mairie achète le château en 1952, pour y installer les services municipaux.
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Les vieilles maisons nobles et bourgeoises de la ruelle du Barry-Bas s’accrochent au pied du château et de son église.

 

La chapelle des Métayers un peu plus excentrée, fût un oratoire des Comtes de Lavaur dès le XVe siècle. Notre-Dame des Sept Douleurs y est célébrée tous les ans le 8 septembre. A l'intérieur se cachent des trésors comme la pietà, datée du premier édifice, et une série de fresques représentant les travaux des champs et une vierge végétale, oeuvre du fortunadais d'adoption, Guido De Bonis.

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Es-tu une goutte d'eau ou perle de rosée ? 
À l'aube, au cœur d'une rose tu t'es posée. 
Éclat de lumière, trésor tombé du ciel, 
Reflet tremblant d'un cycle providentiel.


Tu vois les mers chaudes au-delà des nuages, 
Sans jamais te perdre pendant tes longs voyages. 
À la lueur du levant portée par ce zéphyr, 
Tu nous reviens, chargée de riches souvenirs.


D'un miroir diamant, je devine le monde. 
Un papillon posé sur la corolle féconde : 
De sa longue trompe, longuement il s'abreuve, 
Ne laissant plus que cette larme comme preuve.


Les ailes s'envolent, étincelles colorées, 
Emmenant une goutte d'eau dans les nuées, 
Pour un nouveau destin, ou un vagabondage, 
Vers une autre contrée pour d'autres messages.
Canariwolf


Notre Dame de la Goutte à Montardit : Ariège 


Notre Dame de la Goutte se trouve non loin de St Girons dans le petit village de Montardit en bordure de la route qui mène à Sainte Croix Volvestre.
La Goutte est un lieu-dit : c’est un endroit humide où l’eau s’écoule goutte à goutte.
Cette curieuse petite chapelle a été construite entre 1968 et 2001 par l’Abbé Jean-Marie Piquemal. Il est né en 1924 dans un petit hameau de Massat de parents agriculteurs. Il apprend très tôt à travailler durement "A Pâques, nous faisions les patates, l’été le foin, l’hiver le bois."
Il est ordonné prêtre en 1949 et rejoint Arnave près de Tarascon, il y découvre une petite chapelle romane sur la colline, il y restaure l’intérieur et décide de construire un abri pour la pierre dite miraculeuse : elle est réputée guérir l’épilepsie.
"Je montais le ciment, le sable sur les dos. Ensuite, on m’a prêté un âne que je chargeais."
En 1951, il est nommé à Montardit et à partir de 1964, il s’occupe de 6 villages : Sainte Croix, Lasserre, Mérigon, Mauvezin, Montardit et Contrazy.
Après avoir terminé des travaux de restauration dans l’église du village de Sainte Croix, il entreprend un autre chantier : celui de la chapelle.
"Les raisons qui m’ont poussé à faire cette chapelle, sont au départ des raisons humaines." Il voulait rassembler dans un lieu de culte facile d’accès, ses paroissiens.
"Je me suis mis à ramasser des cailloux, puis des pierres un peu partout, puis j’ai cherché un maçon, lui maçonnait, moi, je faisais le manœuvre... je ramassais des galets, je taillais de belles pierres… avec l’acharnement des chercheurs d’or."
"Quand la chapelle fut terminée, j’avais encore des réserves de force pour édifier un chemin de croix à l’extérieur."
"J’avais des pierres en tête. En parcourant les bois de la région, j’ai trouvé de grandes pierres et j’ai désiré les emporter et les exposer. L’idée qu’elles pourraient rester anonymes au fond des fôrets, sous le feuillage et la terre, me paraissait injuste."
Jean Marie Piquemal était un bâtisseur dans l’âme. Il a été aidé dans son œuvre par un petit groupe de collaborateurs le plus souvent des bénévoles.
En 1985 la chapelle est devenue lieu de pèlerinage officiel. Le pèlerinage tombe le 15 septembre, fête liturgique de Notre-Dame des Sept Douleurs
Il émane de cet endroit une sorte de quiétude, de force tranquille, on aime y revenir et s’y recueillir même si l’on n’est pas catholique pratiquant.
Sources : Site Web Ariège Pyrénées

 

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On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Jean-Claude Carrière


La Chapelle Saint Paul à Arnave : Ariège 


Située à 720 mètres d'altitude, dominée par le Quié de Lujat, la chapelle Saint Paul d'Arnave est peut-être la plus ancienne de la région. Après une montée d'une demi-heure environ sur un chemin escarpé à flanc de montagne, quelle belle récompense à l'arrivée, un paysage à couper le souffle et un joyau de l'art roman primitif.
Ancien lieu de pèlerinage, il est possible que cette chapelle ait été bâtie sur un site païen.
En effet, un petit cabanon édifié en 1950 par le curé d'Arnave protège une pierre noire réputée miraculeuse : jusqu'à un passé récent, on y venait de très loin d'Espagne ou d'Andorre afin de guérir "le haut mal" : l'épilepsie.
Les malades devaient pour expulser le mal, y dormir une nuit. Ainsi la chapelle Saint Paul a été le témoin de miracles dont les registres paroissiaux se font l'écho après la Révolution.
Les documents antérieurs ont malheureusement disparus.
L'église daterait probablement du Xème ou XIème siècle.
De dimensions modestes, elle est composée d'une nef unique, s'ouvrant sur une abside quadrangulaire voutée d'un berceau surbaissé reposant sur des arcs doubleaux. Les piliers engagés de l'abside et du chœur supportent des chapiteaux en marbre sculptés de nervures, un véritable luxe pour cette chapelle, et des tailloirs de damiers, cercles et entrelacs. Totalement dépouillé, l'intérieur de cette chapelle dégage une émotion d'une rare intensité. Seul, devant l'autel de pierre demeure un petit sarcophage qui aurait contenu, selon la tradition, les restes d'un martyr autrefois honoré par deux pèlerinages, le 26 janvier et le jour de la St Pierre / St Paul, qui correspond à la fête patronale du village.
Au fond de la nef, une plaque de marbre rappelle l'emplacement de la tombe de Jules d'Ancelin, baron de LABAUME à qui appartenait cette chapelle ainsi que le château d'Arnave, transformé dans les années 60 en centre de vacances, redevenu aujourd'hui propriété privée.
A l'extérieur, le mur ouest est marqué par un motif taillé ressemblant à une barde lombarde et le portail est à simple archivolte en grès rose. Les bâtisseurs ont certainement ajouté au Xllème siècle, la nef voutée et le clocher, carré, ouvert d'arcades géminées.
On ne peut rester insensible au charme de cette chapelle dont l'architecture, nourrie par l'art catalan est également marquée par le caractère des populations montagnardes de la Haute vallée de l'Ariège.... un véritable bijou dans un écrin de nature.
Merci à Daniel de nous y avoir amenés.
Sources : Association les Amis de la chapelle St Paul d'Arnave

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Deux routes parallèles,
Jamais ne se touchent,
Un chœur si fusionnel,
Qui jamais ne s’abouche.


Deux vies nouvelles,
Parfois s’entremêlent,
Un fossé, une bretelle,
Un lien, une passerelle.


Deux rails, une échelle,
À l’assaut du temps, filent,
Deux esprits, une étincelle,
À l’assaut du vent, graciles.


Deux forces, aussi belles,
Amies et complices réelles
Deux êtres, aussi rebelles,
Là, sous la même ombrelle.
Nashmia Noormohamed


Une belle rando entre Verdun et Ornolac (Ariège)


La Chapelle de Sourdeign d'abord au pied du Quié, avec ses croix en bois, une montée raide jusqu'à la jasse et descente vers la chapelle de Lujat et l'église dans le village d'Ornolac.
Situé sur un plateau à 1050m, dominant la vallée de l'Ariège, le hameau de Lujat (ou Lugeat) fondé au Moyen Age, est abandonné depuis le milieu du XVIIème siècle. Il n'en reste que la chapelle romane et une ferme elle aussi ruinée. De cette petite chapelle seule la nef unique subsiste.
Autre intérêt de cette randonnée, une très belle vue sur la chaîne des Pyrénées (Pique d'Endron, le massif du Montcalm) et le massif des Trois Seigneurs.

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L’église Sainte Blaise de Verdun en Ariège est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1910. C'est un des joyaux de l'art roman.
Son caractère montagnard offre un contraste saisissant avec le village que l'on surnomme le petit Nice...
Encore sous le choc du majestueux massif du Quié, vous entrez à pas feutrés dans l'univers du silence. Le village blotti sur les contreforts du massif du Quié a le privilège d'être tout au long de l'année inondé de soleil (le soleil s'était caché à mon arrivée...). Un véritable petit Nice ariégeois, aime-t-on à chuchoter dans les environs! Sur ses hauteurs, près du ruisseau de Moulines, trône l'église romane de Verdun, une des innombrables églises ou chapelles qui éclairent la vallée par la diversité de leurs formes.
Fortement marqué par le caractère montagnard de la population fidèle à ses cultes païens, des influences catalanes ou toulousaines, l'art roman ariégeois comblera l'amateur à la recherche du détail, des formes, des styles, de la simplicité. C'est un moment privilégié que d'essayer au pied de ces bâtisses d'imaginer ce que fut jadis cette époque de construction et ceux qui, la foi pour moteur, les édifièrent.
Construite par les moines de Cluny venus s'installer en Ariège aux XI et XIIème siècles, puis possession des chanoines de Saint-Volusien de Foix, ce  merveilleux témoignage roman possède encore à ce jour toute sa beauté de l'époque malgré les fortes inondations qui occasionnèrent surtout en 1875 de gros dégâts et de nombreuses victimes (exposition sur le désastre de Verdun dans l'église).
Nous retrouvons là le modèle sur lequel a été bâtie la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse.
Difficile de ne pas être sensible à ses murs de calcaire local, à sa base aux formes arrondies et ses toitures étagées sous des charpentes de bois recouvertes d'ardoise.
Saint-Blaise mérite bien le détour. Ses trois nefs à trois pavés prolongées par une abside et deux absidioles gardent encore l'empreinte d'un décor en bande lombarde. Son chevet, orné d'une suite de petites arcades, rappelle le style du premier art roman méridional. Au pied de sa voûte en demi berceau, de ses arceaux, figez le temps.
Notre imagination vagabonde à la rencontre de ces bâtisseurs, de ces sculpteurs et tailleurs de pierre d'un autre temps.
Sources : Mairie de Verdun

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Devant cet autel, incliné,
Je parle à mes ancêtres tombés,
Moi qui suis de leurs lignées,
Je ne veux que les honorer.


Ayant reçu l'extrême onction,
Par mes aïeux, pour mon pardon,
Ils m'attendent tous au panthéon,
Je suis déjà sur son perron.
Frédéric Reszel


La chapelle de Joseph sur les hauteurs de La Bastide de Sérou : Ariège 


La chapelle de Joseph porte le nom de son constructeur et non du saint auquel elle est dédiée. L'édifice est ici façonné dans un monolithe. Il porte une plaque sur laquelle est écrite "En offrande à la vierge, un påtre, Joseph Peyras créa cette chapelle, 1825-1907"
Culte, recueillement ou miracle ?
Des doutes subsistent quant à l'origine précise de cette chapelle.
Plus qu'une véritable chapelle, le petit monument s'apparente davantage à un oratoire, lieu consacré à la prière ou appelant à prier pour invoquer la protection divine. Il peut également marquer la
présence d'un miracle, ou avoir été érigé en exvoto. La chapelle de Joseph est visiblement plus qu'un lieu de culte, c'est avant tout un lieu de remerciement et d'offrande avec l'espoir en retour de la protection sacrée.
Le caractère rural de cet oratoire apparaît évident. On suppose qu'il permettait également au paysan isolé de venir se recueillir pieusement, ou de s'adonner à une prière sans pour autant se rendre à l'église...
La randonnée de 6 km qui passe par cette petite chapelle serpente au milieu de magnifiques paysages vallonnés et boisés.

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Église Saint-Pierre d'Aston (Ariège)

NICOLAI GRESCHNY
1912-1985
Auteur des fresques d'Aston (1961)

Nicolai GRESCHNY naît en 1912 à Tallinn en Estonie, pays balte alors intégré dans l'empire russe.
Il a 10 ans quand sa famille, de confession orthodoxe, doit fuir les persécutions du régime communiste et se réfugier a Berlin. Quelques années plus tard, c'est la que Nicolai étudie les Beaux Arts.
En 1934, lorsque Hitler accède au pouvoir, le jeune homme doit quitter l'Allemagne, fuyant les persécutions nazies, cette fois. II s'installe à Vienne. A cette époque, il peint sa première fresque. Successivement, son exode le conduit en Tchécoslovaquie, à Rome, Riga, au Danemark, en Norvège, en Angleterre puis en Belgique ou il étudie la théologie.
Parvenu en France, il est arrêté et interné au camp d'Argelès sur Mer dans les Pyrénées Orientales. Il s'évade et se cache a Toulouse, chez les Jésuites, de 1940 à 1942. Dans cette ville, il passe sa licence de Théologie. Sous l'occupation, il se réfugie dans la Montagne Noire où, pour survivre, il peint l'intérieur de plusieurs églises.
Après la guerre, sa notoriété de peintre et d'iconographe lui permet de décorer 75 églises de Midi Pyrénées.
C'est ainsi qu'en 1961, il réalise les fresques de l'église d'Aston. L'artiste peint directement sur les murs (ailleurs sur les plafonds) selon la technique de la fresque "al fresco"* alors tombée en désuétude, en France. Dans le chœur de l'église, les personnages peints prennent les traits des enfants de chœur du village de cette époque, qui posent pour l'artiste. Les paysages representés s'inspirent de l'environnement local (Quié de Sinsat, églises d'Aston et de Larcat...)
Après cette période féconde en réalisations picturales (107 églises au total décorées en France selon l'iconographie byzantine), Nicolai Greschny se retire dans le hameau de la Maurinié, prés d'Albi. Jusqu'à la fin de sa vie, il y enseignera son art de la fresque et des icônes.
Il décède à la Maurinié en 1985.

Merci à Daniel pour la découverte de ce lieu. La clé peut être demandée à la mairie si la porte de l'église est fermée.

*La fresque est une technique particulière de peinture murale dont la réalisation s'opère sur un enduit appelé intonaco, avant qu'il ne soit sec. Le terme vient de l'italien affresco qui signifie "dans le frais".

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Nichée au creux d'un vallon du piémont pyrénéen, entre Foix et St Girons (Ariège), l'Abbaye de Combelongue offre le charme et le prestige d'un lieu chargé d'histoire. Fondée en 1138 par le Comte de Pallars, elle reçut en 1154 le roi Louis VII, en route vers St Jacques de Compostelle.
Cet édifice roman de style mudéjar, classé monument historique, est l'un des fleurons du patrimoine du Couserans. Du jardin médiéval au jardin à la française, son parc labellisé "jardin remarquable" propose une promenade à travers les âges. C'est aujourd'hui une demeure privée ouverte à la visite.
Le jardin s'ordonne sur un principe de perspectives et sur le thème d'une évocation des jardins à travers les âges : jardin médiéval tracé sur le plan du paradis terrestre, chambre de verdure Renaissance et sa sphère armillaire, grande nef de verdure, théâtre de verdure à l'italienne, verger et évocation contemporaine du jardin à la française : terrasse de buis, grande perspective et parterres ponctués de topiaires.
Les différentes perspectives du jardin ouvrent sur le domaine agricole de l'abbaye, constitué de pâturages paysagers à l'anglaise traversés de cours d'eau.
L'ensemble s'inscrit dans un site caractéristique d'implantation d'abbaye à l'époque romane : un fond de vallée entouré de collines correspondant au principe de "clôture" et qui bénéficie, encore aujourd'hui, de son ambiance d'origine.
Ce jardin a été créé en 1991 autour de l'abbaye romane à partir d'une grande nef de verdure centenaire, seul élément subsistant d'un précédent parc.
Merci à Jean-Luc Mirguet-Avenzi (propriétaire du site) pour son accueil, sa gentillesse et toutes les informations délivrées..

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Chapelle du Château des Milandes : Dordogne


La chapelle privée des Milandes est construite au début du XVIème siècle par François de Caumont, lui-même à l’origine de la construction du château.
Elle fut décorée de façon majestueuse. Son style gothique flamboyant d‘origine est visible sur certaines parties de l’édifice. La famille fait appel à de grands artistes italiens pour décorer plusieurs parties intérieures : la chapelle au nord, le transept et le chœur. Ses peintures sont d’une extrême finesse et dévoile de véritables trésors !
François de Caumont émet le souhait d’être inhumé dans sa chapelle des Milandes : nous savons aujourd’hui avec certitude qu’il s’agissait d’une chapelle funéraire ou "chapelle tombeau".
A la Révolution, le domaine des Milandes est vendu comme bien national. Deux familles de paysans se partagent le château. La chapelle devient alors un bâtiment agricole : elle est à la fois grenier à foin et étable.
A la fin du XIXème siècle, elle est partiellement sauvée par des paroissiens. Un plâtre recouvre l’ensemble des murs intérieurs et masque alors les incroyables peintures murales !
Charles Claverie, le nouveau propriétaire du château opère un vaste chantier de restauration du château et de ses jardins. Il fait installer une nouvelle cloche pour la chapelle baptisée Elisabeth.
En 1947, la chapelle retrouve sa fonction principale en accueillant le mariage de Joséphine Baker avec Jo Bouillon. Elle y baptisera même ses enfants d’origine catholique.
En 1956, l’administration opère une révision de la matrice cadastrale. Les numéros sont modifiés. C’est alors que l’administration commet une erreur monumentale (ou un oubli ?) : le numéro de la chapelle n’est attribué à personne ; en langage juridique, c’est un bien "sans maître", sans propriétaire. Malgré l’intervention de Joséphine auprès du Centre des Impôts de Sarlat (qui lui indique l’erreur), la chapelle reste sans propriétaire. En 1969 lorsque l’artiste quitte tristement son château lors de la vente aux enchères, la chapelle reste orpheline.
En 2016, Monsieur et Madame de Labarre rachètent la chapelle et les projets de restauration ne tarderont pas !
Plusieurs organismes vont être mis à contribution : une architecte du patrimoine (Julia Riché du Cabinet Oudin) et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) pour un permis de construire fastidieux, de nombreux conseils et une participation financière sous forme de subventions.
Sont alors découvertes plusieurs portes, deux cheminées, des peintures et une incroyable crypte en décembre 2017, la fameuse… qui renfermait les corps des bâtisseurs !
Novembre 2018, les travaux de maçonneries extérieures débutent. Des tonnes de pierre de taille arrivent au château. Certains morceaux pèsent plus de 800 kilogrammes.
Novembre 2019, les extérieurs sont terminés, la chapelle ressemble à une jeune mariée !
Les peintures murales espérées sont là et font apparaître un remarquable travail des artistes de la Renaissance !
En 2021, découverte d'un squelette complet inhumé devant la fondation de l'autel du XVIème siècle. Une paléo-artiste a reconstitué son visage à partir de ses ossements, un travail époustouflant !
Découverte par hasard, la sépulture n’avait jamais été perturbée. Après étude, il a été établi qu’il s’agissait d’une femme.
On l’appelle "Dame du chevet ", le chevet étant l’extrémité du chœur dans une église, là où elle a été retrouvée.
C’est en 2021 et 2022 que la restauratrice, aidée d’une collègue elle-même Italienne, a pu entreprendre la restauration des peintures. Ce travail de conservation et de mise en valeur aura  duré plus de 8 mois.
2023 sera l’année de son ouverture. Les vitraux seront installés avant la fin de l’année 2024 !
Sources : Site du Château des Milandes

Gilles LUCIANI (Auteur Photographe)

Expositions

Expo Galerie Haut Brion à Pessac en 2016

Maison des Arts à Gujan-Mestras en Août 2017

Cabane Cap Noroit, Port de Larros à Gujan-Mestras octobre 2017 à mai 2018

Vinimarché St-Genès,  à Bordeaux juin/juillet 2018

Maison des Arts à Gujan-Mestras  août 2018

Caves Briaud à Bordeaux, septembre 2018

La Conserverie à Bordeaux, décembre 2018 et janvier 2019

Le GascoPub à Pessac, avril, mai et juin 2019

Maison des Arts à Gujan-Mestras du 20 au 26 août 2019

Comptoir d'Indochine à Bordeaux du 1er septembre au 15 octobre 2019

Cabane 248 Port de Larros à Gujan-Mestras les 17 et 18 octobre 2020

Le Café de l'Horloge à Talence du 6 mars 2020 à fin septembre 2021

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 22 octobre au 6 novembre 2022

Expo-Vente de Créations : 26 et 27 novembre 2022 Salle de France, 39 rue A. France à Pessac (33)

Reflets : Le Café de l'Horloge à Talence du 6 avril 2023 au 7 juin 2023

Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 16 et 17 juin 2023 de 9 h à 17 h

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 21 octobre au 5 novembre 2023

Portes Ouvertes : Vignobles Martinho au Château Martinens à Margaux le 15 juin 2024 de 9 h à 17 h

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 7 au 21 juillet 2024

Atelier Galerie "La Muse Art Règne" 10 Grand'Rue de l'Horloge à Cordes sur Ciel (Tarn) du 18 oct au 2 nov 2025

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